TRIBUNE - Le Conseil constitutionnel, en censurant la disposition clé de la loi anticasseurs, prétend défendre la liberté individuelle mais l’affaiblit en pratique, argumente le député des Alpes-Maritimes.

Les «sages» de la rue de Montpensier le sont-ils encore vraiment? Leurs récentes décisions permettent d’en douter. Dernière en date, le Conseil constitutionnel a censuré, le 5 avril, la faculté, pour l’autorité administrative, de prononcer une interdiction individuelle de manifester, clé de voûte de la loi anticasseurs. Cette mesure de bon sens aurait pourtant empêché les casseurs professionnels de sévir dans quasiment toutes les manifestations. Ceux-ci pourront, demain, continuer à se rassembler sans entrave dans les cortèges, alors que les manifestants pacifiques s’en verront dissuader par crainte de la violence.

Ce paradoxe réactive le débat qui a opposé, de tout temps, liberté et sécurité. La plus grande liberté de quelques-uns est parfois contraire à celle de tous les autres. La dérive du Conseil constitutionnel n’est cependant pas nouvelle. Elle est à l’image de l’évolution dangereuse de sa jurisprudence, marquée par trois décisions récentes invoquant la garantie des libertés publiques.

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FIGAROVOX/ENTRETIEN - En 2018, 1 063 actes antichrétiens ont été commis en France selon le Ministère de l’intérieur. Les députés  Annie Genevard et Philippe Gosselin réclament une mission d’information parlementaire pour mieux connaître la nature et les motivations de ces actes insupportables.

FIGAROVOX.- Vous avez demandé la création d’une mission parlementaire sur les actes antichrétiens. Quel est l’objet de votre démarche?

Philippe GOSSELIN.- En effet, nous demandons au président de l’Assemblée nationale, Richard Ferrand, la constitution d’une mission d’information parlementaire sur les actes antichrétiens. Ceux-ci ont défrayé la chronique récemment mais en réalité on en parle assez peu, et surtout on a du mal à connaître avec précision le nombre, le motif et la gravité de ces actes, car les statistiques rendues publiques par le Ministère de l’intérieur sont trop vagues. Dans son communiqué du 12 février dernier, il recense 1 063 «actes antichrétiens», sans qu’aucune précision supplémentaire soit ajoutée. En réalité les actes antichrétiens peuvent procéder d’intentions très diverses, et les profils de ceux qui les commettent sont variés. Nous avons besoin de mieux les connaître, pour aussi mieux y répondre: nous souhaitons donc qu’une typologie précise soit établie ainsi qu’une cartographie. Commettre un acte sataniste, ce n’est pas la même chose qu’un «simple» larcin, qui n’est pas non plus semblable à une profanation.

Annie GENEVARD.- Les mots sont importants: au mot «christianophobie» qui se calque sur le modèle d’autres discriminations pas nécessairement comparables, je lui préfère le terme d’ «actes antichrétiens». Notre démarche n’est pas communautaire, Il faut renseigner précisément le phénomène de façon objective, savoir de quoi nous parlons et ensuite en tirer des conclusions pour agir et ne pas laisser ces actes sans offrir une réponse forte. Nous ne pouvons pas détourner un regard gêné, il en va de la responsabilité et de l’honneur de la représentation nationale....

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NTERVIEW - Éric Woerth, président de la commission des finances à l'Assemblée, propose de baisser les dépenses publiques et de miser sur le caractère redistributif de la fiscalité. Selon lui, le gouvernement est à l'arrêt depuis six mois.

LE FIGARO. - À l'ouverture du débat au Parlement, quelles sont les marges de manœuvre budgétaires de la France?

Éric WOERTH. - Il n'y en a aucune. Notre déficit est supérieur de 1,5 point par rapport à la moyenne de la zone euro, ce qui est considérable. Notre endettement frise les 100% du PIB, notre déficit commercial est abyssal et notre dépense publique continue d'augmenter. Je sais bien que le gouvernement et la majorité répètent le contraire, en boucle, mais une boucle ne fait pas le printemps, ni de bons comptes. On voit bien que l'effort, en matière de finances publiques et de réformes structurelles, est devant nous.

