Le député LR estime que rénover le Conseil économique, social et environnemental par le biais de jurys citoyens « loin de nous rapprocher de l’idéal de pureté et de transparence démocratiques » sera source d’« opacité et de contradictions »

C’est ce 18 mai que s’installe au palais d’Iéna, un Conseil économique, social et environnemental (Cese) rénové. Sans doute animés par un impérieux besoin d’auto-persuasion, les promoteurs de la réforme n’hésitent pas à parler « d’oxygénation démocratique » pour ce non-événement qui constitue plutôt un pathétique symbole de notre désarroi démocratique. Par quel miracle, une institution jusqu’à présent incapable de prouver son utilité, serait-elle demain en mesure de le faire ? L’échec est assuré. Dès lors, pourquoi se livrer à un tel acharnement thérapeutique sur une assemblée si justement méconnue ?

Le Cese reste, conformément à sa vocation, l’assemblée des organisations syndicales et professionnelles. Elle s’est ouverte aux associations de solidarité et de protection de l’environnement. Cette représentation des forces vives de la nation pouvait avoir un sens quand le pouvoir politique dominait la société avec le risque de cadenasser le débat public. Syndicats et associations n’ont aujourd’hui nul besoin d’une telle enceinte pour se faire entendre. La révolution médiatique a rendu obsolète le rôle initial du Cese.

 

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