Le président du groupe à l’Assemblée estime que l’exécutif méprise le Parlement.

Alors que l’Assemblée examine le projet de loi de finances rectificatif, Christian Jacob s’insurge contre les conditions de travail imposées, par le gouvernement, aux députés.

Le Parisien: Mercredi dernier, votre groupe a claqué la porte de la commission des Finances. Pourquoi ?

CHRISTIAN JACOB: -Parce que le ministre en charge du Budget a estimé qu’il avait autre chose à faire que de venir devant la Commission des finances de l’Assemblée pour présenter son budget rectificatif 2018, ce qui semble être le minimum pour un ministre digne de ce nom. Et par ailleurs, les députés ont eu moins de 24 heures pour étudier le texte.

C’était exceptionnel, non ?

Sur le projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS), le budget le plus important de la nation avec 500 milliards d’euros, la commission ad hoc ne l’a reçu que deux heures avant que ne débute son examen ! Nous n’avons donc ni le temps ni les moyens d’étudier les textes. Depuis qu’Emmanuel Macron est à l’Elysée, nous vivons une dérive inquiétante des institutions.

A quoi pensez-vous précisément ?

Au limogeage à l’été 2017 du général de Villiers, à qui l’on reproche d’avoir répondu avec franchise aux députés de la Commission de la Défense, à l’affaire Benalla, les parlementaires ont dû attendre quatre jours avant que le Premier ministre ne daigne venir répondre à leurs questions...

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Le député du Vaucluse et président d’Oser la France estime que « la hausse des prix du carburant fracture davantage l’égalité entre les citoyens pour lesquels la voiture est indispensable et ceux qui ne payent qu’une part infime du coût réel des transports collectifs »
 
Depuis la polémique sur les 80 km/h, cette crise du carburant est la goutte d’essence qui a fait déborder le réservoir. Pour la première fois, l’argument de la sécurité n’imprime plus dans l’opinion. Chacun n’y voit désormais qu’un fallacieux prétexte pour remplir le tiroir-caisse et le nombre de morts sur les routes vient malheureusement valider cette intuition. C’est parce que le budget est dans le rouge que la fiscalité est aussi verte !

L’an dernier, l’essence avait déjà subi une taxation de 182 % et de 157 % pour le diesel, selon le calcul de l’Automobile Club Association, ce qui aboutit à 36 milliards d’euros de taxe pour la France qui roule. L’objectif du gouvernement est à peine dissimulé : « rééduquer fiscalement » le comportement des Français en les « délivrant du fossile », comme le faisait déjà le gouvernement Ayrault. L’outil amiral de cette rééducation est la « trajectoire carbone », une taxation qui nourrit l’inflation de la Taxe Intérieure de Consommation sur les Produits Energétiques (TICPE)....

 

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INTERVIEW - Le député d'Eure-et-Loir a présidé cette année la commission d'enquête parlementaire sur la protection des fleurons industriels français. Il dénonce la vulnérabilité de nos entreprises.

LE FIGARO. - En matière de guerre économique, la France est-elle suffisamment armée?

Olivier MARLEIX. - Clairement non. Sur l'intelligence économique, la France est trop naïve. Un exemple: dans l'affaire Alstom - société qui soutient notamment notre capacité à vendre des centrales atomiques et à entretenir nos 58 réacteurs nucléaires -, l'entreprise a commencé à être sous les feux de la justice américaine dès 2010 et personne chez nous ne le savait. Un vice-président d'Alstom a été arrêté aux États-Unis pour des soupçons de corruption et personne dans l'Hexagone n'y a prêté attention. Ni le ministre de l'Économie d'alors ni son responsable de l'intelligence économique n'étaient au courant. Or cette affaire s'est terminée par une amende de 800 millions de dollars pour une entreprise dotée de 1,2 milliard de trésorerie. La sanction compromettait sa subsistance même. Paris n'avait vu venir aucun des signaux faibles de cette offensive contre l'une des principales ...

