EXCLUSIF - Ce que propose Laurent Wauquiez sur l'Europe

INTERVIEW - Préférence communautaire, remise à plat de la doctrine de la concurrence et des compétences des Etats et de la Commission… Avant le sommet européen, qui commence ce jeudi, et le conseil national de LR sur l'Europe, samedi, Laurent Wauquiez détaille ses propositions dans « Les Echos ».

Les Echos: - Une partie des Républicains ont conditionné leur maintien dans le parti à votre ligne sur l'Europe. Le projet des Républicains en 2019 sera-t-il pro-européen ?

Laurent Wauquiez: - Qu'est-ce qu'être pro-européen aujourd'hui ? C'est toute la question. Je comprends très bien qu'il soit difficile pour Alain Juppé et Jean-Pierre Raffarin de voir que la construction de l'Europe que leur génération a portée n'arrive plus à faire la démonstration de son efficacité et à parler aux peuples. Mais mon devoir, c'est de ne pas en rester à ce constat d'échec en tirant les leçons de ce désenchantement. Sauver l'Europe, c'est avoir le courage de la refonder, c'est avoir la lucidité de dénoncer ce qui ne marche pas pour enfin pouvoir tourner la page des aveuglements successifs qui ont conduit l'Europe dans une impasse. 

Depuis des années, quand on était pro-européen, on nous intimait d'être totalement béats sur ce que faisait la Commission, nécessairement pro-fédéraliste et de préférence utopique. Il y a cinq ans, quand j'ai écrit un livre tirant la sonnette d'alarme, j'ai été très critiqué. Aujourd'hui, qui peut encore contester ce constat que l'élargissement a fragilisé l'Europe, que l'incapacité à répondre à la crise migratoire est un talon d'Achille majeur et que nous n'avons pas de stratégie industrielle....

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«La grande faiblesse de l’argumentation du gouvernement est de se réfugier derrière des enjeux techniques ou économiques »

Les faits: Julien Aubert est député du Vaucluse. Il a présidé une mission d'information sur la faisabilité technique et financière du démantélement des centrales nucléaires.

L'Opinion: - Qu'attendez-vous de la prochaine Programmation pluriannelle de l'énergie (PPE)?

J. Aubert: - De deux choses l'une: soit on habille d'une consultation des décisions déjà prises sous la présidence Hollande, c'est à dire la baisse de la part du nucléaire, la hausse du renouvelable et une recarbonisation de l'économie liée à l'intermittence de cette énergie. Soit c'est l'occasoiion d'acter le fait que le nucléaire est la colonne vertébrale de l'oganisation énergétique française. Cela implique de ne pas descendre en dessous d'un certain suil nucléaire, sauf à casser le modèle économique d'Orano (ex-Areva) et perdre notre savoir-faire. L'hypothèse qui sous-tend la réduction......

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Xavier Breton, député, se réjouit qu'une mission d'information parlementaire voie finalement le jour pour alimenter la révision des lois de bioéthique.

Après les débats citoyens vient le tour des politiques dans le chantier bioéthique. De janvier à mars, le Comité consultatif national d'éthique (CCNE) a recueilli de nombreuses contributions des Français à l'occasion des États généraux dont il vient de remettre la synthèse. Si cette consultation avait pour but d'éclairer les politiques dans la révision de la loi de bioéthique de 2011, c'est à ces derniers qu'incombe la responsabilité de trancher. Le gouvernement devrait déposer un projet de loi à l'automne devant le Parlement. Xavier Breton, député et vice-président du groupe d'études parlementaires sur la fin de vie, espère que la mission d'information parlementaire qui devrait être mise sur pied avant l'été permettra « un travail approfondi » évitant « les polémiques ». Pour lui, ces débats révèlent deux visions de l'éthique qui s'affrontent.

Le Point : En tant que parlementaire, quel regard portez-vous sur le processus de révision des lois de bioéthique, notamment la consultation nationale qui s'est déroulée de janvier à mars ?

