Débat - Parce que son assiette est large et qu’elle a progressivement été augmentée, la CSG pèse désormais lourd sur les finances des Français. Faut-il la réformer ?

 « Méfions-nous du mariage de la carpe et du lapin »

« Avec l’impôt sur le revenu et la CSG, nous disposons de deux impôts complémentaires, chacun avec ses qualités et ses défauts, mais plutôt solides et acceptés par les Français. Ce que veulent les promoteurs de la fusion, c’est l’absorption de la CSG par l’impôt sur le revenu. Ils oublient que ces deux impôts n’ont ni les mêmes modalités ni la même assiette, et ne financent pas la même chose, puisque l’un va à l’État, l’autre à la protection sociale. La CSG et l’impôt sur le revenu ont été pensés différemment, avec des modalités distinctes. Méfions-nous du mariage de la carpe et du lapin qui apporterait plus de confusion que d’avantages.

La fusion conduirait d’abord à priver la protection sociale d’un financement qui lui est directement affecté. Ce ne serait pas anodin, car cela remettrait en cause le fait que tout le monde contribue à notre système de protection sociale. Surtout, cette fusion créerait un énorme prélèvement progressif, représentant alors une masse de 200 milliards d’euros. Or, en France, on sait bien que progressif veut en réalité dire extrêmement concentré. On le voit avec l’impôt sur le revenu, qui pèse à plus de 70 % sur les 10 % des contribuables les plus aisés, qui sont loin d’être tous millionnaires.

Ce big bang fiscal aurait ainsi pour première conséquence d’accentuer cette tendance à l’extrême concentration. Il serait un piège dévastateur pour les classes moyennes et moyennes supérieures, qui se retrouveraient infiniment plus taxées alors même qu’elles le sont déjà beaucoup. »

 

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