ENTRETIEN - Pour le président du groupe LR à l’Assemblée, il y a une différence de nature et de valeurs entre son parti et le Rassemblement national.

LE FIGARO.- Partagez-vous les propos de Guillaume Peltier appelant à travailler avec Robert Ménard ? Il dit «porter les mêmes convictions que lui». Vous aussi?

Damien ABAD. - Je ne partage pas les convictions de M. Ménard. Soyons très clairs: il y a une différence de nature et de valeurs entre le Rassemblement national et nous. Derrière le vernis de Mme Le Pen, il y a la réalité d’un parti qui ne fait que transformer les problèmes des Français en slogans et non en solutions politiques. En tant que président du groupe LR à l’Assemblée nationale, j’exclus avec fermeté de pouvoir travailler avec le Rassemblement national. Il représente une histoire, une idéologie, un programme politique ou économique, qui ne sont pas en accord avec l’idée que je me fais du bien commun et de l’intérêt général. Le Rassemblement national n’aura jamais ma voix, ni ma confiance. Il existe une digue qui pour moi est infranchissable. C’est la digue avec l’extrême droite et ses satellites.

 

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Tribune avec plus de quatre-vingts autres parlementaires membres du parti Les Républicains, Patrick Hetzel, député (LR) du Bas-Rhin, Bruno Retailleau, sénateur (LR) de Vendée, Thibault Bazin, député (LR) de Meurthe-et-Moselle, et Xavier Breton, député (LR) de l’Ain, appellent l’exécutif à surseoir à un nouvel examen du projet de loi bioéthique. Celui-ci doit débuter à l’Assemblée nationale le mardi 1er juin.

Le 17 février, une commission mixte paritaire (CMP) s’est tenue à la demande du premier ministre afin de trouver un accord entre députés et sénateurs sur la révision du projet de loi bioéthique. Agnès Firmin Le Bodo, présidente de la CMP, n’a eu besoin que de vingt minutes pour constater l’impossibilité d’une convergence sur ce texte : « Les divergences qui ont été exposées témoignent de la vitalité de notre débat démocratique. Elles sont cependant très profondes et nous empêchent de parvenir à un accord. »

Les deux chambres, en effet, ont voté en première comme en seconde lecture, des versions très différentes du projet de loi. En octobre 2019 puis en juillet 2020, l’Assemblée nationale a voté en faveur de la PMA pour les femmes seules et les couples de femmes, l’autoconservation des gamètes sans motif médical, une filiation nouvelle consistant à inscrire deux mères sur l’acte de naissance d’un enfant, l’autorisation de créer des embryons transgéniques, des embryons chimères (animal-homme) et des gamètes artificiels, ou encore l’introduction d’un motif de « détresse psycho-sociale » pour l’interruption médicale de grossesse (qui serait possible jusqu’à neuf mois).

 

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La députée LR du Doubs, vice-présidente de l'Assemblée nationale et présidente du Conseil national LR, était l’invitée d’Yves Thréard ce mercredi 19 mai. Dénonçant «l’extraordinaire cynisme des manœuvres politiciennes et d’Emmanuel Macron et de Jean Castex », elle a affirmé qu'«Emmanuel Macron et Marine Le Pen ont le même objectif, celui de détruire LR».

 

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Le député LR estime que rénover le Conseil économique, social et environnemental par le biais de jurys citoyens « loin de nous rapprocher de l’idéal de pureté et de transparence démocratiques » sera source d’« opacité et de contradictions »

C’est ce 18 mai que s’installe au palais d’Iéna, un Conseil économique, social et environnemental (Cese) rénové. Sans doute animés par un impérieux besoin d’auto-persuasion, les promoteurs de la réforme n’hésitent pas à parler « d’oxygénation démocratique » pour ce non-événement qui constitue plutôt un pathétique symbole de notre désarroi démocratique. Par quel miracle, une institution jusqu’à présent incapable de prouver son utilité, serait-elle demain en mesure de le faire ? L’échec est assuré. Dès lors, pourquoi se livrer à un tel acharnement thérapeutique sur une assemblée si justement méconnue ?

Le Cese reste, conformément à sa vocation, l’assemblée des organisations syndicales et professionnelles. Elle s’est ouverte aux associations de solidarité et de protection de l’environnement. Cette représentation des forces vives de la nation pouvait avoir un sens quand le pouvoir politique dominait la société avec le risque de cadenasser le débat public. Syndicats et associations n’ont aujourd’hui nul besoin d’une telle enceinte pour se faire entendre. La révolution médiatique a rendu obsolète le rôle initial du Cese.

 

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Alors que les sujets régaliens reviennent en force, le député Les Républicains des Alpes-Maritimes remet les pendules à l’heure dans un parti désorienté. Et refuse fermement tout rapprochement électoraliste avec la Macronie. Entretien.

