LE SCAN POLITIQUE/INTERVIEW - Le député d'Ille-et-Vilaine a refusé de cosigner un rapport qui proposait la suppression du quotient familial. «Une telle remise en cause d'un fondement de notre politique familiale n'était pas acceptable», dit-il au Figaro.

Battue en brèche par l'opposition de droite, la suppression du quotient familial défendue dans le rapport du député LaREM Guillaume Chiche a été définitivement enterrée, ce mercredi, par le gouvernement. «Je peux d'ores et déjà vous dire que le gouvernement écarte toute modification du quotient familial», a déclaré le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux à la sortie du Conseil des ministres. La veille, le co-rapporteur de cette mission d'information, le député LR Gilles Lurton, s'était désolidarisé en refusant d'y apposer sa signature, empêchant ainsi sa présentation publique en commission des affaires sociales. «Une famille avec enfants de doit pas voir son niveau de vie baisser par rapport une famille qui n'en n'a pas», explique-t-il au Figaro.

LE FIGARO.- Le gouvernement a annoncé qu'il écartait «toute modification du quotient familial». C'est une victoire pour vous?

Gilles Lurton.- Cette déclaration est rassurante. Malgré toutes les pressions que l'on m'a fait subir ces deux derniers jours, j'ai eu raison de ne pas céder. J'ai tout entendu pour qu'on me pousse à signer ce rapport: la suppression du quotient familial ne serait qu'une piste parmi bien d'autres, le rapport incluait certaines dispositions qui me tenaient à coeur... Mais j'ai toujours dit que supprimer le quotient familial constituait pour moi une ligne rouge à ne pas franchir. Après avoir demandé à de nombreuses reprises à mon co-rapporteur Guillaume Chiche de retirer cette proposition, sans succès, j'ai pris la décision m'en désolidariser....

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