JACOB ChristianLes députés UMP et UDI ont fait voter lundi, contre l'avis du gouvernement, des mesures pour augmenter l'indice de retraite du combattant en juillet et majorer la rente mutualiste, lors de l'examen des crédits budgétaires 2014 consacrés aux anciens combattants.

A la fin des discussions, le gouvernement a fait savoir, par la voix du ministre délégué aux Anciens combattants Kader Arif, qu'il demanderait un nouveau vote des députés (deuxième délibération) sur ces deux amendements d'ici à la fin de l'examen du projet de loi de finances.

Voté à main levée par 27 voix contre 25, l'amendement UMP de Christian Jacob et ses collègues vise à augmenter l'indice de la retraite du combattant de deux points, à compter du 1er juillet 2014.

Les orateurs de l'UMP ont affirmé qu'une telle mesure prolongeait la politique menée depuis 2005 par la précédente majorité, "qui a porté l'indice de la retraite des anciens combattants de 33 à 48 points". "Les preuves d'amour ont été données par le gouvernement précédent aux anciens combattants", a lancé Gérald Darmanin.

Le financement de cette revalorisation serait puisé dans les sommes allouées à la Journée Défense et Citoyenneté.

Aux élus UMP qui critiquaient "une absence d'amélioration du point d'indice pour la deuxième année consécutive" et plaidaient pour "une augmentation raisonnable", le gouvernement et le rapporteur avaient opposé une fin de non-recevoir.

Après avoir souligné que l'augmentation de 44 à 48 points était "l'aboutissement d'un plan d'amélioration de la retraite du combattant" qui avait "fait consensus", même si elle n'avait "pas été entièrement" budgétée par la majorité précédente, le ministre délégué au Budget Bernard Cazeneuve a considéré que cette retraite n'avait "pas vocation à être augmentée continument" et que la mesure serait trop coûteuse avec "30 millions d'euros en année pleine".

M. Cazeneuve a aussi souligné que le projet de budget faisait "déjà des efforts substantiels pour les anciens combattants" dans un contexte budgétaire contraint.

M. Arif a notamment regretté que la Journée Défense Citoyenneté "serve de variable d'ajustement".

Le rapporteur spécial, Gérard Terrier (PS), a jugé incohérent que les élus UMP "demandent toujours de diminuer les dépenses mais au fil de l'examen des missions n'aient de cesse d'augmenter les dépenses".

Un amendement de l'UDI pour majorer d'un point la rente mutualiste, en la portant à 126 points d'indice, a également été adopté contre l'avis du gouvernement et du rapporteur.

ESTROSI ChristianLe député-maire de Nice Christian Estrosi a annoncé mardi avoir demandé la mise en place "le plus tôt possible" d'une mission d'information à l'Assemblée nationale sur la réforme des rythmes scolaires, "mise en oeuvre de manière précipitée" et "sans aucune concertation".

"J'ai décidé de saisir par courrier Claude Bartolone, président de l'Assemblée nationale, et Jean-Marc Ayrault, Premier ministre, afin qu'une mission d'information de l'Assemblée nationale sur la réforme des rythmes scolaires soit mise en place le plus tôt possible", indique-t-il dans un communiqué. Il souhaite que soit évalué "l'impact de cette réforme sur l'ensemble des communes qui l'ont mise en place depuis la rentrée, notamment en terme pédagogique, organisationnel et financier".

Selon le député, "cette réforme lancée par le gouvernement sans aucune concertation et mise en oeuvre de manière précipitée aboutit à de nombreuses protestations, des élus, des parents d'élèves, des enseignants, animateurs et intervenants".

M. Estrosi estime qu'"aujourd'hui, les élèves ont perdu tout repère et sont totalement désorientés par cette réforme".

Il note par ailleurs que "le coût de cette réforme pour les communes (...) est de l'ordre de 600 millions d'euros" et que "l'Etat, qui n'a prévu aucun fond pour l'application de la réforme à la rentrée 2014, ne compensera pas ce coût et conduira à faire payer les familles".

Le ministre de l'Éducation Vincent Peillon a défendu lundi, lors d'une visite à Grenoble, sa réforme. "On va corriger ce qui ne va pas", a-t-il indiqué, parlant d'une "réforme longue" à laquelle il faut "laisser le temps de s'installer".

JACOB ChristianLa commission parlementaire sur l'affaire Cahuzac achevait mardi ses travaux dans la zizanie avec le refus fracassant de l'UMP d'assister à la dernière séance, consacrée à l'adoption d'un rapport qui est selon elle une "mascarade" visant à dédouaner le gouvernement.

Le principal parti de l'opposition a annoncé qu'il rejetait "en bloc" les conclusions du rapporteur socialiste Alain Claeys et n'assisterait pas à la dernière réunion de la commission prévue dans l'après-midi sous la présidence du centriste Charles de Courson (UDI).

"Nous avons décidé de ne pas cautionner cette mascarade qui humilie le Parlement. Cette commission n'avait d'enquête que le nom", a dénoncé le président de groupe Christian Jacob entouré des membres UMP de la commission lors d'une conférence de presse. "On ne veut pas être complices d'une opération blanchisseuse", a renchéri le député Guillaume Larrivé.

Dans son rapport, qui a été communiqué le 1er octobre aux membres de la commission mais qui ne sera publié que le 14 octobre, Alain Claeys affirme qu'il n'y a pas eu de dysfonctionnement majeur de l'Etat. Il conclut que "dans les semaines qui ont suivi les révélations de Médiapart (le 4 décembre 2012), l'appareil d'Etat a réagi dans le respect de la légalité". "A compter de l'ouverture de l'enquête préliminaire (le 8 janvier) la justice n'a été ni entravée, ni retardée", est-il écrit.

