ENTRETIEN - Pour le vice-président des Républicains, la popularité du maire du Havre est une «bulle médiatique» derrière laquelle se cache un bilan désastreux à Matignon.

LE FIGARO. - Le dernier livre d’Édouard Philippe sort cette semaine. En avez-vous pris déjà connaissance?

Guillaume PELTIER. - J’ai d’abord pris le temps de lire sa dernière interview et elle confirme mon sentiment. Si j’ai du respect pour l’homme et la fonction qu’il a occupée, je n’ai aucune considération pour son bilan comme pour ses choix politiques. Édouard Philippe n’est que le vice-roi du macronisme bureaucratique. Son arrivée à Matignon fut enveloppée du sceau de la trahison à sa famille politique et à ses idées. Et son départ fut marqué par celui de la lâcheté puisqu’il démissionna en pleine crise sanitaire quand les Français souffraient comme rarement.