Le député LR des Bouches-du-Rhône, Eric Diard, estime que le projet de loi confortant le respect des principes de la République ne va pas assez loin pour lutter contre le séparatisme islamiste. Le vote solennel sur ce texte aura lieu mardi, en première lecture, à l'Assemblée nationale.

La tribune : "C'est un projet de loi qui était pour le moins attendu. Emmanuel Macron l'avait esquissé dans son discours de Mulhouse puis, surtout, dans son discours des Mureaux, mais entre les annonces et le texte déposé à l'Assemblée, le compte n'y est pas. Rien sur la réhabilitation des quartiers : cette question a d'abord été réduite à deux articles sur la mixité sociale dans l'avant-projet de loi, elle a été rayée ensuite d'un seul trait de plume en Conseil des ministres le 9 décembre. La notion d'islam radical ou politique, pourtant clairement évoquée par Marlène Schiappa en juillet 2020, a également disparu. Le titre de la loi a aussi évacué le terme cher au président de 'séparatisme', afin de laisser place au 'respect des principes républicains' qu'il s'agirait de 'conforter' par cette loi, alors que ces principes sont aux fondements mêmes de nos lois et de notre société.

Le projet de loi fait aussi l'impasse sur les prisons, qui sont pourtant un élément central du séparatisme et un des terreaux les plus fertiles de la radicalisation depuis une trentaine d'années. Faut-il rappeler le nombre de terroristes qui ont fait leurs classes en prison alors qu'ils étaient condamnés pour des faits de droit commun?

 

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