ANALYSE - Le projet de loi «confortant les principes républicains», par son autocensure lexicale, s’interdit de lutter contre l’islamisme «du coin de la rue», qui a joué le rôle que l’on sait dans l’assassinat de Samuel Paty, argumente le député LR des Alpes-Maritimes.

En avril 2017, à quelques heures du premier tour de l’élection présidentielle, un attentat islamiste était perpétré sur les Champs-Élysées. Le lendemain, le candidat Emmanuel Macron avouait: «Je ne vais pas inventer un programme contre le terrorisme islamiste en une nuit.» Près de quatre ans plus tard, l’Assemblée nationale débat enfin d’un texte censé lutter contre ce péril. Que la nuit fut longue pour Emmanuel Macron!

C’est devant l’émotion de l’opinion face à ce fléau qui a provoqué 270 morts et 900 blessés depuis 2012 que le président s’est résigné à évoluer sur le sujet. Dénonçant l’hydre islamiste, il a, au fil de discours d’hommage aux victimes, posé un diagnostic juste, durci le ton et clairement nommé l’ennemi. Évolution salutaire ou artifice de communication?

 

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