INTERVIEW - Le président du groupe LR à l’Assemblée nationale dénonce un «déni de démocratie».

LE FIGARO. - Pourquoi jugez-vous «illégale» la circulaire Castaner?

Damien ABAD. - Cette circulaire est illégale au double motif qu’elle est contraire au décret du 9 décembre 2014, toujours en vigueur, qui fixe à 1 000 le seuil des communes dont les candidats doivent être «nuancés», et que la fixation de ce seuil porte atteinte à plusieurs principes tels que le droit à l’information ou la libre expression du suffrage. En effet, cette circulaire efface l’expression politique de 96 % des communes représentant 50 % de la population française. Des villes comme Saint-Jean-de-Maurienne, La Grande-Motte, Honfleur, Jouy-en-Josas, Langres, Evian, ou Divonne-les-Bains dans l’Ain disparaîtront des radars médiatiques à 20 heures les 15 et 22 mars. Pour la première fois, nous n’aurons aucune projection démocratique des résultats. Personne ne pourra dire qui a gagné ou perdu.

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Député Les Républicains de l’Oise et président de la commission des finances à l’Assemblée nationale, Éric Woerth avait piloté la réforme des retraites de 2010. Il répond en exclusivité aux questions du Figaro.

LE FIGARO. - Au 34e jour du conflit social lié à la réforme des retraites, comment observez-vous la situation?

Éric WOERTH. - C’est une impasse sociale et politique. Personne n’y comprend plus rien. M. Delevoye et le gouvernement étaient partis sur cette réforme, la fleur au fusil, en considérant que la question de l’âge n’était pas le sujet et qu’il fallait bâtir une sorte de nouveau système rêvé des retraites. Mais les choses ne marchent pas comme cela et, aujourd’hui, nous en revenons aux questions qu’il aurait fallu se poser dès le début sur l’âge du départ à la retraite. Le débat, ouvert il y a deux ans, n’a abouti à rien, sinon à augmenter l’incompréhension des partenaires sociaux et des Français.

 

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Gilles Carrez, député du Val-de-Marne et président de la commission des Finances, estime que mettre de l’équité dans les retraites, comme le souhaite l’exécutif, est « une folle idée ».

À six jours du bras de fer annoncé le 5 décembre sur la réforme des retraites, Gilles Carrez, ancien rapporteur général du budget, revient sur la « clause du grand-père », pour lui essentielle. La réforme des retraites ne concernerait alors que les nouveaux entrants sur le marché de l'emploi. Édouard Philippe a annoncé mardi 26 novembre y avoir renoncé dans son principe pour privilégier une négociation « secteur par secteur.

Le Parisien: - Chaque année, les régimes spéciaux coûtent plus de 7 milliards d'euros au budget de l'Etat. Est-ce trop ?

Gillez CARREZ: - 
Pas forcément. Certains régimes coûtent aujourd'hui beaucoup d'argent pour des raisons démographiques : il y a moins de cotisants que de pensionnés. Pour compenser cette différence, il faut utiliser toutes les possibilités au sein d'un même régime de retraite. Mais en fin de parcours, s'il reste un déficit, il est normal de mettre en place un financement par la collectivité. Après, toute la question, c'est l'équité entre les contribuables.

C'est-à-dire ?

À partir du moment où l'on demande au salarié du privé de participer, via ses impôts, au financement des retraites des régimes spéciaux, il faut s'assurer qu'il existe une forme d'équité entre tout un chacun...

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INTERVIEW - Députée du Doubs et vice-présidente de l’Assemblée, Annie Genevard est présidente du conseil national de LR.

LE FIGARO. - Quelle est votre mission à la tête de ce conseil national?

Annie GENEVARD. - Notre président Christian Jacob veut en faire le Parlement du parti. Nos 700 conseillers nationaux élus doivent être des membres actifs de ce lieu d’expression et de propositions. Ce qui se joue samedi, c’est l’annonce d’un vrai travail en profondeur.

Quels sont les temps forts?

Nous présentons nos 12 forums thématiques. Ils guideront nos travaux jusqu’au congrès des idées, prévu dès juillet. Chaque forum national se réunira au siège, une fois par mois, à partir de janvier, avec l’ambition d’aborder les grands enjeux de la société actuelle. Nos conseillers nationaux, parlementaires et représentants des fédérations, pourront y participer car notre objectif est d’y associer la base. Samedi, Christian Jacob dévoilera aussi une méthode de travail. Les conseillers nationaux pourront poser des questions dans la salle, via un boîtier électronique. Ce sera la première illustration de notre volonté de faire de...

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FIGAROVOX/ENTRETIEN - La députée (LR) des Bouches-du-Rhône a participé samedi à la marche contre les violences faites aux femmes. Elle réclame une protection renforcée pour les enfants témoins de ces violences.

FIGAROVOX.- Vous avez manifesté samedi à l’appel du collectif «Nous Toutes», quel message avez-vous souhaité faire entendre ?

Valérie BOYER.- Cela fait des années que je travaille à mieux lutter contre les violences conjugales. J’ai manifesté pour les droits des femmes, de toutes les femmes, et même pour les droits humains car je crois qu’il faut mieux prendre en compte les souffrances des enfants qui sont témoins de violences conjugales.

 

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Pour le nouveau président du groupe à l'Assemblée, « Emmanuel Macron a, en réalité, déjà échoué » sur les retraites. « Tant que l'on ne touchera pas au totem de l'âge légal, on aura une non-réforme », prévient-il. Damien Abad souhaite que le tiers des économies réalisées par une réforme des retraites soit consacré à l'augmentation du pouvoir d'achat des retraités.

Les Echos:
- Le climat social vous inquiète-t-il ?

Damien ABAD: - Oui. Il y a un risque réel de déstabilisation de la société, déjà très fracturée, et on sent bien que ça peut s'embraser très vite. Le pays est dans la même situation qu'au début du mouvement des « gilets jaunes » : non seulement les causes des tensions sociales ne sont pas traitées mais, malheureusement, la stratégie de pourrissement du gouvernement entretient un flou très anxiogène, qui pourrait avoir un effet boomerang.

Les réformes des retraites sont toujours très anxiogènes. L'exécutif en est-il responsable ?

Oui, parce que la droite a réussi - en 1993, en 2003 et en 2010 - là où Emmanuel Macron a, en réalité, déjà échoué. Il y aura peut-être une loi, mais voter une loi qui va s'appliquer pour partie en 2040 et pour partie en 2060 n'est pas très sérieux. Alors que le rapport du Conseil d'orientation des retraites prévoit un déficit de 8 à 17 milliards à l'horizon 2025, le gouvernement ne semble plus prêt à prendre des réformes courageuses....

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Réforme des Retraites

200115 Damien Abad

Lettre de Damien Abad, Président du Groupe les Républicains de l'Assemblée nationale à Edouard Philippe, Premier Ministre.

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Conférence de presse du Président Damien Abad

Conférence de presse de Damien Abad - Mardi 12 novembre 2019
Conférence de presse de Damien Abad - Mardi 12 novembre 2019

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