 

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Dans une interview accordée à La Tribune, le député républicain François Cornut-Gentille estime que la confiance qui avait été regagnée à travers la prochaine loi de programmation militaire (LPM), est à nouveau entamée. Le député a par ailleurs déposé un amendement à l'Assemblée nationale, qui sera débattu lundi, visant à annuler les ouvertures et annulations de crédits au sein de la mission "Défense", afin que le gouvernement revienne au cadre fixé par la LPM, à savoir le financement interministériel des surcoûts des opérations extérieures et des missions 

La Tibune: - Que pensez-vous de la décision du gouvernement de faire participer le ministère des Armées à une nouvelle tranche de financement des opérations extérieures (OPEX) ?

FCG: - C'est une ponction de 800 millions d'euros quasiment. Le gouvernement annule plus de 400 millions de crédits budgétaires, qui correspondent à une partie de la réserve de précaution, puis demande de financer le surcoût au-delà des provisions initiales de 750 millions d'euros. D'une part, la réserve de précaution permet au ministère de payer les factures en fin d'année. Ce qui veut dire d'autre part que le report de charge va exploser. Il était déjà plus que limite, il sera au-delà de la limite. Aujourd'hui, on ne sait pas encore quel sera le niveau de report de charge et à quelle hauteur sera ponctionné le programme 146 à la fin de l'année. Mais on va arriver à des sommes importantes. On en saura plus au moment de la loi de règlement....

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ENTRETIEN - Dans son nouvel essai Le coup d'État Macron, le Prince contre la nation, le député dresse un réquisitoire contre les méthodes de gouvernement de l'hôte de l'Élysée.

LE FIGARO.- Vous décrivez dans votre livre le macronisme comme un «nouvel absolutisme». À l'heure des Poutine, Erdogan et Bolsonaro, n'exagérez-vous pas en décrivant le pouvoir macroniste comme autoritaire?

Guillaume LARRIVÉ. - Comparer Macron à un autre président, parmi ses prédécesseurs immédiats ou les chefs d'État contemporains, n'est pas le plus éclairant. Le problème est d'une autre nature, bien plus grave: Emmanuel Macron se rêve en empereur-philosophe, à la manière d'un Marc-Aurèle, mais il se comporte plutôt comme Romulus Augustule, le dernier des Césars, un adolescent incapable d'assumer la plus haute charge publique lorsque l'Histoire redevient tragique et que les Barbares frappent à nos portes. Car la singularité du macronisme au pouvoir, dans la France de 2018, est celle d'un paradoxe destructeur pour notre pays: le faux fort est un vrai faible. Sous l'apparence du pouvoir absolu, la réalité macronienne est celle de l'impuissance de l'État. ...

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« Le raz de marée #pasdevague signe un réel problème de gestion, d’aide et d’écoute, voire d’indifférence de la hiérarchie de l’Education nationale vis-à-vis des problèmes professionnels réels »

Occurrence d’événements ? C’est au moment où on parle d’évaluation pour l’école que se répand au grand jour, après une menace d’élève envers un professeur, le mal-être des enseignants. Cet incident a surtout mis en évidence l’incapacité institutionnelle à apporter des réponses à ce malaise. L’approche sécuritaire et administrative annoncée est certainement nécessaire-encore que — mais mal adaptée aux besoins des établissements. Puisque le ministre se targue de mettre en avant la science, qu’il lise donc la bibliographie relative à l’importance de la qualité de vie en établissement scolaire comme facteur de réussite pour les élèves et de bien être pour les enseignants.

On ne saurait d’ailleurs trop lui conseiller de lire le rapport du CNESCO (1) sur la qualité de vie à l’école paru en 2017. Ce rapport est celui dont on rêve quand on se préoccupe d’enseignement : clair, argumenté avec une bibliographie internationale riche et récente, bref une aide à la décision qui devrait hanter la table de chevet, voire de travail du ministre. On peut y lire, et donc on ne peut plus dire qu’on ne savait pas, à quel point la qualité de vie à l’école est en lien direct avec l’environnement, la santé, le travail, l’estime de soi de chacun, en intégrant tous les domaines de la vie...

 

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(4/4) Conférence de presse de Christian Jacob - 19032019
(4/4) Conférence de presse de Christian Jacob - 19032019

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