INTERVIEW - Le député Éric Diard, est rapporteur de la mission d'information de l'Assemblée nationale sur la radicalisation dans les services publics.

LE FIGARO. - Le régime carcéral est-il à la hauteur du risque terroriste islamiste?

Éric DIARD. - Clairement non. Des efforts ont certes été faits en matière de renseignement pénitentiaire. En novembre 2017, à Fresnes, l'unique agent du renseignement se consacrait, selon le directeur, surtout aux tâches administratives. La situation s'est améliorée. Mais nos prisons sont de véritables poudrières. Nous avons 500 détenus emprisonnés pour terrorisme et 1200 détenus radicalisés, comme Michaël Chiolo. Avec le problème de l'évaluation de ces personnes. Chiolo est condamné en 2012 pour un crime atroce, il se radicalise en prison, il est connu pour son agressivité et son prosélytisme et condamné en 2015 pour apologie du terrorisme… Mais malgré tout, il est encore considéré comme un détenu de droit commun et ne devait passer au quartier d'évaluation de la radicalisation qu'au printemps 2019. On n'a pas pris la mesure de la gravité de la situation...

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Le président du groupe à l’Assemblée, ex-exploitant agricole qui guidait les trois têtes de liste LR au salon de l’Agriculture dimanche, fustige le projet européen d’Emmanuel Macron.

Le Figaro : - Cette année, le chef de l’État s’est illustré en battant un record de présence au salon de l’Agriculture. Un commentaire?

Christian Jacob : - Tout cela tourne au ridicule! La prochaine fois, il faudra lui conseiller de traire les vaches au petit matin et curer les stalles des chevaux le soir avant de partir. C’est une manière de courir après la photo avec un discours ramasse tout. Mais la réalité, c’est que ce président de la République a totalement isolé la France depuis 18 mois. C’est catastrophique. À trois mois des européennes, nous ne savons pas quelle sera la tête de liste, ni dans quel groupe siégeront les députés En Marche qui, n’étant dans aucun groupe majoritaire, ne serviront à rien au Parlement. Mais si l’alliance se fait comme prévu avec les libéraux, favorables à une ouverture totale au marché, leur projet sera totalement irresponsable. Emmanuel Macron tient un discours populiste sur l’agriculture mais au-delà de ce discours, où sont les actes?

N’a-t-il pas bénéficié d’un accueil plutôt favorable alors que certains craignaient une bronca ?

Ce n’est ni le genre des agriculteurs, ni une tradition du monde agricole qui fait toujours preuve de respect à l’égard du président de la République, quel qu’il soit. Les élus de la nation sont toujours reçus correctement. Tous les présidents rêvent d’avoir le même accueil que Jacques Chirac mais François Mitterrand n’a pas été accueilli avec des tomates, pas davantage François Hollande...

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Guillaume Peltier, vice-président et député du Loir-et-Cher, interpelle Emmanuel Macron dans une tribune au JDD, co-signée par 102 autres parlementaires LR, sur son projet de privatisation d'Aéroports de Paris (ADP).

Voici la tribune de 103 parlementaires Les Républicains, dont le 1er vice-président du parti Guillaume Peltier, contre le projet de privatisation d'Aéroports de Paris. "En 1970, Alain Poher, président du Sénat et maire d'Ablon, dénonçait déjà aux côtés d'élus locaux communistes les nuisances aériennes de l'aéroport d'Orly. Les habitants de sa commune, située à proximité des pistes de décollage, 'devaient avoir le droit de vivre' comme les autres. Près de cinquante ans plus tard, la privatisation d'Aéroports de Paris, imposée contre l'avis d'innombrables parlementaires, fragilise encore plus la capacité de l'État à protéger les populations et à exercer ses missions. Nous souhaitons renouveler, ici, notre opposition à cette privatisation.

Au-delà des 5 millions de ­Franciliens concernés par les nuisances aériennes, les aéroports du Bourget, de Roissy et d'Orly forment une frontière stratégique pour notre pays. Avec près de 100 millions de passagers par an, ils permettent de contrôler étroitement les migrations internationales. Avec l'augmentation du trafic aérien, ces dernières devraient progresser de 4,5% à 6% chaque année d'ici à 2035, selon le FMI. Roissy-Charles-de-Gaulle deviendrait alors la première porte d'entrée migratoire en Europe...


