INTERVIEW - Le président dénonce le « sentiment de favoritisme aveugle et d'impunité presque infantile » à l'Élysée, dans l'affaire Benalla.

LE FIGARO. - Comprenez-vous l'affaire Benalla?

Laurent WAUQUIEZ.- Polémiquer pour nuire au pouvoir n'est pas ma conception de la politique. Si les faits avaient été immédiatement révélés par l'Élysée, je ne serais pas intervenu. Mais l'absence de sens de l'État, le dédain des usages républicains les plus élémentaires et un amateurisme inquiétant révélés par cette affaire ne peuvent rester sans réponse. Que fait un personnage comme cela auprès d'Emmanuel Macron? Venu du PS, déjà licencié par Arnaud Montebourg, un homme sur lequel on en apprend chaque jour un peu plus. Comment le président a-t-il pu lui confier de telles responsabilités? L'État a le monopole de la violence légitime pour protéger les Français, c'est une responsabilité immense, il faut choisir avec discernement tous ceux qui ont un rapport avec l'usage de la force publique. Aucune légèreté n'est permise. Combien y a-t-il de Benalla dans la macronie? Le président a-t-il un goût particulier pour ...

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INTERVIEW - Spécialiste des questions de sécurité, le député s'inquiète de voir un islam politique «gangrener à coups de provocations» la République. Et réclame «une laïcité exigeante et combative».

Éric Ciotti est député des Alpes-Maritimes, questeur de l'Assemblée nationale et président de la commission nationale d'investiture des Républicains.

Éric CIOTTI. -Alors que nous abordons une réforme constitutionnelle dont la principale motivation est politicienne, je trouve sidérant qu'à aucun moment le gouvernement n'ait songé à renforcer nos outils de protection des Français face aux menaces qui nous frappent. Rien dans cette réforme ne concerne la lutte contre le terrorisme ou la régulation des flux migratoires. Il est plus facile pour le gouvernement d'inscrire des références au climat dans la Constitution que de s'engager concrètement pour réarmer l'État juridiquement face au terrorisme islamiste. Ce manque de courage est irresponsable!

Le Figaro: -Les députés ont adopté en première lecture un amendement permettant au chef de ...

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INTERVIEW - Le vice-président entend pointer par son absence à la réunion de la Conférence nationale des territoires les faux-semblants d'une politique qui «méprise la France d'en bas».

Guillaume Peltier, député du Loir-et-Cher, est vice-président . Il est un des représentants de l'Assemblée nationale à la Conférence nationale des territoires.


LE FIGARO. - Qu'avez-vous pensé du discours du président de la République lundi au Congrès?

Guillaume PELTIER. - L'euphorie légitime de la brillante victoire des Bleus ne doit pas nous détourner de l'essentiel. Du communautarisme au pouvoir d'achat, la France brûle et Macron regarde ailleurs, pour reprendre une expression de Jacques Chirac. En un an, il est devenu le président des inégalités et des fractures. J'en vois au moins quatre. La fracture internationale: en suivant aveuglément la politique américaine, il en a oublié la Russie et la Chine. Notre voix ne porte plus et la France vient d'être déclassée: nous ne sommes plus que la 7e puissance économique du monde, désormais derrière l'Inde. La fracture migratoire: sous sa présidence, la France a accueilli près de 400.000 étrangers. ...

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INTERVIEW - Le président de la commission des finances de l'Assemblée reproche au gouvernement de trop plancher sur ses plans de dépense, au lieu de «reconsidérer notre modèle social».

LE FIGARO. - Est-ce raisonnable de financer la suppression de la taxe d'habitation par le déficit?

Éric WOERTH. - Depuis l'année dernière, nous nous opposons à ce gâchis. En soi, baisser les impôts est toujours une bonne nouvelle. Encore faut-il le financer. Sinon, c'est de la démagogie. Le gouvernement fait un pari dangereux: financer la suppression intégrale de la taxe d'habitation, qui est une dépense pérenne, par des recettes ...

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TRIBUNE - Le gouvernement annonçait que le prélèvement à la source serait une réforme simple et indolore. Or elle se révèle chaotique et risquée, argumente le président de la commission des finances de l'Assemblée.

Le prélèvement à la source n'a rien d'anodin. Il aura une conséquence visible et dommageable pour les contribuables comme pour les entreprises, en particulier les TPE et PME. Le rôle d'une entreprise est d'entreprendre, investir, créer de l'emploi, et redistribuer ces profits en salaires. En aucun cas, elle n'est un agent du fisc. En les transformant contre leur gré en collecteur d'impôt, le gouvernement, loin de leur simplifier la vie, va compliquer leur quotidien: adaptation de leur système de paie, gestion quotidienne du prélèvement, temps passé à répondre aux questions de leurs salariés, nouvelles responsabilités juridiques. Certes, les entreprises prélèvent déjà la CSG, mais celle-ci n'a pas un taux ...

