Le député du Vaucluse, président d’Oser la France, dénonce le manque de rationalité économique d’un tel choix, qui poserait également des problèmes de 

En attendant la publication prochaine du projet de Programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE), la privatisation de la gestion des barrages hydroélectriques figure dans les priorités de l’actuel gouvernement qui vient d’ouvrir discrètement une négociation à ce sujet avec Bruxelles. Au plan idéologique, le Président Macron ne fait que tracer le sillon qui est le sien : la mise en concurrence des gros barrages hydroélectriques dont EDF est actuellement le principal concessionnaire (433 barrages) fait suite à l’introduction de la concurrence dans le transport ferroviaire ou aux dispositions visant à déréguler les professions règlementées.

La mise en concurrence libre et non faussée coule dans les veines de Bruxelles comme le sang dans celles des hommes. Néanmoins, lorsqu’on en vient à toucher à un secteur stratégique qui produit 12% du mix électrique, génère 1,5 milliards d’euros de recettes publiques et emploie 30 000 personnes, un tel choix ne peut se justifier que par la seule injonction bruxelloise, sauf à considérer que nous n’avons plus la maîtrise de notre souveraineté énergétique. A tout le moins, on est en droit d’attendre que ce choix, dans un grand pays comme la France, procède d’un calcul économique rationnel. On notera au passage que les pays d’origine de ces concurrents étrangers n’ont pas la même obligation d’ouverture à la concurrence car ils ne disposent pas d’un régime concessif...

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Conférence de presse de Christian Jacob - Mardi 7 mai 2019
Conférence de presse de Christian Jacob - Mardi 7 mai 2019

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