LE CERCLE - Dans une tribune, Guillaume Larrivé, secrétaire général délégué, déplore la gestion des deniers publics par le gouvernement Philippe.

Monsieur Jourdain faisait de la prose sans le savoir. Le Premier ministre, lui, pratique le keynésianisme sans le dire. C'est ce que démontre, implicitement mais nécessairement,  son discours de politique générale devant l'Assemblée nationale.

L'acte I du quinquennat n'avait marqué aucune rupture avec la longue dérive des finances publiques françaises : la France a détenu, en 2018, le double record européen des  impôts, taxes et cotisations sociales (47,8 % du PIB, selon Eurostat) et des dépenses publiques (56 % du PIB, c'est-à-dire 10 points au-dessus de la moyenne de la zone euro).

Argent facile

L'acte II s'ouvre sur des perspectives encore plus sombres. Des milliards d'euros ont été utilisés, ces derniers mois, comme un extincteur social post-« gilets jaunes ». Les déséquilibres financiers vont s'aggraver. Notre pays aura cette année le déficit public le plus élevé de la zone euro, à 3,1 % du PIB, selon les dernières prévisions de la Commission européenne. Au fond de la classe, nous serons parmi les cinq pays européens dont la dette publique continuera à croître : elle devrait passer de 98,4 à 99 % du PIB cette année en France...

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INTERVIEW - Éric Woerth, député de l’Oise, est président de la commission des finances de l’Assemblée nationale.

LE FIGARO. - Pourquoi contestez-vous l’alliance politique entre la droite et la gauche sur le RIP contre la privatisation d’ADP?

Éric WOERTH. - Cette situation crée des signaux très contradictoires sur ce que veut la droite française sur le plan économique. Dans le débat sur ADP, j’ai exprimé des réserves très importantes sur le choix et la méthode mais je n’en tire pas la conclusion qu’il faut aller au référendum. On peut contester le choix de l’État d’avoir commencé un processus de privatisations par des monopoles tels que La Française des jeux et ADP, mais s’associer à la gauche, aller jusqu’à un référendum, avec des groupes politiques qui pensent de manières extrêmement différentes sur ce type de sujets, cela conduit à la confusion politique comme à l’affaiblissement de la droite et de ses propres valeurs. Il en sort quelque chose d’illisible pour nos concitoyens...

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INTERVIEW - Robin Reda, député apparenté de l’Essonne, soutient le référendum d’initiative partagée (RIP).

 LE FIGARO. - N’est-il pas contre nature de voir la droite s’allier à la gauche pour s’opposer à une privatisation?

Robin REDA. - Sur le principe, cela est contre nature. La droite que je défends est en faveur de l’économie de marché. Elle ne s’allie pas avec les communistes ou le Rassemblement national. Pour autant, concernant cette procédure de référendum d’initiative partagée (RIP), avant que la communication soit un peu brouillée sur le sujet, de nombreux parlementaires avaient été choqués par la manière dont la privatisation d’ADP avait été présentée durant les débats. Je soutiens le RIP parce que je considère que le gouvernement a très mal présenté les choses.

Le problème n’est pas la privatisation mais le fait qu’elle soit mise en route uniquement pour faire entrer de l’argent dans les caisses de l’État. Je vais signer le référendum en tant que citoyen pour obliger le gouvernement à sortir du bois et à expliquer ce qu’il veut faire de nos aéroports. Mais je ne ferai pas campagne ...

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« Emmanuel Macron se veut jupitérien, au-delà de tout doute. Il y a chez lui un prisme égocentrique qui l’emporte sur tout. Georges Pompidou, lui, aimait les Français avant de s’aimer lui-même », estime le député du Lot

Pompidou superstar ! Cinquante ans après son élection à l’Elysée, le deuxième président de la Ve République est redécouvert de toute part. Député LR du Lot depuis juin 2017, Aurélien Pradié est ainsi à l’origine d’une exposition sur le thème « Georges Pompidou et le doute ». Celle-ci sera visible dans le Lot cet été et à Paris à l’automne. Le trentenaire LR, en pleine ascension, explique pourquoi le successeur du général de Gaulle devrait être pour une droite qui se cherche une référence un modèle.

Le Point: - En quoi le doute est-il associé à Georges Pompidou ?

Aurélien Pradié:- Chez Georges Pompidou, la présence du doute est constante tout au long de son parcours. Comme une humilité, une faille d’où il puise une force et l’expression d’une humanité. Le doute comme un exercice : construire une conviction, dans l’échange, dans l’Histoire, dans la poésie… Ce questionnement philosophique lui a donné une force considérable tout au long de sa carrière. C’était un doute fondateur.

Comment caractérisez-vous ce doute ?

Pompidou doutait car il ne s’est pas construit du jour au lendemain. Il a eu un chemin politique et des épreuves. Rien dans son parcours n’était une évidence ou un calcul ambitieux...

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Le député présente au « Point » ses propositions pour une France « livrée aux narcos et aux islamistes ». Et il revient sur la défaite aux européennes.

C'est un texte dense que défendra ce 20 juin le député de Nice et questeur de l'Assemblée nationale Éric Ciotti dans l'hémicycle du Palais-Bourbon. Le « Monsieur Sécurité » de la droite propose sur ce sujet une grande loi de programmation pour les six ans à venir (2020-2025) avec des mesures concrètes – dont certaines ne manqueront pas de faire polémique –, et qu'il présente en détail au Point.
Le président de la commission d'investiture de son parti sort aussi du silence médiatique qu'il s'était imposé depuis la démission de Laurent Wauquiez, qu'il a toujours soutenu. « Seule une droite qui formule des propositions innovantes et courageuses réussira », affirme ce partisan d'une ligne dure mais qui a toujours refusé toute compromission avec le Rassemblement 

Le Point : Par cette proposition de loi de programmation pour la sécurité, vous souhaitez organiser l'action des forces de l'ordre pour les six années à venir. Ne sont-elles pas suffisamment soutenues  ? 

Éric Ciotti : Non, le malaise dans la police et la gendarmerie n'a jamais été aussi grand qu'aujourd'hui, comme s'en sont fait l'écho unanimement les syndicats de policiers dans une tribune récente parue dans Le Journal du dimanche...
 

 

Conférence de presse de Christian Jacob - Mardi 11 juin 2019
Conférence de presse de Christian Jacob - Mardi 11 juin 2019

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