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TRIBUNE - "La domestication, la décomposition et la démolition de l’Assemblée nationale sont en marche", dénoncent 79 députés les Républicains dans une tribune à paraître dans le JDD dimanche.

Le président de la République aime tellement s'écouter parler au château de Versailles que, pour la deuxième fois de son mandat, il y invite lundi le Parlement réuni en Congrès. Et il espère le convoquer à nouveau, dans quelques mois, afin que soit adoptée une vingt-cinquième révision de la Constitution. Soixante ans après la fondation de la Ve République, le Président veut une Constitution Macron. Mais la France en sera-t-elle renforcée et les Français en seront-ils plus heureux? Rien, dans les trois projets de loi présentés, ne répond directement aux attentes de nos compatriotes : ni la diminution de l’immigration, ni la sécurité nationale, ni les questions économiques et financières ne sont abordées.

Pire encore : sous l'apparence de mots sucrés (responsabilité, modernité, efficacité), la pseudo-transformation vantée par Emmanuel Macron est, en réalité, une régression antidémocratique. Pour la première fois depuis 1958, un président de la République propose de triturer les institutions afin de diminuer les libertés de nos concitoyens. Parce qu’elle a pour mission de faire entendre la voix des Français, l'Assemblée nationale est attaquée au bazooka.

Pendant que les députés macronistes passent des nuits à babiller pour savoir si le mot "climat" doit désormais être mentionné à tel ou tel article de la Constitution (ce qui ne servira à peu près à rien), le vrai sujet est ailleurs. La domestication, la décomposition et la démolition de l'Assemblée nationale sont en marche. Le Président veut, tout simplement, un Parlement encore moins puissant, encore plus obéissant. Et il souhaite y parvenir en inventant une combine : la création de deux catégories de députés, selon un mode de scrutin bizarre concocté à l'Élysée.

Bientôt deux types de députés?

Rappelons que le principe du scrutin majoritaire consiste à élire le candidat qui a le plus de voix ; celui du scrutin proportionnel permet, au contraire, d'élire des candidats qui, par définition, n'ont pas le plus de voix et qui, par conséquent, auraient dû être battus puisqu'ils n'ont pas su convaincre une majorité des Français. Un système mixte - un scrutin majoritaire complété par une dose de proportionnelle - est typique de la logique macronienne du "en même temps". Quel que soit le volume de la dose (que M. Macron envisage à au moins 15% des 404 futurs députés), c'est son principe même qui est contestable.

Si l'on suit cette logique, en effet, il y aurait demain, en France, deux types de députés. La première catégorie serait celle de professionnels de l'expression médiatique, actifs dans les états-majors des partis politiques, sans lien nécessaire avec les Français ; la seconde catégorie serait celle de députés qui auraient plus de difficulté qu'aujourd'hui à entretenir un vrai lien avec les Français, puisque leur territoire d'élection serait immense. Est-ce ainsi que M. Macron imagine recréer de la confiance?

Le "devoir" de sauvegarder la Ve République

La coexistence de ces deux catégories affaiblirait nécessairement l'Assemblée nationale. Car si elle représente aujourd'hui la nation assemblée, c'est parce que ses membres ont tous subi la même épreuve du suffrage universel direct et que, dans une circonscription, ils ont recueilli le plus grand nombre de suffrages de Français. Avec la combine proposée par M. Macron, des candidats battus seront quand même élus. Et il est possible que cette mauvaise cuisine électorale débouche sur un scénario à l'italienne, avec une Assemblée nationale aussi faible qu'instable.

Si une diminution du nombre des membres du Parlement peut être légitimement envisagée, la combinaison d'une réduction d'un tiers et de l'introduction d'un mode de scrutin mixte est de nature à affaiblir profondément la mission constitutionnelle de l'Assemblée nationale et sa légitimité à incarner, par délégation de la nation, un pouvoir de l'État. Ce serait le triomphe de la technocratie et la défaite de la démocratie.

C'est précisément ce que souhaite M. Macron : concentrer tous les pouvoirs, dans ses mains et dans celles des techniciens qui composent sa cour. Parce que nous défendons les libertés des Français, nous avons le devoir de sauvegarder la Ve République et de refuser la Constitution Macron."

