INTERVIEW - Le président du groupe LR à l’Assemblée dresse un constat sans concession après les annonces du chef de l’État, jeudi, lors de sa conférence de presse.

LE FIGARO. - Emmanuel Macron a fait une série de mesures, sur lesquelles le gouvernement va plancher ce lundi. Était-ce à la hauteur de la crise selon vous?

Christian JACOB. - On a plutôt eu uneffet «plouf que waouh»! M. Macron était très attendu à l’issue d’un débat interminable. La vérité est qu’il n’a pas réussi à le conclure avec des réponses à la hauteur des attentes des Français. En ne changeant pas de cap, il prend un risque majeur pour la cohésion du pays. Six mois se sont passés depuis le début de la crise des «gilets jaunes». Le grand débat a été pensé comme un moyen de gagner du temps, d’amadouer les élus et d’endormir les Français. Or les causes de cette crise sont identifiées et rien, dans les annonces floues du président, ne permet de dire qu’un début de réponse a été apporté. L’avenir nous dira s’il a galvaudé sa seconde chance. Si c’est le cas, ce sera un formidable gâchis car finalement, ce sont les chances de la France qu’il gâche.

 

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Pour le président de la commission des finances, la priorité des baisses d’impôts devrait aller aux entreprises « qui sont au cœur de la création de richesse et de la hausse du pouvoir d’achat des Français ​»

Les faits: Bercy a présenté mercredi son traditionnel programme de stabilité, qui revoit à la baisse les prévisions de croissance à 1,4 % et acte la dégradation de la trajectoire des finances publiques sur le quinquennat (1,2 % de déficit en 2022). La baisse d’impôt pour les ménages atteindra 10 milliards d’euros cette année. Rien n’est prévu pour les entreprises. Le document sera rapidement amendé après les annonces présidentielles suite au Grand débat, attendues dans le courant de la semaine prochaine.

L'Opinion: - Le gouvernement prévoit une croissance de 1,4 % jusqu’à la fin du quinquennat. Le Haut conseil aux finances publiques a jugé ces prévisions sincères. Et vous ?

Eric Woerth: - Je salue la sincérité de l’exécutif, il prévoit bien, mais ce qu’il prévoit est-il bien ? Non. Jamais un programme de stabilité n’a été aussi empreint d’une telle instabilité. Il ne contient rien des annonces présidentielles à venir suite au Grand débat. Des annonces qu’on promet fondamentales. Elles auront donc des conséquences tout aussi fondamentales sur le budget.

C’est un programme de stabilité à durée déterminée ?...

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TRIBUNE - Les Français n’ont pas attendu le grand débat pour être convaincus de la nécessité de diminuer les dépenses publiques. Aussi éprouvent-ils une irritante impression de surplace. Pour accomplir enfin de vraies réformes, méditons quelques maximes inspirées par Thatcher et Schröder, argumente le député et historien.

Après quatre mois de jacqueries, 500.000 contributeurs mobilisés et 12 millions d’euros dépensés, il ne ressort du grand débat que des évidences: la France souffre de trop de dépenses publiques et donc de trop de taxes et impôts! Depuis des années, think-tanks et experts (Ifrap, Iref, Institut Montaigne, Institut Molinari, Coe-Rexecode, Fipeco) n’ont cessé dele répéter et de le démontrer: dans notre pays, la dépense publique atteint 57 % du PIB, contre une moyenne de 48 % dans la zone euro.

Afin de restaurer notre compétitivité et rendre aux Français en pouvoir d’achat le fruit de leurs efforts, il n’est pas d’autre choix que de réduire cette dépense publique, avec un objectif à terme d’environ 80 milliards. Les priorités sont connues de tous: unification des régimes de retraite, augmentation de l’âge de la retraite (indispensable alors que l’espérance de vie n’a cessé de croître et qu’une année de travail de plus représente environ 18 milliards d’économies), réforme de l’aide ...

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Conférence de presse de Christian Jacob - Mardi 11 juin 2019
Conférence de presse de Christian Jacob - Mardi 11 juin 2019

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