INTERVIEW - Le président de la commission des Finances de l'Assemblée juge « totalement insuffisants » les gestes de l'exécutif. Il estime que « la colère a le droit de s'exprimer quand un gouvernement fait autant d'erreurs »

LES ECHOS: - Les gestes d'« apaisement » annoncés par Edouard Philippe sont-ils à la hauteur ?

ERIC WOERTH: - Ils sont totalement insuffisants. Un moratoire , cela veut simplement dire retarder l'augmentation des taxes. Et lancer des débats en région sous la houlette des préfets pourrait faire sourire si le sujet n'était pas aussi grave. Je n'attends rien de tout cela. Il faut que le gouvernement change de politique, abandonne les mesures injustes et construise une politique solide.

Il passe son temps à dire qu'il corrige trente ans d'immobilisme, mais la vérité, c'est qu'il est contraint de réparer les dégâts qu'il a lui-même provoqués. Le désordre d'aujourd'hui, ce sont les fruits de dix-huit mois d'erreurs de ce gouvernement et ce n'est pas autre chose.

Il est donc légitime que les « gilets jaunes » continuent de descendre dans la rue...

Moi, je n'appelle jamais les gens à descendre dans la rue. Je condamne tout débordement et toute violence. Mais la colère, elle est là et ce n'est pas comme cela que le gouvernement va l'éteindre. Elle a le droit de s'exprimer quand un gouvernement fait autant d'erreurs...

Lire la suite de l'article sur Les Echos.fr

TRIBUNE - De nombreux dirigeants occidentaux s'opposent au «pacte sur les migrations» de l'ONU, qu'ils jugent à bon droit très dangereux. Pourquoi le président français s'obstine-t-il à l'approuver ?, s'alarme le député des Alpes-Maritimes.

Les 10 et 11 décembre prochain à Marrakech, les États membres des Nations unies seront invités à signer le «pacte mondial pour des migrations sûres, ordonnées et régulières». Ce texte prétend apporter une réponse globale au phénomène migratoire, qui devrait être en forte augmentation dansles prochaines décennies. Mais derrière son apparente bienveillance, le «pacte» est animé par une idéologie dangereuse qui réduit les États à de simples gestionnaires de flux forcés. L'immigration de masse ne serait plus un phénomène à gérer au mieux de l'intérêt des nations, mais une fatalité à laquelle chacun aurait obligation à se soumettre.

Le parti pris idéologique apparaît dès le préambule. Il affirme en effet que les États signataires «reconnaissent qu'à l'heure de la mondialisation les migrations sont facteurs de prospérité, d'innovation et de développement durable». L'immigration n'est ...

Lire la suite de l'article sur Le Figaro

Pour l’ancien rapporteur du budget, « toute hausse d’impôt est désormais à proscrire ».

Le député du Val-de-Marne, ancien rapporteur du budget et ancien président de la commission des finances, dénonce le vote d’une trajectoire pluriannuelle de la taxe carbone.

L'Opinion: - Etes-vous surpris par le mouvement des gilets jaunes ?

Gillez Carrez: - J’ai été surpris par son ampleur, pas sur le fond. Les raisons du malaise sont profondes. Les Français ont le sentiment d’être écrasés d’impôts, sans en voir la contrepartie. Depuis plusieurs années, le pays est en situation d’overdose fiscale. Le problème, c’est que le gouvernement n’en a pas pris la mesure.

L’avez-vous alerté ?

J’ai averti l’année dernière que déplacer 22,5 milliards d’euros d’impôt, comme l’a fait l’exécutif avec la CSG, provoquerait des effets de bord importants, bien au-delà des seuls retraités. J’ai aussi prévenu que faire une contrepartie en deux temps sur les baisses de charges était une erreur, car les Français ne seraient sensibles qu’à la hausse de la CSG et pas aux baisses de charges...