Xavier Breton : Elle a eu le mérite d'exister, et beaucoup de Français se sont exprimés. Bien sûr, c'est au Parlement que doit se décider la loi, mais je trouve très bien que cette consultation ait pu nourrir la réflexion. La bioéthique n'est pas qu'une affaire de politiques et de médecins. Ce que je regrette, c'est que nous, les parlementaires, ayons été un peu mis de côté. Non pas pour donner notre avis, mais pour être informés et évaluer la loi précédente....

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Annie Genevard, députée et secrétaire générale, était hier l’invitée de l’émission « Face aux chrétiens » animée par Dominique Gerbaud et coproduite par KTO. Elle répondait aux questions de Romain Mazenod (RCF), Alain Baron (Radio Notre-Dame) et Laurent de Boissieu (La Croix).

La Croix: - Emmanuel Macron a accusé l’Italie de « cynisme » et d’« irresponsabilité » pour avoir fermé ses ports au navire humanitaire Aquarius. Qu’en pensez-vous ?

Annie Genevard : Ces propos sont indécents. L’Italie est en première ligne face à l’immigration massive. Elle n’en peut plus. Lui donner des leçons n’est pas responsable. De la part d’un chef de l’État, à l’égard d’un pays ami, fondateur de l’Europe, cela frise l’inconséquence.

Il faut aborder cette question sous un angle politique, pas seulement humanitaire. Aujourd’hui, les passeurs amènent directement les migrants sur les bateaux des ONG. Si des personnes sont en danger de mort, nous devons évidemment leur porter secours. Mais nous ne pouvons pas accueillir sans réserve. La solution ne peut venir que d’une approche concertée au niveau européen....

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FIGAROVOX/TRIBUNE - Le président, Laurent Wauquiez, et les responsables des trois groupes, Christian Jacob, Bruno Retailleau et Frank Proust, estiment que la défiance des peuples à l'égard du projet européen appelle des réponses. Garantie des frontières, préférence économique communautaire et respect de l'identité des peuples doivent être au programme.

Regardons la réalité en face: la défiance des peuples à l'égard du projet européen est désormais prégnante dans tous les États de l'Union européenne, tant à l'occasion du Brexit que des élections en Autriche, en Allemagne ou en Italie. Pour tous les Européens convaincus dont nous sommes, les inquiétudes légitimes exprimées par les peuples européens doivent être perçues comme des électrochocs salutaires. Certains croient pouvoir se passer des peuples au nom de l'anti-populisme et ne répondent à leurs inquiétudes que par des invectives. Il nous faut rompre avec ce conformisme suicidaire.

Comme l'a résumé Wolfgang Schäuble: «On ne peut pas ne jamais tenir compte des peuples.» Si nous sommes attachés à cette maison commune qu'est la civilisation européenne, ...

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La raison pour laquelle le général de Gaulle et le maire de Limoges avaient souhaité créer une académie à Limoges était d’éviter que ne se développe un grand désert éducatif dans l’hypercentre de la France.

En marge d’une visite dans la Creuse, le ministre de l’Education nationale a annoncé la fermeture prochaine des rectorats de Limoges et de Poitiers. Pour cela, il s’appuie sur le travail d’un rapport qu’il avait lui-même commandé dans ce sens à des spécialistes des politiques éducatives et habitués des systèmes centralisés. Ainsi il n’est pas surprenant qu’une commission nommée par le ministre et composée d’un conseiller d’Etat, ancien recteur de Paris, de deux inspecteurs généraux et du recteur de l’académie de Bordeaux proposent que les rectorats de Limoges et de Poitiers disparaissent au seul profit de celui de Bordeaux.

Lorsque le prisme de départ c’est celui de l’hyper-centralité, il n’est pas étonnant qu’il soit aussi le point d’arrivée. Si aujourd’hui tout le monde a conscience que le millefeuille administratif qui gouverne les territoires doit être réorganisé, vouloir tout aligner sur des structures hyper-centralisées en utilisant l’argument des nouvelles régions, contribue à redessiner une France féodale qui recentralise dans les grandes métropoles tous les pôles décisionnaires. Et ce faisant, on éloigne la prise de décision du terrain....

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Conférence de presse de Christian Jacob -
Conférence de presse de Christian Jacob -

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