Pour le député Gilles Carrez, les renoncements de Macron pourraient rendre la « situation financière préoccupante ».

Le député membre de la commission des finances, salue des réformes de structure mais s’inquiète du manque de maîtrise de la dépense à court terme.

Le Monde: - Economies plus modestes que prévues sur les niches fiscales, suppressions de postes revues à la baisse dans la fonction publique, hausse des dépenses de l’Etat en 2020, le gouvernement est-il en train de s’écarter de la discipline budgétaire ?

Gilles Carrez: - En 2017, les ambitions de maîtrise de la dépense étaient déjà limitées. Aujourd’hui, ces ambitions sont réduites à néant, qu’il s’agisse des effectifs de la fonction publique ou des prestations sociales, à l’exception de l’APL [aide personnalisée au logement]. Le gouvernement fait le pari que l’augmentation des dépenses sera gagée par la baisse des taux d’intérêt, source d’une économie prévue par exemple à 4 milliards d’euros en 2020. Ce pari des taux bas jusqu’à a fin du quinquennat peut être gagné.

Le projet de loi sur l’assurance chômage et la réforme du système des retraites présentée la semaine dernière peuvent-elles améliorer durablement l’équilibre budgétaire ?

Si elle est votée en l’état, la réforme des retraites proposée par Jean-Paul Delevoye constitue une véritable réforme de structure. Après la crise des « gilets jaunes »,  le gouvernement peut vouloir éviter les sujets à ses yeux non fondamentaux pour les finances publiques mais politiquement nocifs. Et se concentrer sur quelques réformes structurelles : après les ordonnances travail et la SNCF, la réforme de l’assurance chômage qui, si elle est adoptée, peut rapidement dégager plusieurs milliards d’euros. Celle des retraites n’aura d’effet financier qu’à partir de 2025...

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Conférence de presse de Christian Jacob - Immigration
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