267628Nathalie Kosciusko-Morizet, 41 ans, est députée UMP de l'Essonne. Près de sept mois après sa défaite au second tour des élections municipales à Paris face à la socialiste Anne Hidalgo, elle critique la politique budgétaire de la maire de la capitale et précise sa vision du Grand Paris, notamment en matière d'urbanisme.

Quel bilan dressez-vous des six premiers mois d'Anne Hidalgo à la Mairie de Paris ?

Ils ne sont pas à la hauteur de ce qu'on attend pour Paris. Les Parisiens voient qu'il ne se passe pas grand-chose. Et ils ont le sentiment d'avoir été trompés par ses promesses de ne pas augmenter la fiscalité. Pendant la campagne, j'avais rendu publique une note interne des services financiers de la ville qui alertait les élus sur la dérive des comptes. Mme Hidalgo, alors première adjointe, connaissait la situation mais elle l'a niée jusqu'à l'élection. Aujourd'hui, elle feint de découvrir un trou de 400 millions d'euros dans le budget et cherche à en faire porter la responsabilité sur le gouvernement. Mais ce n'est pas le gouvernement qui a augmenté le nombre d'agents de la ville de 40 000 en 2001 à 54 000 en 2013 !

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CHATEL LucL'entretien. Luc Chatel Surnommé le "casque bleu" ou le "pacificateur", le secrétaire général de l'UMP tire le bilan de ses "cent jours" à la tête du parti. Et appelle à un "vrai sursaut".

La campagne officielle pour la présidence de l'UMP débute le 15 octobre. Quel rôle y jouera le secrétaire général de l'UMP que vous êtes ?

Ma mission, c'est de créer les conditions d'un rassemblement très large derrière celui que nos militants désigneront le 29 novembre prochain. La campagne qui s'ouvre est une étape déterminante pour notre famille politique. Et pour mobiliser, j'ai entamé, depuis cent jours, un tour de France de nos militants : j'étais la semaine dernière dans les Bouches-du-Rhône, après le Doubs, le Rhône, la Corse, les Alpes-Maritimes, la Charente-Maritime, la Loire-Atlantique, etc. Ensuite, il y a pour moi une exigence : faire en sorte que nous ayons une élection incontestable et apaisée... loin, très loin du fiasco de la bataille interne de 2012. Voilà pourquoi je veux veiller, en lien avec la haute autorité de l'UMP, à ce que les règles fixées entre les candidats soient les plus justes et les plus équitables.

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JACOB ChristianInterview du figaro.fr - Pour le président du groupe UMP à l'Assemblée, le premier ministre cherche à se poser en « réformateur » face à Hollande.

La gauche va mal, mais l'opposition ne va pas bien non plus. Selon vous, pourquoi ?

Aujourd'hui, la gauche est au pouvoir, la balle est dans son camp. Si on prend le seul critère qui vaille pour mesurer la santé d'un parti, celui des élections, non seulement l'UMP résiste mais elle progresse. Depuis 2012, nous avons gagné toutes les législatives partielles, puis les municipales avec un raz de marée sans précédent. Et Nous avons regagné le Sénat en septembre. ce qui n'empêche pas bien sûr que nous ayons des débats internes.

Comment le groupe UMP vit-il ce débat interne pour la présidence du parti ?

Bien. Après les élections de 2012 qui avaient créé beaucoup de tensions, y compris au groupe, nous avons su gérer l'actuelle élection interne qui n'interfère pas sur la vie du groupe. Certains députés ont parrainé un candidat, d'autres pas. Pour ma part, en ma qualité de président, j'ai choisi de ne pas rendre public mon vote. Laissons la campagne se dérouler. Au lendemain de l'élection, il faudra que tous les parlementaires UMP se rassemblent, j'y veillerai.

Etes-vous favorable au grand rassemblement de la droite et du centre promis par Nicolas Sarkozy ?