Valeurs actuelles. Votre parti apparaît scindé entre les partisans d’un rapprochement avec La République en marche et les tenants d’une ligne fermement démarquée. À un an de la présidentielle et à la veille des élections régionales, est-ce une situation qui vous irrite ?

Eric Ciotti. Je n’ai jamais eu confiance en ce qu’incarnait le nouveau monde macroniste. Aujourd’hui, nous voyons les dégâts qui ont été commis, sans parler de la gestion chaotique de la crise sanitaire. Je ne trouve aucun point positif dans ce bilan. Jamais l’insécurité n’a été aussi élevée dans notre pays. Nous avons franchi tous les records en matière d’entrée d’étrangers. L’islamisme a continué à progresser et à conquérir des territoires qu’il gangrène méthodiquement. Sur le plan économique, la fiscalité n’a pas été allégée, bien au contraire. Nous vivons dans un monde marqué par l’avancée d’une bureaucratie paralysante. Ma position est très claire, on ne peut pas s’allier avec un parti que l’on combat et qui a beaucoup abîmé notre pays. Pour autant, la droite républicaine a toujours connu en son sein des sensibilités qui reposaient sur des personnalités différentes. Notre région n’échappe pas à cette histoire et cela ne me dérange pas, à partir du moment où l’on est clair sur les objectifs. Dans toute élection, on peut faire appel à des personnalités aux profils différents dans un objectif de rassemblement, mais la ligne directrice ne peut souffrir d’aucune ambiguïté. Je viens d’être réélu président de la fédération des Républicains des Alpes-Maritimes. Avec Michèle Tabarot, qui en est la secrétaire départementale, et Charles-Ange Ginesy, qui préside le Conseil départemental, notre ligne ne souffre d’aucune ambivalence. C’est à chacun de se déterminer, pas à notre parti de se conformer à des sensibilités qui sont très loin d’être majoritaires.

Que diriez-vous à ceux, parmi vos électeurs, qui seraient tentés de rejoindre Marine Le Pen en 2022, estimant vos propositions sur l’immigration et l’insécurité finalement pas si différentes ?

D’abord, j’ai envie de dire à ces électeurs que je respecte profondément et que je comprends leur colère, mais je veux leur dire aussi que voter Le Pen au premier tour, c’est quasi certainement assurer l’élection de Macron au second. Ce qui veut dire plus d’immigration, plus d’insécurité et plus de communautarisme. Je crois que quand on a un discours constant et des idées claires, les électeurs ne se trompent pas. J’appelle de mes voeux un référendum pour limiter considérablement l’immigration et appelle à sortir de certaines conventions internationales qui nous privent de notre souveraineté juridique. Je souhaite que l’on construise des places de prison pour qu’on exécute les peines. J’ai des convictions profondes, elles n’ont jamais varié et je ne me situe pas par rapport à tel ou tel parti politique, j’ai des convictions anciennes et solides que j’ai toujours défendues, mais je trouve absurde que lorsque le RN dit qu’il pleut, la bien-pensance dit qu’il fait soleil.

 

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Président LR de Provence-Alpes-Côte d’Azur, Renaud Muselier a officialisé ce mardi sa candidature à un nouveau mandat. « Le bon sens voudrait que la majorité présidentielle me soutienne », a-t-il indiqué sur BFMTV. Vous partagez cet avis ?

Cela dépend ce qu’il entend par le mot « soutien ». Moi je plaide pour le soutien sans participation comme le disaient les communistes. Si Emmanuel Macron estime qu’il ne peut pas prendre le risque que PACA bascule aux mains du RN, c’est à lui de prendre ses responsabilités et de retirer la liste que la majorité, conduite par Sophie Cluzel, veut présenter.

Et si cela se traduit par un soutien avec participation, que ferez-vous ? Même si Renaud Muselier assure qu’il n’y aura pas d’accord d’appareils, beaucoup susurrent à Marseille comme à Paris, qu’il pourrait y avoir une entente dès le premier tour avec les macronistes…

La question est de savoir si on veut nationaliser le scrutin des régionales ou non. Aujourd’hui Thierry Mariani, la tête de liste du RN en PACA, n’a qu’un objectif : offrir notre région à Marine Le Pen dans la perspective de la présidentielle. Ce serait, de notre côté, une erreur de se servir de la région pour préparer la campagne d’Emmanuel Macron en 2022. Si on donne le sentiment que le match se joue entre ceux qui se mettent dans la roue d’Emmanuel Macron ou de Marine Le Pen, quelle place nous restera-t-il ? Je combats Emmanuel Macron au plan national, chaque semaine dans l’hémicycle de l’Assemblée nationale. Je ne peux pas faire alliance au niveau régional avec ses ministres ou ses députés. Je ne participerai pas à une telle association. Cela consisterait à dire que l’on pense pareil, qu’entre nous, c’est bonnet blanc et blanc bonnet.

 

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