Député de l’Ain, Xavier Breton était, jeudi 24 janvier, l’invité de l’émission « Face aux chrétiens » animée par Bernard Gorce et coproduite par KTO. Il répondait aux questions de Romain Mazenod (RCF), Alain Baron (Radio Notre-Dame) et Laurent de Boissieu (La Croix).

La Croix:D’où vient la crise politique ?

Xavier Breton : Emmanuel Macron a mis le feu avec son attitude méprisante. Comment a-t-il pu qualifier des citoyens de « gens qui ne sont rien » ou les Français de « Gaulois réfractaires (au changement) » ? Le tas de bois était constitué depuis plusieurs années, voire décennies, mais c’est bien lui qui a allumé le feu. Il organise un grand débat comme un pompier pyromane. La révision constitutionnelle est typique de l’administration centrale qui ne fait aucune réforme pour elle. Ce qui ne fonctionne pas, ce n’est pas le Parlement, c’est l’exécutif, son improvisation et le poids de la technocratie.

Que pensez-vous du référendum d’initiative citoyenne ?

X. B. : Il faut dédramatiser le référendum, en organiser à intervalles réguliers, avec plusieurs questions. Pourquoi le peuple ne serait-il pas capable de se prononcer sur tout sujet ?...

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FIGAROVOX/TRIBUNE - Déposséder la région Île-de-France de sa compétence en matière de transports au profit de la métropole du Grand Paris aggraverait le sentiment d'injustice éprouvé par les Franciliens de la grande couronne, s'alarment les signataires.

Paris est une cible. Il suffit de dialoguer quelques instants avec des «gilets jaunes» pour mesure la force de la rancœur contre «les élites parisiennes». Les dégradations, intolérables, de ces dernières semaines le prouvent. La France périphérique, celle de la grande couronne, des banlieues périurbaines ou de la ruralité se sent frappée du sceau du mépris et de la relégation sociale. Mépris lorsque la chasse aux voitures anciennes empêche les travailleurs de se rendre dans la capitale. Mépris lorsque la fermeture des voies sur berge prise sans concertation rallonge souvent d'une demi-heure ou plus les trajets. Mépris enfin lorsque, pendant la dernière grève en date des chemins de fer, les lignes desservant les destinations les plus lointaines, Provins, La Ferté-Milon, Montereau, Mennecy ou Nemours ont été purement et simplement privées de train par la SNCF alors que celles plus proches de Paris bénéficiaient encore d'un service intermittent. Sans la mobilisation de Valérie ...

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FIGAROVOX/TRIBUNE - La députée du Doubs, vice-présidente de l'Assemblée nationale, exprime son opposition envers le projet de la majorité tendant à consacrer un droit à la «procréation sans sexe pour tous», selon l'expression du rapporteur de la mission d'information sur la révision de la loi de bioéthique.

La lecture du rapport récemment adopté par la mission parlementaire d'information sur la révision de la loi de bioéthique inquiétera toute personne soucieuse d'éviter la mainmise du marché sur la procréation humaine. Sans le moindre égard pour les objections populaires exprimées lors des états généraux de la bioéthique, l'auteur du rapport, le député Jean-Louis Touraine, souhaite en effet «dépasser les limites biologiques de la procréation» et affirme qu'il serait logique de légitimer une «procréation sans sexe pour tous».

Le député recommande d'abandonner toutes les conditions du recours à l'assistance médicale à la procréation actuellement en vigueur. Il envisage ainsi d'admettre des pratiques jusqu'alors interdites: procréation pour les couples de femmes et les célibataires, procréation post-mortem, double don de gamètes, admission des effets produits par la gestation pour autrui, ou encore autoconservation des ovocytes. Il n'est pas anodin de constater que le rapport ouvre la ...

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Faut-il instaurer des quotas de migrants ? Le point de vue de Pierre-Henri Dumont, député du Pas-de-Calais chargé de l’immigration au sein des Républicains.

« Nous sommes évidemment favorables à des quotas annuels fixés par le Parlement, car c’est une proposition que Les Républicains formulent depuis assez longtemps. Elle était dans la plate-forme législative de 2017 et dans le contre-projet à la loi asile et immigration que nous avons défendu au printemps 2018. Lors de la discussion de cette loi à l’Assemblée nationale, j’avais d’ailleurs déposé des amendements dans ce sens, qui avaient été alors rejetés par le gouvernement.

Concrètement, on s’aperçoit qu’on ne maîtrise pas ou très peu le nombre comme le type de personnes qui viennent sur le territoire. On a une immigration qui est totalement déphasée par rapport à celle des pays voisins. L’immigration du travail en France ne représente que 10 % des flux légaux, ce qui est très inférieur à ce qui se pratique dans les pays limitrophes. L’immigration est donc essentiellement familiale et étudiante. Il est nécessaire de rééquilibrer la typologie...

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Pour le député de la Haute-Marne, auteur de Gouvernez ! (Alma Editeur, 2015) et contributeur régulier à la revue Le Débat, l’émergence des « gilets jaunes » révèle une crise de la représentation et des institutions de la Ve République. Il pointe aussi une incapacité à débattre et à partager des diagnostics, mal endémique de notre démocratie.

Le Monde: La crise des « gilets jaunes » reflète-t-elle une crise des institutions de la VRépublique, voire de la démocratie représentative ?

Oui. Je note un affaiblissement général des institutions dont plus personne ne comprend le rôle et le sens. Emmanuel Macron a voulu mettre en scène une présidence forte, qu’il souhaitait renforcer encore avec la réforme des institutions. Or, avec l’affaire Benalla et la crise des « gilets jaunes », la mise en scène a été rattrapée par la réalité : on a découvert, Macron et les « marcheurs » en tête, que cette présidence était en réalité faible, tout comme le sont le Parlement, les corps intermédiaires mais aussi les médias. Cet affaiblissement général des institutions et contre-pouvoirs traditionnels débouche sur une incapacité à débattre dans notre démocratie.

C’est-à-dire ?

 Les « gilets jaunes » sont à la fois le symptôme et la conséquence de la crise du débat dans notre pays. Depuis vingt ans, ce qu’on appelle « débat politique » se résume à des rapports de force dans les médias ou dans la rue....

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INTERVIEW - Julien Aubert, député du Vaucluse et secrétaire général adjoint, estime que la crise des «gilets jaunes» ne fait que des perdants.

LE FIGARO. - La consultation citoyenne est-elle une bonne réponse à la crise?

Julien AUBERT. - C'est incroyable du point de vue de la méthode. Les gens disent «on veut plus d'horizontalité», «on veut prendre le contrôle de la discussion démocratique» et le gouvernement leur répond «on va vous convoquer à un débat centralisé et orchestré depuis l'Élysée». À un moment, il faut comprendre que la Ve République, ce n'est pas seulement un super président élu par le peuple mais un président responsable devant le peuple qui renouvelle sa légitimité en donnant la capacité au peuple d'exercer sa souveraineté. Et c'est aussi ça que demandent les «gilets jaunes»: qu'on les respecte et qu'on réaffirme leur place dans la société. La crise actuelle, c'est aussi une crise de la souveraineté. Le peuple, c'est comme le génie de la lampe. Vous pouvez le comprimer, l'enfermer mais à un moment il se libère toujours. L'enjeu aujourd'hui est de concilier les deux éléments de l'article 3 de la Constitution, la souveraineté ...

 

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Conférence de presse de Christian Jacob - Mardi 11 juin 2019
Conférence de presse de Christian Jacob - Mardi 11 juin 2019

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