Ce mardi, Damien Abad, vice-président et député de l’Ain, a répondu aux questions de Nicolas Beytout.

«Oui je participerai au grand débat, affirme d’emblée notre invité. C’est notre responsabilité ainsi que de proposer des solutions concrètes pour le pouvoir d’achat des Français». Au sujet des maires plutôt frileux à l’idée de participer, Damien Abad explique: «Je ne condamne pas cette attitude (…) les maires ruraux nous disent tous qu’ils mettront des cahiers de doléances, qu’ils mettront des salles à disposition mais qu’ils ne veulent pas être organisateurs d’un débat parce que le gouvernement leur a tourné le dos depuis le début»...

 

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Faut-il instaurer des quotas de migrants ? Le point de vue de Pierre-Henri Dumont, député du Pas-de-Calais chargé de l’immigration au sein des Républicains.

« Nous sommes évidemment favorables à des quotas annuels fixés par le Parlement, car c’est une proposition que Les Républicains formulent depuis assez longtemps. Elle était dans la plate-forme législative de 2017 et dans le contre-projet à la loi asile et immigration que nous avons défendu au printemps 2018. Lors de la discussion de cette loi à l’Assemblée nationale, j’avais d’ailleurs déposé des amendements dans ce sens, qui avaient été alors rejetés par le gouvernement.

Concrètement, on s’aperçoit qu’on ne maîtrise pas ou très peu le nombre comme le type de personnes qui viennent sur le territoire. On a une immigration qui est totalement déphasée par rapport à celle des pays voisins. L’immigration du travail en France ne représente que 10 % des flux légaux, ce qui est très inférieur à ce qui se pratique dans les pays limitrophes. L’immigration est donc essentiellement familiale et étudiante. Il est nécessaire de rééquilibrer la typologie...

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Pour le député de la Haute-Marne, auteur de Gouvernez ! (Alma Editeur, 2015) et contributeur régulier à la revue Le Débat, l’émergence des « gilets jaunes » révèle une crise de la représentation et des institutions de la Ve République. Il pointe aussi une incapacité à débattre et à partager des diagnostics, mal endémique de notre démocratie.

Le Monde: La crise des « gilets jaunes » reflète-t-elle une crise des institutions de la VRépublique, voire de la démocratie représentative ?

Oui. Je note un affaiblissement général des institutions dont plus personne ne comprend le rôle et le sens. Emmanuel Macron a voulu mettre en scène une présidence forte, qu’il souhaitait renforcer encore avec la réforme des institutions. Or, avec l’affaire Benalla et la crise des « gilets jaunes », la mise en scène a été rattrapée par la réalité : on a découvert, Macron et les « marcheurs » en tête, que cette présidence était en réalité faible, tout comme le sont le Parlement, les corps intermédiaires mais aussi les médias. Cet affaiblissement général des institutions et contre-pouvoirs traditionnels débouche sur une incapacité à débattre dans notre démocratie.

C’est-à-dire ?

 Les « gilets jaunes » sont à la fois le symptôme et la conséquence de la crise du débat dans notre pays. Depuis vingt ans, ce qu’on appelle « débat politique » se résume à des rapports de force dans les médias ou dans la rue....

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(4/4) Conférence de presse de Christian Jacob - 19032019
(4/4) Conférence de presse de Christian Jacob - 19032019

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