Député LR, président de la commission des Finances à l'Assemblée nationale, Eric Woerth regrette que la "crise [soit] devenue un accélérateur de solutions magiques" et assure qu'il faudra au contraire du temps pour surmonter cette situation. Cela passe selon lui par un augmentation du temps de travail et une réduction de la dépense publique.

"L'hiver du Covid n'empêche pas la floraison d'idées en tout genre. Elles ont toutes en commun la facilité : la crise est devenue un accélérateur de solutions magiques. Il y a ceux qui souhaitent réduire le temps de travail pour créer plus d'emplois, ceux qui appellent à la création d'un revenu universel, ceux qui voudraient augmenter les salaires en supprimant les cotisations sociales salariales, ceux qui pensent que les comités de citoyens peuvent remplacer les élus et ceux, nombreux, qui appellent au non remboursement de la dette publique. Mais les spécialistes en "portes ouvertes" font rarement de bons architectes...

Toutes ces idées lumineuses et séduisantes présentées à chaque fois comme la pierre philosophale, poursuivent le même objectif : accrocher facilement et rapidement l'attention des citoyens. Qui n'aurait pas envie de dessiner un monde meilleur? Un monde avec des salaires augmentés, moins de jours travaillés, le fardeau de la dette effacé comme la craie sur un tableau… Si ces idées sont à l'image des sirènes d'Ulysse, elles sont surtout dangereuses. En réalité, dire aux Français ce qu'ils ont envie d'entendre, c'est les tromper cyniquement.

 

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Pour le président Les Républicains de la commission des finances de l’Assemblée nationale, isoler la dette Covid n’est pas une solution, il faut la rembourser.

Pour le président LR de la commission des finances de l’Assemblée nationale, qui fut ministre du budget durant la crise de 2008-2009, il faut rembourser la dette. Il s’oppose aux arguments d’une partie de sa famille politique, et plaide de nouvelles règles budgétaires européennes.

La crise sanitaire a fait exploser la dette publique française. Dans un monde de taux d’intérêt bas voire négatifs, est-ce vraiment un problème ?

Nous ne pouvions pas faire autrement, puisque nous n’avions pas assez d’argent pour financer les mesures de soutien et de relance de l’économie. C’est d’ailleurs là le sujet : nous avons abordé la crise avec un endettement parmi les plus élevés des pays de l’OCDE. Cela peut-il durer ? Non.

Je suis d’accord qu’exprimer la dette en pourcentage du produit intérieur brut (PIB) n’a plus guère de sens : 120 % de dette, c’est important mais ce qui compte, c’est la charge d’intérêt, qui a fortement baissé. Aujourd’hui, elle est supportable. Mais est-ce durable ? Probablement pas. Il en va de la souveraineté financière de la France : certains pays ont été mis sous tutelle pour ne pas avoir été capables de rembourser leur dette. La dette provient d’un déficit annuel chronique installé bien avant la crise du Covid. Il faut se préparer aux prochaines crises, qui seront peut-être plus puissantes que celle-ci.

 

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Pour Guillaume Peltier, le numéro 2 des Républicains, la dette Covid est une «dette de guerre» et doit devenir «une dette à échéance de 100 ans».

Guillaume Peltier, vice-président délégué de LR, appelle Emmanuel Macron à des « Etats généraux du travail » pour répondre aux « répliques économiques et sociales » de la crise sanitaire. Il propose également de rembourser la dette Covid-19 « à très longue échéance ».

Finalement, le gouvernement a décidé de ne pas reconfiner. Est-ce une bonne chose ?

GUILLAUME PELTIER. Il faut tout faire, bien sûr, pour éviter un nouveau confinement. Pour ce faire, il faut réussir la stratégie de vaccination. Or, on en est loin. Et l'échec de cette stratégie va conduire à des mois plus douloureux encore.

 

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Anne-Laure Blin, députée Les Républicains du Maine-et-Loire, revient sur le projet de loi confortant le respect des principes de la République qui arrive lundi en séance publique à l'Assemblée nationale et estime qu'en s'attaquant à l'instruction en famille, "le gouvernement se trompe de cible".

La tribune : "Depuis la semaine dernière, l'Assemblée nationale débat des mesures qu'il convient d'adopter pour lutter contre le séparatisme dans notre pays. Au lieu de quoi, c'est à une remise en cause de nos libertés que nous assistons. La France vit sous une menace terroriste islamiste particulièrement vive. Menace endogène puisque ceux qui la portent naissent, grandissent, vivent et frappent sur notre territoire. Indéniablement, face à cela, il nous faut plus que jamais proclamer et défendre nos libertés. Car c'est pour elles que plus de 300 victimes sont tombées, assassinées par des terroristes islamistes.

Bien loin de cela, le gouvernement vient les remettre en question ; notamment celle, fondamentale, d'instruire. Ce n'est pas le moindre des paradoxes s'agissant d'un projet de loi qui a pour titre le respect des principes de la République.

 

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EXCLUSIF - Aurélien Pradié, secrétaire général des Républicains et député du Lot, veut distribuer des chèques alimentaires à 6,6 millions de Français et proposer aux jeunes 300.000 "jobs pour la nation".

Le secrétaire général de LR, Aurélien Pradié, appelle la droite à "renouer avec son histoire" en faisant de la lutte contre la misère une priorité. Dix millions de Français sont sous le seuil de pauvreté.

Que proposez-vous face à l'explosion de la pauvreté?

Après plusieurs mois de travail collectif, nous avons conçu un plan d'attaque contre la pauvreté. L'accès à l'alimentation est la première urgence. On n'a pas le droit de gaspiller 12 millions de tonnes de produits alimentaires par an quand 8 millions de personnes ont recours à l'aide alimentaire. Il faut donc multiplier par 20 l'amende pour les distributeurs qui détruisent des produits alimentaires. Elle passerait de 0,1 à 2% du chiffre d'affaires et s'appliquerait à partir de 200 mètres carrés de surface commerciale, au lieu de 400.

 

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ENTRETIEN - Pour le patron des LR à l’Assemblée, toute idée d’alliance avec Montebourg est une «chimère».

LE FIGARO. - Xavier Bertrand, que vous soutenez, évoque un rapprochement avec Arnaud Montebourg. Pourquoi cette idée vous fait-elle bondir?

Damien ABAD. - Ce qui me fait bondir, ce ne sont pas les déclarations de Xavier Bertrand. Il a raison de vouloir bousculer les codes en expliquant que notre programme présidentiel ne peut pas être un copier-coller de notre programme 2017. Je note d’ailleurs qu’Arnaud Montebourg a davantage fait des appels du pied à la droite que l’inverse. La droite ne peut pas être contre-nature et doit conserver son ADN politique car je suis convaincu qu’il existe un espace pour la droite libérale, pro-entreprises, capable de porter avec force un discours sur les libertés et prête à défier Emmanuel Macron sur ces sujets. Nous ne devons pas laisser le socle libéral au macronisme, celui de François Fillon qui représentait 20 % des voix.

 

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