Président de la commission des Finances de l'Assemblée, ancien ministre du Budget, Eric Woerth critique le « revirement » d'Emmanuel Macron, qui « passe d'un coup d'une politique de l'offre clairement assumée à une politique de la demande qui l'est moins ». « On ouvre les vannes et on dépense l'argent qu'on n'a pas », s'inquiète-t-il. Pour lui, le « ballon d'oxygène » des taux d'intérêt bas devrait être « exclusivement consacré à la réduction de la dépense publique et à l'investissement ».

Les Echos: - Gérald Darmanin vante un « budget de pouvoir d'achat ». Est-ce que le compte y est ?

Eric Woerth: - Mais où est passé le Darmanin des débuts du quinquennat, celui qui n'avait pas de mot assez fort pour célébrer le « sérieux budgétaire » du gouvernement ? Quel revirement ! En trois budgets, on passe d'un coup d'une politique de l'offre clairement assumée à une politique de la demande qui l'est moins…L'acte II du quinquennat, c'est l'acte de décès de la priorité donnée aux finances publiques. Parler de « budget de pouvoir d'achat », c'est une façon positive de présenter un budget de dépenses publiques, de renoncement, construit sur les sables mouvants de la dette et de la croissance. C'est du court-termisme et c'est inquiétant : la France dépense plus que ce qu'elle gagne et investit peu. Il y a certes eu une crise sociale à laquelle l'exécutif ne pouvait rester sans réponse, mais des crises, il y en aura d'autres…

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Conférence de presse de Christian Jacob - Immigration
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