INTERVIEW - Le président de la commission des Finances de l'Assemblée juge « totalement insuffisants » les gestes de l'exécutif. Il estime que « la colère a le droit de s'exprimer quand un gouvernement fait autant d'erreurs »

LES ECHOS: - Les gestes d'« apaisement » annoncés par Edouard Philippe sont-ils à la hauteur ?

ERIC WOERTH: - Ils sont totalement insuffisants. Un moratoire , cela veut simplement dire retarder l'augmentation des taxes. Et lancer des débats en région sous la houlette des préfets pourrait faire sourire si le sujet n'était pas aussi grave. Je n'attends rien de tout cela. Il faut que le gouvernement change de politique, abandonne les mesures injustes et construise une politique solide.

Il passe son temps à dire qu'il corrige trente ans d'immobilisme, mais la vérité, c'est qu'il est contraint de réparer les dégâts qu'il a lui-même provoqués. Le désordre d'aujourd'hui, ce sont les fruits de dix-huit mois d'erreurs de ce gouvernement et ce n'est pas autre chose.

Il est donc légitime que les « gilets jaunes » continuent de descendre dans la rue...

Moi, je n'appelle jamais les gens à descendre dans la rue. Je condamne tout débordement et toute violence. Mais la colère, elle est là et ce n'est pas comme cela que le gouvernement va l'éteindre. Elle a le droit de s'exprimer quand un gouvernement fait autant d'erreurs...

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Conférence de presse de Christian Jacob - 02102018
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