Lire la suite de l'article sur L'Opinion

TRIBUNE - Le mouvement Oser la France fondé par le député Julien Aubert, appuyé par une quarantaine d'élus, signe dans le JDD un "plaidoyer pour la commune". C'est "l'un des plus beaux enfants de la Révolution française", le "premier échelon de la démocratie" et l'"ADN de la France", écrivent ses auteurs, qui mettent en garde contre son effacement.

C'est le SOS d'une collectivité en détresse : la commune française. Dans une tribune publiée dans le JDD, le mouvement Oser la France lancé par le député Julien Aubert livre un plaidoyer pour "sauver" la commune française, au nombre de 36.000 sur le territoire national. Ce texte, co-signé par une quarantaine d'autres élus - maires, conseillers locaux, parlementaires -, s'alarme contre "une élite nationale" qui n'aime plus ce qui est, aux yeux de ses auteurs, "le premier échelon de la démocratie" et l'ADN même de la France. Une collectivité qui perd progressivement ses compétences, notamment au profit de l'intercommunalité...

Lire la suite de l'article sur Le JDD

Le président du groupe à l’Assemblée estime que l’exécutif méprise le Parlement.

Alors que l’Assemblée examine le projet de loi de finances rectificatif, Christian Jacob s’insurge contre les conditions de travail imposées, par le gouvernement, aux députés.

Le Parisien: Mercredi dernier, votre groupe a claqué la porte de la commission des Finances. Pourquoi ?

CHRISTIAN JACOB: -Parce que le ministre en charge du Budget a estimé qu’il avait autre chose à faire que de venir devant la Commission des finances de l’Assemblée pour présenter son budget rectificatif 2018, ce qui semble être le minimum pour un ministre digne de ce nom. Et par ailleurs, les députés ont eu moins de 24 heures pour étudier le texte.

C’était exceptionnel, non ?

Sur le projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS), le budget le plus important de la nation avec 500 milliards d’euros, la commission ad hoc ne l’a reçu que deux heures avant que ne débute son examen ! Nous n’avons donc ni le temps ni les moyens d’étudier les textes. Depuis qu’Emmanuel Macron est à l’Elysée, nous vivons une dérive inquiétante des institutions.

A quoi pensez-vous précisément ?

Au limogeage à l’été 2017 du général de Villiers, à qui l’on reproche d’avoir répondu avec franchise aux députés de la Commission de la Défense, à l’affaire Benalla, les parlementaires ont dû attendre quatre jours avant que le Premier ministre ne daigne venir répondre à leurs questions...

Lire la suite de l'article sur Le Parisien

Le député du Vaucluse et président d’Oser la France estime que « la hausse des prix du carburant fracture davantage l’égalité entre les citoyens pour lesquels la voiture est indispensable et ceux qui ne payent qu’une part infime du coût réel des transports collectifs »
 
Depuis la polémique sur les 80 km/h, cette crise du carburant est la goutte d’essence qui a fait déborder le réservoir. Pour la première fois, l’argument de la sécurité n’imprime plus dans l’opinion. Chacun n’y voit désormais qu’un fallacieux prétexte pour remplir le tiroir-caisse et le nombre de morts sur les routes vient malheureusement valider cette intuition. C’est parce que le budget est dans le rouge que la fiscalité est aussi verte !

L’an dernier, l’essence avait déjà subi une taxation de 182 % et de 157 % pour le diesel, selon le calcul de l’Automobile Club Association, ce qui aboutit à 36 milliards d’euros de taxe pour la France qui roule. L’objectif du gouvernement est à peine dissimulé : « rééduquer fiscalement » le comportement des Français en les « délivrant du fossile », comme le faisait déjà le gouvernement Ayrault. L’outil amiral de cette rééducation est la « trajectoire carbone », une taxation qui nourrit l’inflation de la Taxe Intérieure de Consommation sur les Produits Energétiques (TICPE)....

 

Lire la suite de l'article sur L'Opinion

Conférence de presse de Christian Jacob - 02102018
Conférence de presse de Christian Jacob - 02102018

L'Agenda

agenda-parlementaire-accueil

logo-LR-AN-int