TRIBUNE. Le rapport de la commission d'enquête sur la sécurité et la sûreté nucléaires a été remis ce jeudi. Le député  Julien Aubert dénonce un rapport biaisé.

L'accouchement a été complexe. Au moment de décider de publier le rapport sur la sécurisation des centrales nucléaires, les échanges ont été nourris concernant un rapport à charge, déséquilibré, alourdi d'erreurs factuelles et largement construit sur une conclusion qui a servi de postulat : le nucléaire est dangereux, donc il est très risqué. Cette confusion entre le danger et le risque a permis de passer très légèrement sur le fond du rapport – les normes de sûreté et de sécurité sont-elles suffisantes pour minimiser le risque ? – pour sauter à la conclusion : tous les doutes sont permis.

Barbara Pompili, ancienne membre du parti EELV, présidente de la commission du Développement durable, avait initié cette demande de rapport, obtenant d'en tenir la plume. Depuis le départ, on pouvait craindre le pire, vu ses convictions sur cette industrie. Le parti Les Républicains, qui craignait que la commission ne tourne au procès de la filière, avait invoqué – en vain – le règlement de l'Assemblée qui interdit d'enquêter sur des affaires judiciaires en cours, puis m'avait proposé comme président de la commission, puisque le poste devait être dévolu à un membre de l'opposition. Visiblement, Les Republicains, premier parti d'opposition, ne furent pas jugés en mesure de prétendre à ce poste, qui présentait, il est vrai, l'inconvénient d'offrir un droit de regard sur le travail du rapporteur. Peut-être aurait-on réussi à fournir une étude plus équilibrée...

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Député de Moselle et secrétaire général adjoint, Fabien Di Filippo était l’invité politique du Grand Matin Sud Radio ce mercredi.

"Il s'est passé des choses très graves. Il faut d’abord avoir une pensée pour la personne décédée et sa famille, c’est clair, mais aussi se rendre compte – et ça fait des mois qu’on le dit – qu’il y a des quartiers où l’autorité et la République ont complètement disparu et qui sont un terreau fertile pour ce type de délinquance". Le député de Moselle Fabien Di Filippo ne mâche pas ses mots au moment de commenter les émeutes de la nuit dernière à Nantes, suite à la mort d’un homme lors d’un contrôle de police.

"Collomb, l’exécutant d’une politique laxiste voulue par Philippe et Macron"

Le parlementaire de 31 ans dénonce aujourd’hui l’inaction du gouvernement en matière sécuritaire. "Vous avez au gouvernement des spécialistes du marketing et de la communication politique, qui emploient parfois des grands mots, mais si derrière la seule réponse c’est la police de sécurité du quotidien, nous sommes malheureusement condamnés à revivre ce genre d’épisodes. On n’a pris la mesure ni des problèmes sociaux de ces quartiers, ni des problèmes sécuritaires. Quand il y a des émeutes et qu’on détruit des quartiers entiers, les premiers à en souffrir, ce sont les habitants ! J’ai une pensée pour eux. (…) Que le gouvernement apporte des messages de soutien aux autorités, ça ne suffit pas. Plusieurs candidats à la présidentielle proposaient 10 000 effectifs supplémentaires dans les forces de l’ordre. D’après les perspectives budgétaires que nous avons, l’objectif ne sera pas tenu. Mais si en plus c’est complètement cannibalisé par la police de sécurité du quotidien, absolument rien ne va changer sur le terrain en termes de sécurisation. Gérard Collomb doit en prendre conscience", déclare-t-il au micro de Sud Radio, tout en ne rejetant pas toute la faute sur le ministre de l’Intérieur. "Ce n’est pas le principal responsable. Il est l’exécutant d’une politique laxiste voulue par Édouard Philippe et Emmanuel Macron", avance-t-il...

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Comment évaluer les établissements scolaires ? La réponse de Patrick Hetzel.

Aujourd’hui, lorsque l’on évalue un établissement, on se fonde souvent sur le concept de valeur ajoutée, c’est-à-dire que l’on compare la performance d’une cohorte d’élèves à sa sortie par rapport à ce qu’elle était à l’entrée. Ce système est assez probant, mais il est largement perfectible. On se sert par exemple des résultats au bac ou aux examens : or, il peut exister sur ces examens des consignes sur la manière de noter qui peuvent fausser l’évaluation.

Par exemple, si vous prenez une copie d’une épreuve de maths, elle est évaluée en fonction de deux éléments : les formules algébriques ou trigonométriques utilisées, et la démonstration. Or, cette démonstration se fait en français. Mais aujourd’hui, les inspecteurs de mathématiques demandent aux enseignants de ne tenir compte que du raisonnement général et du résultat, et absolument pas de la qualité du français employé dans la démonstration. Cela constitue clairement une limite du système de notation. Cela combiné au fait que les enseignants s’adaptent souvent au public auquel ils ont affaire....

