Pour le président Les Républicains de la commission des finances de l’Assemblée nationale, isoler la dette Covid n’est pas une solution, il faut la rembourser.

Pour le président LR de la commission des finances de l’Assemblée nationale, qui fut ministre du budget durant la crise de 2008-2009, il faut rembourser la dette. Il s’oppose aux arguments d’une partie de sa famille politique, et plaide de nouvelles règles budgétaires européennes.

La crise sanitaire a fait exploser la dette publique française. Dans un monde de taux d’intérêt bas voire négatifs, est-ce vraiment un problème ?

Nous ne pouvions pas faire autrement, puisque nous n’avions pas assez d’argent pour financer les mesures de soutien et de relance de l’économie. C’est d’ailleurs là le sujet : nous avons abordé la crise avec un endettement parmi les plus élevés des pays de l’OCDE. Cela peut-il durer ? Non.

Je suis d’accord qu’exprimer la dette en pourcentage du produit intérieur brut (PIB) n’a plus guère de sens : 120 % de dette, c’est important mais ce qui compte, c’est la charge d’intérêt, qui a fortement baissé. Aujourd’hui, elle est supportable. Mais est-ce durable ? Probablement pas. Il en va de la souveraineté financière de la France : certains pays ont été mis sous tutelle pour ne pas avoir été capables de rembourser leur dette. La dette provient d’un déficit annuel chronique installé bien avant la crise du Covid. Il faut se préparer aux prochaines crises, qui seront peut-être plus puissantes que celle-ci.

 

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