« Le Monde » a demandé à des contributeurs de tous horizons de proposer, chaque jour, une idée pour changer la France Pour Patrick Hetzel il faut rétablir « l’esprit Malraux » et cesser de bloquer les projets architecturaux des communes, les maires doivent pouvoir passer outre des avis qui, sous couvert de protéger le patrimoine, vont à l’encontre de ce que voulait le législateur.

La France a mis en place un important dispositif légal afin de protéger le patrimoine architectural : un code du patrimoine et un code de l’urbanisme existent. On parle volontiers de « l’esprit Malraux », en référence au ministre du général de Gaulle qui a fortement œuvré pour que notre pays prenne conscience de sa richesse patrimoniale. Une richesse qu’il fallait protéger, restaurer et entretenir. De ce fait, l’arsenal législatif comporte des règles précises comme, par exemple, l’obligation d’effectuer des demandes de permis de construire ou de démolir qui peuvent nécessiter la consultation de l’architecte des Bâtiments de France (ABF).

En fonction du type d’espace protégé, cet avis est de trois types: consultatif, simple ou conforme. Consultatif veut dire que le maire peut décider de demander un avis à l’ABF avant de décider. Avis simple signifie que le maire est obligé de demander l’avis de l’ABF mais peut passer outre. Dans le cas d’une procédure d’avis conforme, le maire doit impérativement suivre cet avis, de même que le demandeur du permis de construire...

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Le député du Vaucluse, président d’Oser la France, dénonce le manque de rationalité économique d’un tel choix, qui poserait également des problèmes de 

En attendant la publication prochaine du projet de Programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE), la privatisation de la gestion des barrages hydroélectriques figure dans les priorités de l’actuel gouvernement qui vient d’ouvrir discrètement une négociation à ce sujet avec Bruxelles. Au plan idéologique, le Président Macron ne fait que tracer le sillon qui est le sien : la mise en concurrence des gros barrages hydroélectriques dont EDF est actuellement le principal concessionnaire (433 barrages) fait suite à l’introduction de la concurrence dans le transport ferroviaire ou aux dispositions visant à déréguler les professions règlementées.

La mise en concurrence libre et non faussée coule dans les veines de Bruxelles comme le sang dans celles des hommes. Néanmoins, lorsqu’on en vient à toucher à un secteur stratégique qui produit 12% du mix électrique, génère 1,5 milliards d’euros de recettes publiques et emploie 30 000 personnes, un tel choix ne peut se justifier que par la seule injonction bruxelloise, sauf à considérer que nous n’avons plus la maîtrise de notre souveraineté énergétique. A tout le moins, on est en droit d’attendre que ce choix, dans un grand pays comme la France, procède d’un calcul économique rationnel. On notera au passage que les pays d’origine de ces concurrents étrangers n’ont pas la même obligation d’ouverture à la concurrence car ils ne disposent pas d’un régime concessif...

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La nouvelle loi sur l’Ecole sera débattue dès lundi 11 février dans l’hémicycle de l’Assemblée nationale. Sans se transformer en « ventilateurs à angoisse » pour citer le Ministre qui cherche à tout prix à esquiver les vrais débats de fond – il faut d’ailleurs souligner que l’angoisse ne se ventile pas mais oppresse durablement les personnes qui en sont atteintes — il doit être permis d’étudier avec attention le texte proposé. Plusieurs intentions peuvent surprendre, à défaut d’angoisser.

Ainsi, l’évaluation annoncée par la mise en place d’un nouveau conseil d’évaluation de l’école suscite en l’état de très nombreuses interrogations. Alors que tous les standards internationaux préconisent une évaluation totalement indépendante, le projet prétend la remettre « au cœur » du système éducatif tout en la rendant directement dépendante du ministre, quel paradoxe. En cette période un peu confuse quant aux rôles respectifs des experts et des décideurs, réintégrer l’évaluation sous la tutelle du ministère fait perdre toute crédibilité aux deux parties.

Dans tous les autres pays et non des moindres, on peut même constater une corrélation directe entre l’existence d’une agence d’évaluation véritablement indépendante et la performance scolaire. S’il est incontestable que l’évaluation est un levier pour l’amélioration de la qualité de l’enseignement, encore faut-il qu’elle respecte une méthodologie rigoureuse et standardisée. L’indépendance est un pré requis. Dans tous les autres pays : Allemagne, Corée, Finlande, Mexique, Islande, où une agence indépendante a été mise en place, c’est l’agence qui fournit au système les moyens et niveaux d’amélioration, pas l’inverse et encore moins sous la houlette du Ministre....

 
(4/4) Conférence de presse de Christian Jacob - 19032019
(4/4) Conférence de presse de Christian Jacob - 19032019

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