 

Les signataires :
Guillaume Larrivé, député de l’Yonne, secrétaire général délégué des Républicains ; Christian Jacob, député de Seine-et-Marne, président du groupe Les Républicains de l’Assemblée nationale ; Annie Genevard, députée du Doubs, vice-présidente de l’Assemblée nationale, secrétaire générale des Républicains ; Eric Ciotti, député des Alpes Maritimes, questeur de l’Assemblée nationale ; Virginie Duby-Muller, députée de la Haute-Savoie ; Damien Abad, député de l’Ain, vice-président des Républicains ; Eric Woerth, député de l’Oise, président de la commission des finances ; Marc Le Fur, député des Côtes d’Armor, vice-président de l’Assemblée nationale ; Julien Aubert, député de Vaucluse ; Guillaume Peltier, député de Loir-et-Cher, vice-président des Républicains ; Valérie Boyer, députée des Bouches-du-Rhône ; Fabien di Filippo, député de la Moselle, secrétaire général adjoint des Républicains ; Philippe Gosselin, député de la Manche ; François Cornut-Gentille, député de la Haute-Marne ; Emmanuelle Anthoine, députée de la Drôme ; Thibault Bazin, député de Meurthe-et-Moselle ; Valérie Bazin-Malgras, députée de l’Aube ; Valérie Beauvais, députée de la Marne ; Ian Boucard, député du Territoire-de-Belfort ; Xavier Breton, député de l’Ain ; Emilie Bonnivard, députée de la Savoie ; Jean-Yves Bony, député du Cantal ; Jean-Claude Bouchet, député de Vaucluse ; Bernard Brochand, député des Alpes Maritimes ; Fabrice Brun, député de l’Ardèche ; Gilles Carrez, député du Val-de-Marne ; Jacques Cattin, député du Haut-Rhin ; Dino Cinieri, député de la Loire ; Pierre Cordier, député des Ardennes ; Josiane Corneloup, députée de Saône-et-Loire ; Marie-Christine Dalloz, députée du Jura ; Bernard Deflesselles, député des Bouches-du-Rhône ; Rémi Delatte, député de la Côte d’Or ; Vincent Descoeur, député du Cantal ; Jean-Pierre Door, député du Loiret ; Marianne Dubois, députée du Loiret ; Pierre-Henri Dumont, député du Pas-de-Calais ; Daniel Fasquelle, député du Pas-de-Calais ; Nicolas Forissier, député de l’Indre ; Laurent Furst, député du Bas-Rhin ; Claude de Ganay, député du Loiret ; Jean-Jacques Gaultier, député des Vosges ; Claude Goasguen, député de Paris ; Jean-Carles Grelier, député de la Sarthe ; Michel Herbillon, député du Val-de-Marne ; Patrick Hetzel, député du Bas-Rhin ; Brigitte Kuster, députée de Paris ; Constance Le Grip, députée des Hauts-de-Seine ; Sébastien Leclerc, député du Calvados ; Geneviève Levy, députée du Var ; David Lorion, député de La Réunion ; Franck Marlin, député de l’Essonne ; Olivier Marleix, député d’Eure-et-Loir ; Jean-Louis Masson, député du Var ; Gérard Menuel, député de l’Aube ; Frédérique Meunier, députée de la Corrèze ; Maxime Minot, député de l’Oise ; Jean-François Parigi, député de Seine-et-Marne ; Eric Pauget, député des Alpes-Maritimes ; Bérengère Poletti, députée des Ardennes ; Aurélien Pradié, député du Lot ; Didier Quentin, député de la Charente-Maritime ; Alain Ramadier, député de la Seine-Saint-Denis ; Robin Reda, député de l’Essonne ; Bernard Reynès, député des Bouches-du-Rhône ; Jean-Luc Reitzer, député du Haut-Rhin ; Frédéric Reiss, député du Bas-Rhin ; Antoine Savignat, député du Val d’Oise ; Raphaël Schellenberger, député du Haut-Rhin ; Jean-Marie Sermier, député du Jura ; Eric Straumann, député du Haut-Rhin ; Jean-Charles Taugourdeau, député de Maine-et-Loire ; Guy Teissier, député des Bouches-du-Rhône ; Laurence Trastour-Isnart, députée des Alpes-Maritimes ; Pierre Vatin, député de l'Oise ; Patrice Verchère, député du Rhône ; Charles de la Verpillière, député de l’Ain ; Michel Vialay, député des Yvelines ; Jean-Pierre Vigier, député de la Haute-Loire.

 

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Conférence de presse de Christian Jacob -
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