LPM 2019-2023 : une augmentation facile qui cache de réelles fragilités

Un effort notable mais non inédit
L’effort budgétaire présenté par le gouvernement comme exceptionnel n’est cependant pas inédit, comme l’atteste le rattrapage engagé par la LPM 2003-2009.
Une loi de programmation 2019-2023 qui demande à être jugée en 2025

L’effort principal est repoussé après le quinquennat que ce soit en dotation budgétaire, en augmentation des effectifs ou en livraison des matériels. La LPM 2019-2023 adopte donc la même mécanique séduisante mais risquée que sa précédente mise en œuvre sous l’autorité du Président Hollande.

Une loi de programmation 2019-2023 sous condition

Par essence, une loi de programmation doit fixer des objectifs volontaristes quelques soient les aléas. En prévoyant d’ores et déjà une révision dès 2021, les engagements inscrits dans la LPM 2019-2023 sont d’ores et déjà conjugués au conditionnel.

Aussi, loin d’inscrire une trajectoire budgétaire dans le marbre, on banalise la LPM comme la simple expression du souhaitable.

Un prix de la sincérité budgétaire non évalué

Bonne nouvelle pour Bercy, moins bonne pour les armées : l’effort de sincérité engagé diminue significativement la portée de l’augmentation budgétaire annuelle :

  • Annuités en euros courants ne tenant pas compte de l’inflation
  • Hausse de la provision OPEX
  • Inflation des effectifs se traduisant par une augmentation significative de la masse salariale
  • Plafonnement en pourcentage et non en volume du report de charges

Conférence de Presse du Président Christian Jacob du 22/05/2018
Conférence de Presse du Président Christian Jacob du 22/05/2018

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