VIDÉO - Le député de Seine-et-Marne et président du groupe à l'Assemblée nationale dénonce les «écrans de fumée» annoncés par le chef de l'État.

Invité jeudi du «Talk Le Figaro», le président du groupe LR à l'Assemblée nationale, Christian Jacob, a jugé sévèrement la politique d'Emmanuel Macron. Si Les Républicains ont «toujours été favorables» au principe de service national que le chef de l'État compte mettre en œuvre, ils émettent «une réserve sur le coût» que pourrait avoir une telle mesure, explique Christian Jacob. «Ce n'est pas en période où il faut diminuer la dépense publique qu'on va sortir combien? 3, 4, 5, 6 milliards…», interroge-il.

Revenant sur le «fonctionnement» du chef de l'État où «en quatre jours, on nous a annoncé la grande réforme du service national, un grand plan hôpital, la réforme du baccalauréat, l'organisation de l'islam de France, rien que ça!», Christian Jacob décrit «un système chasse d'eau, de fumigènes, c'est-à-dire une annonce chasse l'autre». Pour le député de Seine-et-Marne, «concrètement, ce sont des écrans de fumée»...

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Loi de programmation militaire 2019/2025

Communiqué de presse du groupe les Républicains

Les députés Les Républicains, membres de la Commission de la Défense ont pris acte de la présentation ce matin en Conseil des Ministres de la loi de programmation militaire pour les années 2019/2025.

Elle est conforme aux annonces faites par le Président de la République prévoyant une trajectoire budgétaire qui devrait conduire à 2% du PIB en 2025. Ils constatent que ce budget augmentera de 1.7 Mds par an entre 2019 et 2022, puis de 3 Mds par an à partir de 2023, soit après le quinquennat !

L’audition en Commission de la Défense de Madame la Ministre des Armées n’a pas permis de lever les questionnements et inquiétudes.

Les députés LR s’étonnent que les deux dernières annuités de la programmation soient renvoyées à une actualisation prévue fin 2021, soit quelques mois avant les élections présidentielles.

Par ailleurs, les augmentations annoncées ne doivent pas masquer le fait qu’elles permettront à peine de faire face aux dépenses nouvelles incompressibles et incontournables: prise en charge des OPEX, renouvellement de la dissuasion nucléaire, augmentation de la masse salariale avec la hausse des effectifs…. Autant d’éléments qui minorent donc sérieusement les hausses annoncées !

En cette période cruciale pour l’avenir de la Défense, les députés les Républicains souhaitent réaffirmer leur engagement total aux services des Armées et leur grande vigilance sur l’exécution de cette LPM.

LPM 2019-2023 : une augmentation facile qui cache de réelles fragilités

Un effort notable mais non inédit
L’effort budgétaire présenté par le gouvernement comme exceptionnel n’est cependant pas inédit, comme l’atteste le rattrapage engagé par la LPM 2003-2009.
Une loi de programmation 2019-2023 qui demande à être jugée en 2025

L’effort principal est repoussé après le quinquennat que ce soit en dotation budgétaire, en augmentation des effectifs ou en livraison des matériels. La LPM 2019-2023 adopte donc la même mécanique séduisante mais risquée que sa précédente mise en œuvre sous l’autorité du Président Hollande.

Une loi de programmation 2019-2023 sous condition

Par essence, une loi de programmation doit fixer des objectifs volontaristes quelques soient les aléas. En prévoyant d’ores et déjà une révision dès 2021, les engagements inscrits dans la LPM 2019-2023 sont d’ores et déjà conjugués au conditionnel.

Aussi, loin d’inscrire une trajectoire budgétaire dans le marbre, on banalise la LPM comme la simple expression du souhaitable.

Un prix de la sincérité budgétaire non évalué

Bonne nouvelle pour Bercy, moins bonne pour les armées : l’effort de sincérité engagé diminue significativement la portée de l’augmentation budgétaire annuelle :

  • Annuités en euros courants ne tenant pas compte de l’inflation
  • Hausse de la provision OPEX
  • Inflation des effectifs se traduisant par une augmentation significative de la masse salariale
  • Plafonnement en pourcentage et non en volume du report de charges

INTERVIEW - Le président du groupe à l'Assemblée nationale, invité d'Audrey Crespo-Mara ce mercredi, revient sur la crise des prisons et sur l'avenir de son parti.

Alors que la ministre de la Justice Nicole Belloubet tente de gérer la colère des gardiens de prison, le président du groupe Les Républicains à l’Assemblée nationale, Christian Jacob revient, ce mercredi 24 janvier 2018 sur LCI, sur les actions menées quand son parti était au pouvoir : "Pendant le quinquennat de Nicolas Sarkozy, 9000 places ont été construites. Un programme prévoyant 15.000 places supplémentaires a été stoppé net à l'arrivée de François Hollande, Emmanuel Macron et notamment madame Taubira. Effectivement, monsieur Macron l'avait ré-annoncé dans sa campagne présidentielle et aujourd'hui on ne sait pas où elles sont passées. En tout cas rien n'est budgeté".

Pour le député de Seine-et-Marne, c'est très clair :  "il y a aujourd’hui un problème de places de prison et de reconnaissance des personnels pénitentiaires [...] Les promesses qu’a faites Emmanuel Macron pendant la campagne ont disparu". La tentative de blocage des surveillants de prison pour empêcher le transfèrement de Jawad Bendaoud pour son procès prévu ce mercredi à Paris lui semble déraisonnable : "Je comprends la situation de crise mais ils ne doivent pas entraver la justice"...

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Conférence de presse du Président Christian Jacob du 13/02/2018
Conférence de presse du Président Christian Jacob du 13/02/2018

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4ème Rencontre du Club des 28

Mercredi 15 Juin 2016

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