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« Le Monde » a demandé à des contributeurs de tous horizons de proposer, chaque jour, une idée pour changer la France Pour Patrick Hetzel il faut rétablir « l’esprit Malraux » et cesser de bloquer les projets architecturaux des communes, les maires doivent pouvoir passer outre des avis qui, sous couvert de protéger le patrimoine, vont à l’encontre de ce que voulait le législateur.

La France a mis en place un important dispositif légal afin de protéger le patrimoine architectural : un code du patrimoine et un code de l’urbanisme existent. On parle volontiers de « l’esprit Malraux », en référence au ministre du général de Gaulle qui a fortement œuvré pour que notre pays prenne conscience de sa richesse patrimoniale. Une richesse qu’il fallait protéger, restaurer et entretenir. De ce fait, l’arsenal législatif comporte des règles précises comme, par exemple, l’obligation d’effectuer des demandes de permis de construire ou de démolir qui peuvent nécessiter la consultation de l’architecte des Bâtiments de France (ABF).

En fonction du type d’espace protégé, cet avis est de trois types: consultatif, simple ou conforme. Consultatif veut dire que le maire peut décider de demander un avis à l’ABF avant de décider. Avis simple signifie que le maire est obligé de demander l’avis de l’ABF mais peut passer outre. Dans le cas d’une procédure d’avis conforme, le maire doit impérativement suivre cet avis, de même que le demandeur du permis de construire...

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Le député du Vaucluse, président d’Oser la France, dénonce le manque de rationalité économique d’un tel choix, qui poserait également des problèmes de 

En attendant la publication prochaine du projet de Programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE), la privatisation de la gestion des barrages hydroélectriques figure dans les priorités de l’actuel gouvernement qui vient d’ouvrir discrètement une négociation à ce sujet avec Bruxelles. Au plan idéologique, le Président Macron ne fait que tracer le sillon qui est le sien : la mise en concurrence des gros barrages hydroélectriques dont EDF est actuellement le principal concessionnaire (433 barrages) fait suite à l’introduction de la concurrence dans le transport ferroviaire ou aux dispositions visant à déréguler les professions règlementées.

La mise en concurrence libre et non faussée coule dans les veines de Bruxelles comme le sang dans celles des hommes. Néanmoins, lorsqu’on en vient à toucher à un secteur stratégique qui produit 12% du mix électrique, génère 1,5 milliards d’euros de recettes publiques et emploie 30 000 personnes, un tel choix ne peut se justifier que par la seule injonction bruxelloise, sauf à considérer que nous n’avons plus la maîtrise de notre souveraineté énergétique. A tout le moins, on est en droit d’attendre que ce choix, dans un grand pays comme la France, procède d’un calcul économique rationnel. On notera au passage que les pays d’origine de ces concurrents étrangers n’ont pas la même obligation d’ouverture à la concurrence car ils ne disposent pas d’un régime concessif...

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La nouvelle loi sur l’Ecole sera débattue dès lundi 11 février dans l’hémicycle de l’Assemblée nationale. Sans se transformer en « ventilateurs à angoisse » pour citer le Ministre qui cherche à tout prix à esquiver les vrais débats de fond – il faut d’ailleurs souligner que l’angoisse ne se ventile pas mais oppresse durablement les personnes qui en sont atteintes — il doit être permis d’étudier avec attention le texte proposé. Plusieurs intentions peuvent surprendre, à défaut d’angoisser.

Ainsi, l’évaluation annoncée par la mise en place d’un nouveau conseil d’évaluation de l’école suscite en l’état de très nombreuses interrogations. Alors que tous les standards internationaux préconisent une évaluation totalement indépendante, le projet prétend la remettre « au cœur » du système éducatif tout en la rendant directement dépendante du ministre, quel paradoxe. En cette période un peu confuse quant aux rôles respectifs des experts et des décideurs, réintégrer l’évaluation sous la tutelle du ministère fait perdre toute crédibilité aux deux parties.

Dans tous les autres pays et non des moindres, on peut même constater une corrélation directe entre l’existence d’une agence d’évaluation véritablement indépendante et la performance scolaire. S’il est incontestable que l’évaluation est un levier pour l’amélioration de la qualité de l’enseignement, encore faut-il qu’elle respecte une méthodologie rigoureuse et standardisée. L’indépendance est un pré requis. Dans tous les autres pays : Allemagne, Corée, Finlande, Mexique, Islande, où une agence indépendante a été mise en place, c’est l’agence qui fournit au système les moyens et niveaux d’amélioration, pas l’inverse et encore moins sous la houlette du Ministre....

 
Conférence de presse de Christian Jacob - Immigration
Conférence de presse de Christian Jacob - Immigration

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