MEUNIER PhilippeLa nouvelle amputation de 643 millions d'euros du budget de la défense 2015, demandée par le gouvernement, mettra définitivement fin à la Loi de Programmation Militaire 2014/2019.

Cette diminution supplémentaire des crédits de la défense remet en cause la parole présidentielle de François Hollande qui s'était formellement engagé à ne pas demander plus d'efforts à nos forces armées.

Ce reniement du Président de la République et de son gouvernement à l'égard de nos soldats engagés très fortement au Mali et en Centrafrique peut être considéré comme une trahison de la parole donnée.

Le Ministre de la Défense devra en tirer les conséquences en remettant au Premier Ministre sa lettre de démission, s'il n'obtient pas le respect des engagements pris dans le cadre de la LPM.

de MAZIERES FrançoisA l'automne 2012, lors de l'examen du projet de loi relatif à la mobilisation du foncier public en faveur du logement et au renforcement des obligations de production de logement social, François de Mazières – orateur du groupe UMP et apparentés sur ce texte – avait mis en garde la ministre de l'Egalité des territoires et du Logement sur les effets de sa loi, du fait de sa complexité, sur le ralentissement de la construction.

Lors de l'explication de vote sur l'ensemble du projet de loi (mercredi 10 octobre 2012), François de Mazières avait déclaré : « Madame la ministre, vous nous avez déclaré avoir fait une grande loi. Je crains, hélas, que, dans le catalogue des normes très difficilement applicables sur le terrain, votre texte ne figure à une bonne place : il prévoit un système d'une extrême complexité, conçu dans la précipitation, voire parfois dans une véritable improvisation. »

Développant l'argument de la complexité de son application sur le terrain, il avait conclu : « (...) ce texte, qui affiche l'ambition de relancer la construction, va se retourner comme un boomerang et entraîner le ralentissement des mises en chantier, y compris de logements sociaux. »

Après la censure du Conseil constitutionnel, François de Mazières avait de nouveau exprimé ses craintes lors de la discussion générale du nouveau projet de loi (mardi 20 novembre 2012) : « (...) ce qui est le plus préoccupant aujourd'hui, c'est l'effondrement de la construction. Notre principale inquiétude aujourd'hui porte en réalité sur le rythme de la construction (...). Or tout l'arsenal que vous mettez en place va malheureusement à l'encontre de cet objectif, car il va falloir reprendre les documents d'urbanisme. Les maires ne vont donc pas être incités, ils devront malheureusement prendre du temps alors qu'il y a urgence pour la relance du logement. »

Considérant que le véritable frein à la construction réside dans l'accumulation de normes, François de Mazières déplore la cécité du gouvernement qui persévère, depuis deux ans, à complexifier davantage ce secteur.

MARITON HervéLa prise en charge du handicap s'améliore-t-elle en France ?

Non. À force de dire que tout est solidarité, les pouvoirs publics en oublient la solidarité essentielle qu'est la solidarité avec les handicapés, quitte à trahir les promesses de la loi de 2005 qui imposent aux établissements recevant du public de se rendre accessibles aux handicapés en 2015 au plus tard. Pour nous, cette échéance de 2015 n'est pas négociable, même si nous pouvons comprendre une adaptation et une hiérarchisation dans les solutions. Nous proposons que l'application de la loi de 2005 devienne l'objectif prioritaire de toutes les aides de l'État dans le domaine du handicap.

Vous voulez aussi « sanctuariser » le budget de la politique du handicap. Est-ce tenable, vu l'état des finances publiques ?

L'UMP n'a pas l'habitude de se brider dans sa recherche d'économies, mais, pour nous, le budget de la politique du handicap doit être préservé quoi qu'il arrive. On peut dépenser moins pour l'assurance-chômage, pour l'assurance-maladie, les retraites, à condition que ce soit dans le cadre d'une stratégie d'ensemble, telle que nous la proposons, et qu'elle soit portée par une volonté forte. Malheureusement, aujourd'hui, le manque de poids politique de la ministre en charge du portefeuille ministériel est frappant. Marie-Arlette Carlotti a plus fait parler d'elle comme candidate malheureuse à la primaire du PS à Marseille que comme ministre en charge des personnes handicapées.

La décentralisation de la politique du handicap annoncée par le gouvernement va-t-elle dans le bon sens ?

Non. Nous proposons au contraire de la renationaliser, pour éviter les disparités et les aléas de gestion locale, en assumant de transformer les départements en simples guichets d'une politique définie nationalement. Ce qui n'empêche pas d'imaginer parallèlement une déconcentration qui se fasse de l'État vers les collectivités locales, et pas seulement de l'État central vers ses services sur le terrain.

Le Figaro

MARSAUD AlainInvité du « Talk Orange-Le Figaro » , Alain Marsaud s'est félicité de l'engagement de la Brigade franco-allemande au Mali, annoncé mercredi lors du sommet franco-allemand de défense et de sécurité à Paris. "Cela nous soulagera un petit peu, même si nous restons dans la symbolique" , a affirmé le député des Français de l'étranger. Il s'agit du premier déploiement en Afrique de cette unité créée il y a un an, qui s'intégrera dans la mission européenne EUTM-Mali de formation des forces armées maliennes.