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« Le problème d’Emmanuel Macron et d’Edouard Philippe est souvent moins dans ce qu’ils font, que dans ce qu’ils ne font pas »

La droite a du mal à se relever de ses défaites. Nous peinons collectivement à assumer notre rôle d’opposants. Il serait trop facile de se limiter à désigner un bouc émissaire pour expliquer cette situation.

A mes yeux, la raison de notre marasme est à trouver dans nos difficultés à prendre en compte la donne politique issue des élections présidentielle et législatives de l’an dernier. Nous n’avons pas à combattre un gouvernement socialiste classique, et c’est à croire que la droite est perdue quand elle n’est pas face à la gauche. Nous ne sommes pas en 2012, encore moins en 1997, et plusieurs mesures du gouvernement donnent l’illusion d’aller la bonne direction.

Or nous réagissons encore à chaque annonce par l’opposition systématique, au risque d’être inaudibles, voire de disparaître du paysage. Cela veut-il dire que notre seul choix est de soutenir le gouvernement ? Evidemment, non ! Parce que l’alternance doit se construire chez nous et non au sein des extrêmes, et parce que la politique conduite par ce gouvernement comporte des angles morts.....

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" Aujourd’hui, Emmanuel Macron entre dans le dur. Le rendez-vous de 2017 a été raté, le temps des réformes structurelles, non financées par la croissance, doit arriver ! "

Emmanuel Macron est président de la République depuis un an et un mois. Force est de constater que les promesses de sa campagne ont été largement déçues. Au-delà de l’écume des annonces, beaucoup de temps a été perdu aux dépens de la course aux réformes structurelles dans laquelle la France devrait s’engager. Plusieurs grandes tendances inquiétantes transparaissent déjà.

La première est une volonté de recentralisation des pouvoirs nationaux et une métropolisation au profit d’un petit nombre de métropoles. La suppression de la taxe d’habitation, les contrats financiers État-collectivités, la loi sur le logement ou encore la réforme constitutionnelle vont affaiblir le parlement et les échelons locaux de notre démocratie. La réduction du nombre d’élus entraînera une concentration des enjeux électoraux dans les grands centres urbains.

La deuxième tendance, c’est celle de la continuité plutôt que la rupture. La « révolution » promise n’a pas eu lieu. Tout au plus assiste-t-on à un changement de méthode. Le gros des réformes menées par le Gouvernement repose sur des idées vieilles. La disruption n’est pas au rendez-vous. La loi PACTE, les ordonnances travail ou encore la réforme de la SNCF se trouvent dans la continuité des politiques lancées par les gouvernements de droite et, dans une moindre mesure, de celles enclenchées par François Hollande. Le plus dur reste à faire : mener les réformes structurelles dont la France a besoin....

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FIGAROVOX/TRIBUNE - Selon Julien Aubert et treize parlementaires d'«Oser la France», l'Union européenne est en train d'agoniser de ses contradictions. Face à ce constat, ils affirment l'importance pour Les Républicains d'opter pour une politique de souveraineté nationale.

«Oser la France» est un laboratoire d'idées lancé en novembre 2017 par le député Julien Aubert et rassemblant plusieurs parlementaires et élus gaullistes, souverainistes, patriotes et républicains.

Les Républicains partagent très largement le diagnostic sur la crise de l'Union européenne: l'Europe, construite dans l'ambiguïté d'un fédéralisme que Philippe Séguin avait prophétisé en 1992, est en train d'agoniser de ses contradictions. Faite pour organiser la convergence, la zone euro a creusé le ressenti entre débiteurs et créditeurs. La libre circulation au sein de l'espace Schengen a, sur fond de crise migratoire, fait exploser la solidarité européenne et provoqué le Brexit et la poussée des mouvements contestataires. Emmanuel Macron, au logiciel daté des années 70, s'est isolé avec un discours grandiloquent déconnecté de la réalité. Face à cela, plusieurs attitudes sont possibles. La première pourrait s'appeler «option du guépard», à l'instar du film éponyme: «Tout changer pour que rien ne change». Elle consiste, après la phase d'un diagnostic plus ou moins sombre qui permet d'exorciser de manière cathartique les remords d'une Droite qui s'est souvent trompée, de continuer à proposer exactement les mêmes solutions politiques que d'habitude. S'ensuit donc une liste impressionnante de souhaits tous plus ambitieux les uns que les autres: «plus d'harmonisation fiscale, pour un nouveau fonds d'intervention, pour une augmentation du budget, pour des ressources propres, pour une nouvelle étape de la construction européenne, pour une Europe de la Défense, de l'Énergie etc......»

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Conférence de presse de Christian Jacob -
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