INTERVIEW - Pour le président de la commission des finances de l’Assemblée nationale, la priorité est de baisser les dépenses de l’État et de réformer le modèle social.

LE FIGARO. - Le gouvernement a annoncé une nouvelle taxe sur le transport aérien. Qu’est-ce que cela vous inspire?

Éric WOERTH. - Cette nouvelle écotaxe est arrivée de manière curieuse, à l’issue d’un Conseil de défense écologique. Je ne sais pas si elle sera inscrite en loi de finances. Sur le fond, je ne comprends pas qu’on augmente encore les impôts du secteur aérien, déjà surtaxé. Sur le prix d’un billet d’avion il y a plus de 50 % de taxes, contre 30 % ailleurs en Europe. L’ensemble des taxes de l’aérien - plus de 20!  - a rapporté 4,8 milliards d’euros en 2017. Cette nouvelle taxe va affecter la compétitivité des compagnies car, vu la concurrence féroce du secteur, elles ne pourront pas la répercuter sur les prix des billets.

N’approuvez-vous pas l’objectif de financer des transports plus écologiques?
Il est absurde que l’aérien, surtaxé, se retrouve à financer le ferroviaire, très subventionné. Cet épisode est typique de la méthode du gouvernement: il prend de grands engagements ...

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Conférence de presse de Christian Jacob du mardi 15 octobre 2019
Conférence de presse de Christian Jacob du mardi 15 octobre 2019

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