Le projet de loi comportant les nouvelles mesures anti-Covid doit être examiné cette semaine par le Parlement. Le président du groupe LR à l'Assemblée prône « un meilleur équilibre » sur le pass sanitaire, jugeant les sanctions « disproportionnées ». Il épingle le « défaut d'anticipation » de l'exécutif mais fustige les « slogans haineux » des « antivax ».

Les députés LR voteront-ils le durcissement des restrictions face aux variants du Covid ?

Nous sommes favorables à la vaccination obligatoire pour les soignants et tout le personnel qui travaille, de près ou de loin, dans le monde médical et médico-social.
Nous sommes aussi favorables au renforcement de la politique d’isolement, depuis le début le maillon faible de la crise sanitaire. Il y a en revanche de plus grandes interrogations sur le pass sanitaire. Je comprends que les restrictions portent en priorité sur les personnes non vaccinées mais il faut trouver un meilleur équilibre entre protection de la santé des Français et respect des libertés individuelles. A la limite, la vaccination obligatoire pour tous ceux qui reçoivent du public aurait été plus transparente et moins hypocrite qu’un système de pass sanitaire qui revient à une vaccination obligatoire déguisée.

 

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Eric Woerth est député LR de l’Oise. Il préside depuis juin 2017 la commission des finances à l’Assemblée. Ce féru d’alpinisme, qui a porté la réforme des retraites de 2010, connaît parfaitement bien les questions budgétaires pour avoir été de 2007 à 2010, en pleine crise financière, ministre du Budget, des Comptes publics et de la Fonction publique dans les premiers gouvernements Fillon. Il a également été plusieurs fois responsable des volets économiques des programmes présidentiels de son parti.

LE FIGARO. - Le «quoi qu’il en coûte» présidentiel, en place depuis plus d’un an pour aider les entreprises face à la crise, doit-il s’arrêter?

Eric Woerth. - Le gouvernement doit progressivement débrancher les aides d’urgence dans les mois qui viennent. Sinon, à un moment donné, le «quoi qu’il en coûte» risque de coûter plus cher que le bénéfice collectif que l’on en retire.

 

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ENTRETIEN - Pour le président du groupe LR à l’Assemblée, il y a une différence de nature et de valeurs entre son parti et le Rassemblement national.

LE FIGARO.- Partagez-vous les propos de Guillaume Peltier appelant à travailler avec Robert Ménard ? Il dit «porter les mêmes convictions que lui». Vous aussi?

Damien ABAD. - Je ne partage pas les convictions de M. Ménard. Soyons très clairs: il y a une différence de nature et de valeurs entre le Rassemblement national et nous. Derrière le vernis de Mme Le Pen, il y a la réalité d’un parti qui ne fait que transformer les problèmes des Français en slogans et non en solutions politiques. En tant que président du groupe LR à l’Assemblée nationale, j’exclus avec fermeté de pouvoir travailler avec le Rassemblement national. Il représente une histoire, une idéologie, un programme politique ou économique, qui ne sont pas en accord avec l’idée que je me fais du bien commun et de l’intérêt général. Le Rassemblement national n’aura jamais ma voix, ni ma confiance. Il existe une digue qui pour moi est infranchissable. C’est la digue avec l’extrême droite et ses satellites.

 

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Tribune avec plus de quatre-vingts autres parlementaires membres du parti Les Républicains, Patrick Hetzel, député (LR) du Bas-Rhin, Bruno Retailleau, sénateur (LR) de Vendée, Thibault Bazin, député (LR) de Meurthe-et-Moselle, et Xavier Breton, député (LR) de l’Ain, appellent l’exécutif à surseoir à un nouvel examen du projet de loi bioéthique. Celui-ci doit débuter à l’Assemblée nationale le mardi 1er juin.

Le 17 février, une commission mixte paritaire (CMP) s’est tenue à la demande du premier ministre afin de trouver un accord entre députés et sénateurs sur la révision du projet de loi bioéthique. Agnès Firmin Le Bodo, présidente de la CMP, n’a eu besoin que de vingt minutes pour constater l’impossibilité d’une convergence sur ce texte : « Les divergences qui ont été exposées témoignent de la vitalité de notre débat démocratique. Elles sont cependant très profondes et nous empêchent de parvenir à un accord. »

Les deux chambres, en effet, ont voté en première comme en seconde lecture, des versions très différentes du projet de loi. En octobre 2019 puis en juillet 2020, l’Assemblée nationale a voté en faveur de la PMA pour les femmes seules et les couples de femmes, l’autoconservation des gamètes sans motif médical, une filiation nouvelle consistant à inscrire deux mères sur l’acte de naissance d’un enfant, l’autorisation de créer des embryons transgéniques, des embryons chimères (animal-homme) et des gamètes artificiels, ou encore l’introduction d’un motif de « détresse psycho-sociale » pour l’interruption médicale de grossesse (qui serait possible jusqu’à neuf mois).

 

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La députée LR du Doubs, vice-présidente de l'Assemblée nationale et présidente du Conseil national LR, était l’invitée d’Yves Thréard ce mercredi 19 mai. Dénonçant «l’extraordinaire cynisme des manœuvres politiciennes et d’Emmanuel Macron et de Jean Castex », elle a affirmé qu'«Emmanuel Macron et Marine Le Pen ont le même objectif, celui de détruire LR».

 

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Le député LR estime que rénover le Conseil économique, social et environnemental par le biais de jurys citoyens « loin de nous rapprocher de l’idéal de pureté et de transparence démocratiques » sera source d’« opacité et de contradictions »

C’est ce 18 mai que s’installe au palais d’Iéna, un Conseil économique, social et environnemental (Cese) rénové. Sans doute animés par un impérieux besoin d’auto-persuasion, les promoteurs de la réforme n’hésitent pas à parler « d’oxygénation démocratique » pour ce non-événement qui constitue plutôt un pathétique symbole de notre désarroi démocratique. Par quel miracle, une institution jusqu’à présent incapable de prouver son utilité, serait-elle demain en mesure de le faire ? L’échec est assuré. Dès lors, pourquoi se livrer à un tel acharnement thérapeutique sur une assemblée si justement méconnue ?

Le Cese reste, conformément à sa vocation, l’assemblée des organisations syndicales et professionnelles. Elle s’est ouverte aux associations de solidarité et de protection de l’environnement. Cette représentation des forces vives de la nation pouvait avoir un sens quand le pouvoir politique dominait la société avec le risque de cadenasser le débat public. Syndicats et associations n’ont aujourd’hui nul besoin d’une telle enceinte pour se faire entendre. La révolution médiatique a rendu obsolète le rôle initial du Cese.

 

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