GRAND ENTRETIEN - Plus qu’une charge contre le macronisme, le député d’Eure-et-Loir signe avec Les Liquidateurs (Robert Laffont) une réflexion passionnante sur quatre décennies de capitalisme mondialisé. Le bilan qu’il en dresse est sans concession: au nom de leurs intérêts privés, les élites au pouvoir ont liquidé notre industrie et notre souveraineté.

LE FIGARO MAGAZINE. - Votre nouvel essai s’intitule «Les Liquidateurs»… Qui visez-vous? Jacques Attali, Pascal Lamy, Alain Minc? Emmanuel Macron lui-même?

Olivier MARLEIX. - Ce sont les mêmes, ils professent la même pensée unique: toujours plus d’ouverture aveugle au grand marché mondial d’une part, et toujours plus de redistribution, de «social-démocratie» de l’autre, pour en atténuer les effets délétères. L’État est prié de rester en dehors des affaires du monde, sauf pour passer la serpillière sociale. C’est sur cette idéologie que se fracasse la France depuis quarante ans: la redistribution coûte de plus en plus cher, elle se traduit en impôt ou en dette et perte de compétitivité accrue pour nos entreprises. C’est un cercle vicieux.

 

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