Selon l'UMP, "les questions qui dérangent ont été évacuées du rapport et restent sans réponse": "Pourquoi, alors qu'il est informé, le Président de la République n'a pas saisi la justice en décembre 2012 ? Pourquoi avoir déclenché une enquête administrative en janvier alors qu'une enquête judiciaire était en cours ? Pourquoi avoir limité cette enquête administrative à la Suisse et avoir oublié Singapour (où Jérôme Cahuzac a transféré ensuite ses fonds) alors que Mediapart mentionnait ce paradis fiscal dès le 4 décembre?", demandent-ils encore.

Pour le député UMP Gérald Darmanin, "le grand dysfonctionnement, c'est au minimum qu'on a un gouvernement qui ne sait rien, qui ne voit rien et ne se pose pas de questions".

Une faute personnelle, pas collective pour le PS

L'un des porte-parole des députés socialistes, Thierry Mandon, a répondu à l'UMP en soulignant que "ce rapport de la commission d'enquête sera sans surprise puisque tout le monde a vu ce qui s'était passé dans les auditions et a entendu les réponses des protagonistes et que tout le monde voit bien que la faute personnelle de Jérôme Cahuzac est avérée et que la commission d'enquête n'a pas pu trouver de faute collective".

Le rapport estime que si l'exécutif a pu disposer en décembre de faisceaux d'informations par le biais de proches de Mediapart, il ne disposait alors d'aucune preuve face à un ministre qui réfutait alors catégoriquement ces accusations.

Ce n'est qu'à la suite d'une lettre du directeur de Mediapart Edwy Plenel, au procureur de la République de Paris, qu'une enquête préliminaire sera diligentée par le parquet et que la voix de Jérôme Cahuzac sera authentifiée avec une quasi certitude dans un enregistrement gardé par son rival politique local Michel Gonelle.

Le rapport reconnaît aussi l'existence d'un débat au sein de la commission sur l'opportunité d'une demande d'entraide administrative à la Suisse et il juge que l'administration fiscale aurait pu faire une demande d'entraide à Singapour parallèlement à celle faite à la Suisse.

Les écologistes ont fait savoir de leur côté qu'ils s'abstiendraient.

La commission était chargée d'enquêter sur l'attitude du gouvernement après la révélation par Mediapart, le 4 décembre 2012, de l'existence d'un compte bancaire caché à l'étranger appartenant à M. Cahuzac. Ce dernier a démissionné le 19 mars lors de l'ouverture d'une information judiciaire, avant d'avouer le 2 avril détenir un compte non déclaré.

M. Cahuzac a été depuis mis en examen pour "fraude fiscale", "blanchiment" et "déclaration incomplète ou mensongère de son patrimoine par un membre du gouvernement".

Le scandale a également poussé le président François Hollande à annoncer une série de mesures pour moraliser la vie politique qui ont été définitivement votées par le Parlement.

JACOB ChristianChristian Jacob, patron des députés UMP, a vu "une ânerie" dans les déclarations de la direction du FN assurant, au lendemain de la cantonale de Brignoles, que le Front national était le premier parti de France.

Sur i>TELE, le député-maire de Provins (Seine-et-Marne) a commenté le premier tour de cette élection partielle, qui a vu dimanche le FN arriver en tête avec plus de 40% devant une UMP à à peine plus de 20%: "sur un canton de gauche depuis plus de 15 ans, elle est incapable de se qualifier au deuxième tour. Lorsque la gauche est au pouvoir le FN progresse et le transfert qui se fait aujourd'hui se fait de la gauche vers le Front national".

"Il y a une explosion en plein vol de la gauche", a insisté M. Jacob. "Non", le FN n'est pas le premier parti de France comme l'ont affirmé lundi Marine Le Pen ou Florian Philippot, "il arrive troisième en règle générale", "ce n'est pas parce que Mme Le Pen proclame n'importe quelle ânerie que ça devient une vérité".

Interrogé sur les propos de Jean-Luc Mélenchon, coprésident du Parti de Gauche, établissant une équivalence entre UMP et FN ("la peste ou le choléra"), M. Jacob a répliqué: "j'ai parfois du mal à voir la différence entre le Front de gauche et le Front national".

JACOB ChristianChristian Jacob, président du groupe UMP à l'Assemblée nationale a jugé mercredi que le gouvernement ressemblait à "un bateau ivre" et que la "cacophonie à répétition entre les différents ministres" était "invraisemblable".

"On a l'impression quand on regarde le gouvernement d'un bateau ivre, on ne sait pas où il va (...) La cacophonie à répétition entre les différents ministres est invraisemblable", a déclaré M. Jacob sur BFMTV/RMC.

"On apprend qu'en Conseil des ministres, le président de la République va faire un recadrage. De l'humiliation on passe au ridicule. Le Conseil des ministres (...), on y gère les affaires de la France", a-t-il ajouté.

"Ce qui est ridicule c'est d'avoir deux ministres qui en sont quasiment à l'insulte par presse interposée", a dit le député de Seine-et-Marne.

"Manuel Valls, tout va bien tant qu'il est dans le verbe, quand il passe à l'action, c'est plus compliqué. Il est inexistant dans l'action", a jugé Christian Jacob pour qui les Roms "qui arrivent, qui s'installent en dehors de tout cadre légal, en ne respectant rien", "ce n'est pas respectable qu'ils soient sur notre territoire national".

François Hollande devrait s'exprimer mercredi en Conseil des ministres sur le différend qui oppose depuis la semaine dernière Cécile Duflot (Logement) à Manuel Valls (Intérieur) autour des Roms.

Conférence de presse de Christian Jacob -
Conférence de presse de Christian Jacob -

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