ENTRETIEN. Le député Les Républicains et fidèle de Laurent Wauquiez réagit à la publication par « Le Point » d'une nouvelle vidéo du « mur des cons ».

Le Point : Que pensez-vous de cette vidéo que nous révélons où l'on entend la présidente du Syndicat de la magistrature (SM) commenter le « mur des cons » aux côtés de Clément Weill-Raynal, alors qu'elle avait affirmé ne pas avoir vu le journaliste de France 3 près du mur ?

Éric Ciotti : Cette vidéo est doublement choquante. D'abord, elle rappelle la force de cette provocation honteuse et scandaleuse. Ensuite, elle traduit le mensonge d'un magistrat. Cette affaire a jeté durablement l'opprobre sur la justice française du fait de la dérive politique et extrémiste d'une toute petite partie de magistrats.

Le Point : Qu'attendez-vous du procès qui doit se tenir en décembre ?

Éric Ciotti : Je ne fais pas l'amalgame entre ceux qui méritent une sanction et tous les magistrats. Mais ce « mur des cons », malheureusement, a été la source d'une grande défiance à l'égard de la justice. Quand on voit la dérive que sous-tend ce comportement, on ne peut être que choqué. Madame Taubira a tout fait, pendant des années, pour protéger le Syndicat de la magistrature et le protéger de toute sanction (elle avait saisi le Conseil supérieur de la magistrature, qui s'était déclaré incompétent, NDLR). J'espère, le procès arrivant, que l'honneur de la magistrature va être lavé...

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INTERVIEW. Le député du Lot, auteur d'une proposition de loi sur le handicap à l'école, veut que la droite réinvestisse le terrain social.

Il a 32 ans, a gagné en 2017 son siège de député LR face à un candidat macroniste sur une terre de gauche (le Lot), et il veut réveiller la fibre sociale de la droite. Aurélien Pradié a profité d'une niche parlementaire réservée au groupe LR pour convaincre son président, Christian Jacob, de déposer une proposition de loi à visée sociale, relative à « l'inclusion des élèves en situation de handicap ». Elle contient une quinzaine de propositions pour améliorer la condition des enfants handicapés à l'école, comme l'octroi du statut de fonctionnaire aux 80 000 agents de vie scolaire (AVS) qui les accompagnent, souvent sans moyens ni reconnaissance. Cette proposition de loi devrait être débattue la semaine prochaine en séance. Aurélien Pradié, « fidèle mais pas obligé » de Laurent Wauquiez, s'en explique.

Le Point : La droite qui s'intéresse au handicap et à la pauvreté, c'est assez nouveau. Vous voulez empiéter sur les terres de la gauche ?
Aurélien Pradié :
La droite a quelque chose à dire aussi sur les sujets sociaux. Il y a une légitimité historique, une filiation qui va du général de Gaulle à Jacques Chirac, en passant par Georges Pompidou. La droite ne s'est pas positionnée sur les thèmes sociaux depuis quelque temps, elle se concentre trop sur la sécurité et l'immigration. Or, le social, c'est l'ADN de la droite.

Pourquoi a-t-elle abandonné ce thème ?
Depuis François Fillon, le dogme de la droite, c'est la réduction des déficits. On en vient à ne plus s'intéresser à la question de la pauvreté, notamment. De la même manière que les communistes, je veux reposer la question de savoir ce qu'on fait de notre société. Qu'on arrête de nous fatiguer avec la règle des 3 % de déficit ou avec la politique des coups de rabot !...

 

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L’Aquarius doit-il continuer sa mission ? Le point de vue de Pierre-Henri Dumont, député  du Pas-de-Calais.

Pierre-Henri Dumont: - Je n’ai pas à dire si une ONG doit poursuivre ou pas ses activités. Chacune poursuit des buts qui lui sont propres. Pour certaines, ces buts sont politiques, comme j’ai pu le constater avec certaines ONG anarchistes dans le Calaisis.Dans le cas de l’Aquarius, je ne dirais pas ça. Mais il faut trouver un équilibre entre le droit des associations de faire un travail humanitaire et le droit des États de faire respecter leurs règles.Or on sait très bien que les ONG sont utilisées par les passeurs pour développer leur business...

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INTERVIEW - Le député de l'Yonne et secrétaire général délégué du parti dénonce la vacuité qui règne selon lui depuis des mois à la tête du ministère de l'Intérieur, révélateur des écueils du «macronisme».

LE FIGARO. - Que vous inspire la démission de Gérard Collomb?

Guillaume LARRIVÉ. - On assiste à une hécatombe des ministres d'État. Après la démission dépressive de M. Hulot, la désertion compulsive de M. Collomb démontre que le système Macron s'effrite. En vérité, cela fait 16 mois qu'il n'y avait plus de patron Place Beauvau. Depuis qu'il est président de la République, Emmanuel Macron n'a pas nommé un vrai ministre à l'Intérieur. Ce curieux M. Collomb n'était qu'un intérimaire, aussi madré qu'inapte à assumer la charge de la sécurité nationale.

Que dit ce départ de l'exercice du pouvoir par Emmanuel Macron?

Face à l'affaire Collomb, la légèreté d'Emmanuel Macron ferait presque passer pour un modèle de professionnalisme la façon dont François Hollande avait géré l'affaire Leonarda. Le voile du pseudo «nouveau monde» s'est déchiré. Le pouvoir macronien reproduit, en réalité, le pire des anciens mondes politiciens: les excellences ministérielles oublient l'intérêt de l'État et privilégient leurs ...

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TRIBUNE - L'administration ne peut pas dire toute la vérité sur les sujets qui conditionnent l'avenir. Seul le Parlement en a la possibilité, explique François Cornut-Gentille, député de la Haute-Marne.

Suspendue au milieu de l'été, la réforme institutionnelle demeure, selon le premier ministre, une priorité et doit, à ce titre, de nouveau être soumise à l'Assemblée cet hiver. Les difficultés rencontrées aujourd'hui par le président et le gouvernement devraient les inciter à se poser une seule question: est-elle le bon outil pour améliorer l'action des gouvernements?Il est permis d'en douter. Une étude de ses objectifs et dispositifs montre qu'elle est le produit d'une tentation technocratique, forme particulière que revêt le populisme des élites.

La révision de la Constitution prétend permettre une meilleure efficacité des pouvoirs publics. Prenons l'exemple de l'action de l'État en Seine-Saint-Denis. Je l'ai démontré dans un récent rapport parlementaire: le bilan est accablant. Face au constat d'impuissance publique sur ce sujet comme sur d'autres, le président et sa majorité dénoncent l'inefficacité supposée du Parlement. Mais si un élève de Seine-Saint-Denis perd sur sa scolarité plus d'une ...

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TRIBUNE - Pour le député LR, la bataille binaire entre le camp du « progrès » et celui de la « régression » que voudrait installer le président de la République est une fausse alternative.

L'européisme d'Emmanuel Macron relève de la pensée magique. Sa feuille de route est un concentré chimiquement pur de la doxa dominante à Bruxelles depuis les années 1980. C'est pourquoi il plaide pour une poursuite de l'élargissement de l'UE aux Balkans et de l'espace Schengen à la Roumanie et à la Bulgarie, l'instauration d'un budget de la zone euro alimenté par un impôt européen, la formation de diverses agences et autres bidules intégrés, l'affirmation des juges supranationaux, la création d'un mécanisme automatique d'accueil et de répartition des migrants, et même la disparition du siège permanent français au sein d'une Commission européenne reconfigurée.

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Conférence de presse de Christian Jacob - 02102018
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