Je pense qu'il faut revenir aux fondamentaux de l'UMP, à ce que Jacques Chirac avait souhaité lors de sa création en 2002. Il faut que l'on y retrouve les trois familles historiques de la droite, les gaullistes, les libéraux et les démocrates chrétiens. L'UDI et le Nouveau Centre n'ont pas vocation à rester à part. D'ailleurs, une majorité de centristes sont déjà à l'UMP.

Jérôme Lavrilleux a claqué la porte de l'UMP. L'affaire Bygmalion n'est-elle pas un danger pour l'UMP ?

Cette affaire est devant la justice. Laissons les juges faire sereinement leur travail.

Que pensez-vous de Manuel Valls ?

Manuel Valls joue un jeu dangereux. Comme on dit dans le monde rural, « grand diseux, petit faiseux ». Quand il s'agit d'agir, il n'y a plus personne. Il a des accès d'autoritarisme lors des questions au gouvernement, où il répond à la place de ses ministres qui, du coup, parlent à l'extérieur. Il est avant tout occupé à la mise en scène de sa sortie. Valls à Matignon, cela ne durera pas aussi longtemps que les contributions ! Il cherche la bonne posture pour prendre un jour l'opinion publique à témoin en disant : « Voyez, moi je suis un réformateur. Le président de la République a peur des réformes et on ne peut pas travailler avec cette majorité ». Le bon prétexte, cela pourrait être le nouvel échec de la gauche aux cantonales de mars 2015.

Diriez-vous, comme lui, que le Front national est « aux portes du pouvoir » ?

Non. Pour diriger le pays, il faut 289 députés. Le FN n'en a que deux. Même si François Hollande leur fait le cadeau de la proportionnelle, on sera loin du compte. Ce qui est sûr, c'est que l'effondrement de la gauche fait mécaniquement monter le FN. Sur beaucoup de sujets, Marine Le Pen gauchise son discours pour occuper l'espace laissé vacant par la gauche.

Croyez-vous à une dissolution après les cantonales ?

Je n'ai jamais cru à la dissolution, même si toutes les hypothèses sont sur la table. De toute façon, c'est la décision du Président de la République. Mais depuis l'instauration du quinquennat, une dissolution revient à une démission. Qui peut envisager sérieusement que François Hollande dissolve pour retrouver une majorité ? Une dissolution serait le constat de son incapacité à gouverner.

Claude Bartolone propose d'abaisser à 400 le nombre de députés. Qu'en pensez-vous ?

Pour ce qui est de la diminution du nombre de députés PS, que Claude Bartolone se rassure, les choses se feront naturellement aux prochaines élections.

Le gouvernement a transmis mercredi le projet de budget 2015 à Bruxelles...

Ce budget est établi sur des bases fausses, fondé sur le mensonge d'une croissance hypothétique et d'une baisse prétendue des dépenses qui en réalité augmentent par rapport à l'année dernière. La faiblesse de François Hollande, Jean-Marc Ayrault et Manuel Valls, c'est leur incapacité à porter des réformes de structures sur les retraites, sur l'assurance chômage, ou sur le mille-feuille territorial. Ce qui fait que notre déficit structurel ne diminue pas.

Que pensez-vous des mesures concernant la famille ?

Je suis vent debout contre ce massacre de l'un des derniers piliers de solidarité. La politique familiale ne peut pas être une politique d'ajustement budgétaire. Avec la mise sous condition de ressources des allocations familiales, rien n'empêchera demain que les soins médicaux soient remboursés selon les revenus et que la retraite par répartition soit remise en cause. Au moment où le Gouvernement veut prélever 700 millions sur le dos des familles, il ferait mieux de s'attaquer à l'Aide Médicale d'Etat pour les clandestins qui explose (800 millions d'euros), ou mettre en place les trois jours de carence dans la fonction publique qui rapporterait entre 700 et 800 millions d'euros.

logo-CP-Groupe-UMPDepuis 1945, la politique familiale fait consensus au-delà des clivages partisans ou syndicaux. Le consensus a porté ses fruits : la politique familiale est une réussite française.

