Les faits - Député de Seine-et-Marne, Christian Jacob est président des Républicains depuis l’automne 2019. En décembre, son parti avait présenté son programme économique, qui depuis a fait l’objet de remous internes. « On ne peut pas être attrape-tout », estimait ainsi mercredi Eric Woerth dans l’Opinion.

La ligne économique des Républicains suscite un malaise interne. La sensibilité libérale est notamment particulièrement troublée. Que lui répondez-vous ?

Il n’y a pas de malaise quand nos propositions économiques sont soumises au vote des militants et adoptées unanimement. La ligne reste pour moi celle qui correspond depuis toujours à nos fondamentaux : l’attachement à la liberté d’entreprise à l’intérieur d’un cadre réglementé. Je n’ai jamais été un libéral absolu, pas plus qu’un étatiste. Le fil conducteur de notre projet, c’est le travail. Nous le déclinons de différentes manières : le report de l’âge légal de départ à la retraite à 65 ans, l’obligation pour chaque bénéficiaire du RSA de consacrer en contrepartie dix heures de son temps à la collectivité, tout faire pour favoriser l’accès des jeunes à l’emploi ou encore fixer la durée du temps de travail par référendum au sein de l’entreprise…

 

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TRIBUNE - À l’initiative de Patrick Hetzel, député LR du Bas-Rhin, les présidents des groupes LR à l’Assemblée et au Sénat, Damien Abad et Bruno Retailleau, ainsi que 77 autres parlementaires LR*, expliquent les mesures de la loi bioéthique qui suscitent leur inquiétude.

 Les 2 et 3 février derniers, en seconde lecture, le Sénat a profondément amendé le projet de loi bioéthique tel qu’il avait été voté par l’Assemblée nationale l’été dernier. Une commission mixte paritaire (réunissant sept députés et sept sénateurs s’efforçant de parvenir à un compromis sur les dispositions du texte où un désaccord persiste entre les deux assemblées, NDLR) a aussitôt été convoquée par le premier ministre ; elle devrait se tenir le mercredi 17 février.

 

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ANALYSE - Le projet de loi «confortant les principes républicains», par son autocensure lexicale, s’interdit de lutter contre l’islamisme «du coin de la rue», qui a joué le rôle que l’on sait dans l’assassinat de Samuel Paty, argumente le député LR des Alpes-Maritimes.

En avril 2017, à quelques heures du premier tour de l’élection présidentielle, un attentat islamiste était perpétré sur les Champs-Élysées. Le lendemain, le candidat Emmanuel Macron avouait: «Je ne vais pas inventer un programme contre le terrorisme islamiste en une nuit.» Près de quatre ans plus tard, l’Assemblée nationale débat enfin d’un texte censé lutter contre ce péril. Que la nuit fut longue pour Emmanuel Macron!

C’est devant l’émotion de l’opinion face à ce fléau qui a provoqué 270 morts et 900 blessés depuis 2012 que le président s’est résigné à évoluer sur le sujet. Dénonçant l’hydre islamiste, il a, au fil de discours d’hommage aux victimes, posé un diagnostic juste, durci le ton et clairement nommé l’ennemi. Évolution salutaire ou artifice de communication?

 

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Le député LR des Bouches-du-Rhône, Eric Diard, estime que le projet de loi confortant le respect des principes de la République ne va pas assez loin pour lutter contre le séparatisme islamiste. Le vote solennel sur ce texte aura lieu mardi, en première lecture, à l'Assemblée nationale.

La tribune : "C'est un projet de loi qui était pour le moins attendu. Emmanuel Macron l'avait esquissé dans son discours de Mulhouse puis, surtout, dans son discours des Mureaux, mais entre les annonces et le texte déposé à l'Assemblée, le compte n'y est pas. Rien sur la réhabilitation des quartiers : cette question a d'abord été réduite à deux articles sur la mixité sociale dans l'avant-projet de loi, elle a été rayée ensuite d'un seul trait de plume en Conseil des ministres le 9 décembre. La notion d'islam radical ou politique, pourtant clairement évoquée par Marlène Schiappa en juillet 2020, a également disparu. Le titre de la loi a aussi évacué le terme cher au président de 'séparatisme', afin de laisser place au 'respect des principes républicains' qu'il s'agirait de 'conforter' par cette loi, alors que ces principes sont aux fondements mêmes de nos lois et de notre société.

Le projet de loi fait aussi l'impasse sur les prisons, qui sont pourtant un élément central du séparatisme et un des terreaux les plus fertiles de la radicalisation depuis une trentaine d'années. Faut-il rappeler le nombre de terroristes qui ont fait leurs classes en prison alors qu'ils étaient condamnés pour des faits de droit commun?

 

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ENTRETIEN - Le député souhaite une réorganisation institutionnelle afin que les préoccupations de la population soient mieux prises en compte par les politiques.

L’appauvrissement démocratique taraude l’homme depuis longtemps. Député (LR) de la Haute-Marne, François Cornut-Gentille a vu, en plus de vingt ans les partis politiques se déliter, l’Assemblée nationale se réduire à un jeu de rôle, la violence verbale s’instaurer dans les débats publics. À quelques mois de la présidentielle, il propose la création d’une assemblée exclusivement chargée d’établir des diagnostics. Il publie Savoir pour pouvoir. Sortir de l’impuissance démocratique (Gallimard).

LE FIGARO.- Selon Emmanuel Macron, la France est devenue «une nation de 66 millions de procureurs». Que révèle cette phrase?

François CORNUT-GENTILLE.- On le sait depuis longtemps, les Français ne sont pas dociles. Aujourd’hui, beaucoup d’entre eux sont en colère, et la plupart désorientés. Mais trouvez-vous de nombreux motifs de satisfaction dans notre vie politique?

 

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TRIBUNE - L’annulation de la dette colossale de la France est à exclure, car elle ruinerait les épargnants français eux-mêmes et échauderait gravement les investisseurs. Il faut en revanche étendre sa durée moyenne comme l’ont fait d’autres pays occidentaux, argumentent François Baroin, Agnès Evren et Aurélien Pradié.

Il en va de la dette publique comme de la situation sanitaire: le comportement de nos concitoyens témoigne de leur scepticisme à l’égard du gouvernement. Lorsque le gouvernement hésite sur le reconfinement, les Français anticipent qu’il est probable et prennent leurs précautions. Lorsque le gouvernement affirme que la dette publique sera remboursée par la croissance et sans hausse d’impôts, ils épargnent pour faire face à des réalités moins optimistes.

Certes l’épargne record des Français est stérilisée par l’impossibilité de se cultiver, de se divertir, de voyager ou par la crainte de perdre son emploi et de ne pouvoir financer ses projets. Et de plus en plus de nos concitoyens vivent une précarité et des difficultés qui ne feront que s’accentuer dans les mois à venir. Mais comment ne pas voir aussi dans cette épargne forcée une méfiance atavique envers les discours magiques prédisant que la croissance – et pas leurs impôts – permettra de rembourser cette montagne de dette (120 % du PIB à la fin 2020, contre moins de 100 % à la fin de l’année dernière) ?

Les Français ont en tête que, lors de la dernière crise des dettes souveraines en Europe entre 2009 et 2012, ces ratios d’endettement étaient qualifiés de « non soutenables » pour plusieurs pays de la périphérie de l’Europe. Des mécanismes de soutien par la collectivité des États européens – et Nicolas Sarkozy avait eu à l’époque un rôle moteur dans leur mise en place -, l’action résolue de la Banque centrale européenne… et une rigueur drastique dans les pays concernés ont seuls permis un redressement de la situation.

 

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