Débat - Parce que son assiette est large et qu’elle a progressivement été augmentée, la CSG pèse désormais lourd sur les finances des Français. Faut-il la réformer ?

 « Méfions-nous du mariage de la carpe et du lapin »

« Avec l’impôt sur le revenu et la CSG, nous disposons de deux impôts complémentaires, chacun avec ses qualités et ses défauts, mais plutôt solides et acceptés par les Français. Ce que veulent les promoteurs de la fusion, c’est l’absorption de la CSG par l’impôt sur le revenu. Ils oublient que ces deux impôts n’ont ni les mêmes modalités ni la même assiette, et ne financent pas la même chose, puisque l’un va à l’État, l’autre à la protection sociale. La CSG et l’impôt sur le revenu ont été pensés différemment, avec des modalités distinctes. Méfions-nous du mariage de la carpe et du lapin qui apporterait plus de confusion que d’avantages.

La fusion conduirait d’abord à priver la protection sociale d’un financement qui lui est directement affecté. Ce ne serait pas anodin, car cela remettrait en cause le fait que tout le monde contribue à notre système de protection sociale. Surtout, cette fusion créerait un énorme prélèvement progressif, représentant alors une masse de 200 milliards d’euros. Or, en France, on sait bien que progressif veut en réalité dire extrêmement concentré. On le voit avec l’impôt sur le revenu, qui pèse à plus de 70 % sur les 10 % des contribuables les plus aisés, qui sont loin d’être tous millionnaires.

Ce big bang fiscal aurait ainsi pour première conséquence d’accentuer cette tendance à l’extrême concentration. Il serait un piège dévastateur pour les classes moyennes et moyennes supérieures, qui se retrouveraient infiniment plus taxées alors même qu’elles le sont déjà beaucoup. »

 

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FIGAROVOX/TRIBUNE - À la veille d’une convention de son parti sur le travail, les entreprises et le pouvoir d’achat, le 8 décembre, le président des Républicains présente les réformes qu’il préconise pour réhabiliter le travail.

La crise que nous traversons a des conséquences économiques et sociales désastreuses: cette année, il est probable que la France affiche 11% de chômage, 11% de déficit public et 11% de récession du PIB. La dette publique, qui continuait d’augmenter à rebours de nos voisins, avoisinera les 120 % du PIB. Selon le Secours catholique, le nombre de pauvres augmentera de près d’un million.

Si la France est plus durement touchée que beaucoup de nos voisins, c’est que nos indicateurs économiques étaient dégradés avant la crise. La France affichait en 2019 le pire déficit commercial d’Europe et le pire déficit public de la zone euro pour la première fois de son histoire. Aucune réforme structurelle n’a été entreprise en trois ans.

 

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Les Républicains tiennent ce mardi une convention nationale consacrée à l'économie. En exclusivité pour « Les Echos », le numéro deux du parti dévoile les propositions de la droite pour une « révolution du bon sens ».

Les Républicains tiennent ce mardi une convention nationale consacrée « au travail, aux entreprises et au pouvoir d'achat », à laquelle doit notamment participer Laurent Berger, le secrétaire général de la CFDT. Chargé de l'animer, le vice-président délégué de LR et député de Loir-et-Cher, Guillaume Peltier, détaille le nouveau projet de la droite pour « réconcilier les entrepreneurs et les travailleurs ».

 

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« Alors que les féminicides ont augmenté de 21% en 2019, la politique des petits pas, c’est celle de la lâcheté résignée », dénonce le secrétaire général des Républicains.

Aussi longtemps qu’il en restera une seule.

Aussi longtemps qu’il restera une seule victime dans notre pays, les responsables politiques devront mobiliser toutes leurs forces et leurs moyens pour éradiquer ce fléau des violences au sein de la famille.

Aussi longtemps qu’il restera une seule victime dans notre pays, des voix devront s’élever avec la force de l’indignation pour garder nos esprits éveillés et ne jamais céder à l’habitude ou à la fatalité.

Aussi longtemps qu’il restera une seule victime dans notre pays, nous devrons réformer notre institution judiciaire, former nos forces de l’ordre, éduquer nos enfants dès le plus jeune âge. Tellement plus que nous ne le faisons aujourd’hui.

Aussi longtemps qu’il restera une seule victime dans notre pays, nous devrons exiger que tous les moyens budgétaires nécessaires soient consacrés à cette lutte. L’affichage des budgets, qui en réalité sont pour l’essentiel fictifs ou partiels, est devenu insupportable. Nous ne lutterons pas avec des slogans, des « Grenelle » sans lendemains ou de l’autosatisfaction politique. Nous lutterons en passant des paroles aux actes. Vraiment.

 

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ENTRETIEN - Pour la députée LR, clarifier la Constitution consoliderait le projet de loi voulu par Emmanuel Macron.

LE FIGARO.- Comment comptez-vous défendre la proposition de loi constitutionnelle sur la prééminence des règles de la République?

Annie GENEVARD.- En soulignant la gravité de l’enjeu. Chacun observe un essor des revendications religieuses et identitaires, une pression de plus en plus grande de l’emprise islamique dans notre pays. Notre appareil légal ne suffit pas à enrayer ce phénomène communautariste qui se développe de tous côtés: culte, entreprises, services publics, associations, Éducation nationale, sport… Des groupes religieux de plus en plus actifs veulent imposer à la société française des obligations qui contreviennent à nos principes républicains et à l’unité du peuple français. Il faut un sursaut contre les séparatistes.

 

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A rebours d’une idéologie écologiste « ne produisant que des slogans et de la peur », le président des Républicains estime, dans une tribune au « Monde », que la lutte contre le réchauffement climatique passe par un développement durable fondé sur la protection de l’environnement, la viabilité économique et le progrès social.

Tribune. L’écologie est un terme galvaudé par lequel on désigne aujourd’hui toutes sortes de sujets, de la protection des abeilles au recyclage des déchets, de la fonte des glaces à l’obsolescence des batteries de téléphone… Les Verts et l’extrême gauche se sont approprié l’écologie pour promouvoir la décroissance.

En 2050, la terre comptera 2,4 milliards d’habitants en plus. Il faudra bien augmenter considérablement la production agricole mondiale pour les nourrir. Il nous faudra donc diminuer et décarboner notre consommation énergétique tout en augmentant notre production agricole. Pour ne pas déforester la planète, nous devrons produire davantage – et non pas moins – sur les sols existants, avec des plantes plus productives, grâce à la recherche variétale qui nous permettra également de diminuer les intrants.

 

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