Depuis l'élection de François HOLLANDE, l'idéologie est au pouvoir et les familles en sont les victimes.

Au-delà même de l'attaque contre l'institution du mariage, du soutien implicite à la marchandisation du corps des femmes, ou de la promotion rampante de la théorie du genre, c'est le cœur de la politique d'aide aux familles qui est aujourd'hui ébranlé par les décisions gouvernementales.

Le Gouvernement et sa majorité ont réduit à deux reprises le quotient familial. Or le quotient familial est un outil puissant de solidarité entre les familles avec enfant et les familles sans enfant. A revenus égaux, le quotient familial tient compte du coût de l'éducation d'un enfant. Nous, Députés de l'UMP, considérons qu'un enfant vaut toujours un autre enfant. De retour au pouvoir, nous devons revenir sur cette baisse du quotient familial. Nous devrons refonder la politique familiale si durement atteinte depuis 2 ans.

Notre principe d'action est simple : nous refusons d'établir une distinction entre les enfants selon les ressources de leurs parents. Nous considérons comme un acquis sacré l'universalité de la politique familiale. Voilà pourquoi nous nous opposerons à l'avenir de toutes nos forces à la mise sous condition de ressources des allocations familiales qui est une véritable déclaration de guerre aux familles.

Le Gouvernement vient de franchir une autre ligne rouge en présentant son budget 2015 pour la branche famille de la sécurité sociale.

En 2003, notre famille politique a fondé la PAJE, la Prestation d'Accueil du Jeune Enfant. Toutes les familles de France savent ce qu'elles doivent à cette prestation qui garantit le libre choix de mode de garde et le libre choix d'activité pour les parents.

Parmi toutes les mesures décidées par le Gouvernement, le partage paritaire du congé parental entre la mère et le père est sans doute la mesure la plus pernicieuse. Le Gouvernement doit cesser de se mêler de la vie des couples et des familles. Les familles sont libres de choisir pour elles-mêmes. Le système actuel a prouvé son efficacité. La France a aujourd'hui un taux de fécondité élevé à l'échelle de l'Europe et un taux d'activité des femmes élevé.

S'il persiste dans cette voie, le Gouvernement prend à nos yeux trois risques majeurs :

  • celui de baisser encore davantage le pouvoir d'achat des familles,
  • celui d'affaiblir la solidarité nationale car qu'est-ce qui justifiera demain que les familles soutiennent le régime des retraites par répartition ? Ce sont en effet les enfants de demain qui paieront la retraite des actifs d'aujourd'hui. En s'attaquant aux familles, c'est tout l'édifice de notre protection sociale que le Gouvernement attaque.
  • Celui enfin, gravissime pour l'avenir du pays, d'un effondrement du taux de fécondité.

Les familles ne peuvent pas être les variables d'ajustement du manque de courage et de l'incapacité à réformer notre pays. Il est grand temps que cela cesse, la révolte gronde. Le Président de la République doit savoir que les familles, qui sont la France de demain ne pourront longtemps encore payer le prix de l'irresponsabilité de sa politique.

CORNUT GENTILLE FrançoisLe député François Cornut-Gentille (UMP) présente mardi à l'Assemblée un rapport d'information critique sur l'X.

Enseignement supérieur «L'X dans l'inconnu». Voilà le titre du rapport d'information réalisé par le député UMP François Cornut-Gentille sur l'École polytechnique. Après avoir entendu une trentaine de personnalités - de Jean-Louis Beffa, X-Mines et président d'honneur de Saint-Gobain, au philosophe Alain Finkielkraut en passant par le vice-président du Conseil d'État, Jean-Marc Sauvé - le député livre ses conclusions au Figaro.

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Réforme des Retraites

200115 Damien Abad

Lettre de Damien Abad, Président du Groupe les Républicains de l'Assemblée nationale à Edouard Philippe, Premier Ministre.

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Conférence de presse du Président Damien Abad

Conférence de presse de Damien Abad - Mardi 12 novembre 2019
Conférence de presse de Damien Abad - Mardi 12 novembre 2019

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