Quelles sont les contributions de LR? 

Nos propositions sont claires et fortes. Elles partent de l'idée qu'il faut baisser nos dépenses publiques. Les Républicains sont les seuls à présenter un plan de réduction de 20 milliards. C'est beaucoup mais pas suffisant. Par exemple, à ce stade, nous n'avons pas intégré l'impact d'une augmentation de l'âge de la ...

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« La confiance ne se décrète pas à coups de déclarations de presse, mais elle se construit patiemment par les actes. Le faire est bien plus important que le dire »

Les faits - Martine Daoust, ancienne rectrice, est professeure des universités. Patrick Hetzel, ancien recteur, est député du Bas-Rhin.

Qui peut se plaindre des actions en faveur de la fluidité des parcours pour les élèves ​? Eviter cette cassure entre 1er et 2nd degré par la création de nouveaux établissements, les écoles du socle, pourrait sembler logique si l’objet de la proposition était clair et surtout s’il ne fallait pas attendre des ordonnances pour en connaître les contenus et modalités d’application. Soyons clairs, deux cassures importantes dans le parcours des élèves restent intactes et rendent cette proposition peu aboutie et suspecte, si ce n’est en termes d’économie de postes. La première rupture concerne la liaison entre la grande section de maternelle et le CP.

Les enseignants réclament pourtant un lien fort dans cette époque charnière du parcours d’apprentissage des élèves, moments de construction des savoirs et dextérités individuelles. Dans de nombreux endroits, maternelles et écoles primaires ne sont pas sur le même site, ce qui complique la liaison. Construire un enchaînement fluide entre les cycles devrait être la priorité qui n’apparaît pas dans la loi.

Concernant les nouveaux établissements, rien n’est précisé quant aux choix de regroupements. Après tout, s’il faut favoriser la mobilité professionnelle des enseignants, qui ne peut être que bénéfique, pourquoi s’arrêter au collège ? Pourquoi ne pas aller au bout de la réflexion et organiser un véritable projet pédagogique de territoire, avec les lycées, et qui prend en compte la spécificité territoriale ...

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Le président LR de la commission des Finances de l'Assemblée dévoile ses propositions pour le grand débat. Il souhaite réduire les impôts de production de 1 point de PIB en cinq ans et permettre aux contribuables de flécher 5 % de leur impôt sur le revenu vers la politique publique de leur choix.

Le grand débat national touche à sa fin. Est-ce un succès ?

C'est un exercice plutôt réussi. Même si beaucoup de gens sont restés chez eux, l'envie de débattre est là et on ne peut pas la critiquer. Mais la question est de savoir ce qu'Emmanuel Macron va faire. Son projet est largement décrédibilisé, le grand débat ayant été ouvert sous contrainte par un exécutif dans l'impasse. Sortir d'un débat populaire par des mesures qui contiennent forcément une dose d'impopularité ne s'annonce pas aisé. Il faut à la fois mettre en oeuvre les réformes de structures qui n'ont pas été engagées et colmater les brèches sociales ouvertes, sans utilité, dans les deux premières années du quinquennat.

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L’élu du Vaucluse dénonce le soutien public aux énergies renouvelables et estime que les choix de politique énergétique sont « illisibles » pour les citoyens.

Le député du Vaucluse (LR) Julien Aubert est président de la commission d’enquête parlementaire sur l’« impact économique, industriel et environnemental des énergies renouvelables, sur la transparence des financements et sur l’acceptabilité sociale des politiques de transition énergétique », qui a commencé ses travaux à l’Assemblée, mardi 12 mars. La commission, dont la rapporteuse est la députée (LRM) de l’Isère Marjolaine Meynier-Millefert, doit rendre son rapport fin juillet.

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Conférence de presse de Christian Jacob - Mardi 7 mai 2019
Conférence de presse de Christian Jacob - Mardi 7 mai 2019

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