Alain Marsaud s'est montré, en revanche, pessimiste sur la situation en Centrafrique, d'où il rentre. Contrairement à ce que souhaite la présidente par intérim, Catherine Samba-Panza, "on ne pourra pas tenir des élections en 2015" , pronostique l'ancien juge antiterroriste qui dresse un constat sombre de la situation. "Le pays n'existe plus. En province, les préfectures ont été rasées. On ne paie plus un seul fonctionnaire. La Centrafrique est dans un état semblable à Haïti il y a quelques années".

Mardi prochain, le député de l'opposition votera "sans état d'âme" avec la majorité le maintien de l'opération « Sangaris ». "J'ai été l'un des premiers à alerter nos autorités sur l'urgence qu'il y avait à intervenir en Centrafrique au nom de la défense des Français" sur place, qui ne sont plus que 600, contre le double il y a trois mois. Mais "il est, selon lui, urgent que l'on passe à une mission de maintien de la paix sous drapeau onusien" , dans la mesure où la France n'a plus les moyens de financer une telle opération, qui suscite les plus grandes réserves de pays européens, comme ceux du nord du Vieux Continent. "On a pensé qu'on était en présence de quelques coupeurs de routes et de malfaisants qu'on allait mater en envoyant quelques troupes d'infanterie de marine. On s'est effectivement trompé" , reconnaît Alain Marsaud, qui ne condamne pas pour autant le gouvernement. "On est engagé en Centrafrique pour bien longtemps, mais on ne pourra pas le faire seul. Je souhaite une unité nationale sur la question", a souligné le député des Français de l'étranger.

CARREZ GillesGilles Carrez, président de la Commission des finances de l'Assemblée Nationale, a dénoncé mardi le "double discours permanent" entre la volonté affichée par l'Elysée de réaliser des économies et les ministres qui "tous les jours proposent des dépenses supplémentaires".

"Il y a un écart colossal entre ce que dit François Hollande et le comportement de ses ministres. François Hollande dit « on va faire 50 milliards d'économies ». Tous les jours, il y a un ministre qui propose des dépenses supplémentaires ou qui refuse des économies", a déclaré M. Carrez sur Europe 1.

"On est dans le double discours permanent, il y a un discours à l'Elysée et il y a des faits, des réalités différentes au gouvernement. Ce qui explique tous ces zig-zag, ces allers-retours", a-t-il ajouté.

"Ce qu'on appelle le pacte de responsabilité, qui consiste à diminuer fortement le coût du travail, est une bonne orientation. La question que je pose est: on ne peut plus baisser les impôts et les charges si parallèlement, on ne diminue pas les dépenses. Où sont les 50 milliards d'économies de François Hollande ?", s'est interrogé le député du Val-de-Marne.

Interrogé sur le statut des intermittents du spectacle, remis en cause par le Medef, M. Carrez a répondu: "il ne faut pas le supprimer mais il faut le réformer. Cela fait quinze ans que l'on fait des rapports là-dessus. Quand j'entends Aurélie Filippetti oser en dire que toucher au statut des intermittents, c'est tuer la culture, on voit qu'on est dans l'excès total. Cela montre que dans le secteur de la culture, il n'y a aucune volonté de réforme".

"Il faut basculer le régime des intermittents dans le régime du chômage dit des intérimaires et par ailleurs favoriser, s'agissant d'un certain nombre d'intermittents, l'installation en profession libérale indépendante", a prôné M. Carrez, qui en attendrait "3 à 400 millions d'euros par an" d'économies.

"Les aides au cinéma sont tout à fait excessives, on produit, je crois, 300 films par an, ce qu'on appelle des films d'auteur avec un public très réduit, je pense qu'il faudrait avoir une analyse plus fine entre les aides publiques et l'audience, le succès commercial de ces différents films", a également estimé le président de la Commission des finances.

AFP, le 18 février 2014

JACOB ChristianL'UMP envisage d'envoyer une délégation de ses députés en Centrafrique, n'ayant pu obtenir la création d'une mission parlementaire sur l'intervention française sur ce sujet, a annoncé mardi le président du groupe UMP à l'Assemblée, Christian Jacob.

"On souhaitait une mission d'information comme ça avait été le cas pour le Mali, de façon à pouvoir aller sur place, rendre compte aux parlementaires et qu'ensuite le Parlement ainsi éclairé puisse prendre des décisions. A ma grande surprise, cette mission a été refusée par la conférence des présidents (qui réunit les présidents des commissions et des groupes parlementaires ainsi que le ministre des Relations avec le Parlement)", a déclaré M. Jacob à la presse.

"Je réitérerai cette demande la semaine prochaine. Si ça n'était pas le cas, on envisage d'envoyer une délégation de parlementaires sur place", a-t-il ajouté.

Députés et sénateurs seront appelés à débattre de la Centrafrique fin mars car la Constitution prévoit que l'autorisation du Parlement est obligatoire pour prolonger une intervention militaire au-delà de quatre mois.

Conférence de presse de Christian Jacob - Mardi 11 juin 2019
Conférence de presse de Christian Jacob - Mardi 11 juin 2019

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