INTERVIEW - Député de l’Oise, Éric Woerth est président de la commission des Finances de l’Assemblée. Ministre du Travail sous Nicolas Sarkozy, il a conduit en 2010 la dernière grande réforme des retraites, qui s’est notamment traduite par le relèvement (sur une période de sept années) de 60 à 62 ans de l’âge légal de départ.

LE FIGARO. - Emmanuel Macron a marqué la semaine dernière sa préférence pour une hausse de la durée de cotisation plutôt que de fixer un âge pivot. Pourquoi pensez-vous que c’est une erreur?

Éric WOERTH. - Le sujet des retraites revêt une dimension humaine considérable: le rapport de chacun avec son histoire, l’ouverture d’une nouvelle page de vie. Dans un système par répartition, la notion d’âge est centrale. Les actifs, de moins en moins nombreux par rapport aux retraités, ne peuvent pas exagérément supporter la charge financière des retraites de leurs parents et grands-parents. C’est une question de justice entre les générations. Le président donne l’impression de vouloir nier ce qui est une réalité. Difficile de bien réformer quand on cherche à mettre sous le tapis les vrais problèmes.

L’âge pivot de 64 ans était déjà une solution dégradée par rapport au recul de l’âge et vouloir le remplacer par une augmentation de la durée de cotisation est une lourde erreur. C’est injuste, inefficace et cela ...

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Conférence de presse de Christian Jacob - Mardi 11 juin 2019
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