TRIBUNE. Le rapport de la commission d'enquête sur la sécurité et la sûreté nucléaires a été remis ce jeudi. Le député  Julien Aubert dénonce un rapport biaisé.

L'accouchement a été complexe. Au moment de décider de publier le rapport sur la sécurisation des centrales nucléaires, les échanges ont été nourris concernant un rapport à charge, déséquilibré, alourdi d'erreurs factuelles et largement construit sur une conclusion qui a servi de postulat : le nucléaire est dangereux, donc il est très risqué. Cette confusion entre le danger et le risque a permis de passer très légèrement sur le fond du rapport – les normes de sûreté et de sécurité sont-elles suffisantes pour minimiser le risque ? – pour sauter à la conclusion : tous les doutes sont permis.

Barbara Pompili, ancienne membre du parti EELV, présidente de la commission du Développement durable, avait initié cette demande de rapport, obtenant d'en tenir la plume. Depuis le départ, on pouvait craindre le pire, vu ses convictions sur cette industrie. Le parti Les Républicains, qui craignait que la commission ne tourne au procès de la filière, avait invoqué – en vain – le règlement de l'Assemblée qui interdit d'enquêter sur des affaires judiciaires en cours, puis m'avait proposé comme président de la commission, puisque le poste devait être dévolu à un membre de l'opposition. Visiblement, Les Republicains, premier parti d'opposition, ne furent pas jugés en mesure de prétendre à ce poste, qui présentait, il est vrai, l'inconvénient d'offrir un droit de regard sur le travail du rapporteur. Peut-être aurait-on réussi à fournir une étude plus équilibrée...

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Conférence de presse de Christian Jacob - 02102018
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