WOERTH EricLes économistes de l'OCDE prévoient avec cette loi 0,1 point de croissance de plus par an et estiment qu'elle va dans le bon sens. Partagez-vous ce diagnostic ?

Cette loi s'appelle « loi sur l'activité et la croissance », mais elle ne provoque ni croissance ni activité. Une loi sur la croissance, ce n'est pas de permettre aux autocars de rouler plus souvent, ce n'est pas de pousser des professions plus ou moins réglementées à évoluer ni de travailler quelques dimanches de plus... Tout cela est une politique de petits pas. Qu'on puisse travailler plus le dimanche, pourquoi pas, qu'il y ait davantage de concurrence entre le train et les bus, pourquoi pas. Mais ce n'est pas à la hauteur du manque structurel de croissance. Surtout, on mobilise l'énergie du pays pour des broutilles qui n'amélioreront pas la situation économique et sociale.

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JACOB ChristianChristian Jacob répond aux questions de Sud Ouest à propos de la loi Macron.

Sur le papier, la loi Macron doit relancer l'économie. A la lueur de ce que l'on sait déjà, l'UMP votera-t-elle ce texte ?

Expliquer aux Français qu'on va relancer l'économie et réduire le chômage en ouvrant les commerces quelques dimanches de plus par an et en organisant des déserts notariaux, c'est se moquer du monde. Cette loi ne répond à rien. Et personne ne croît qu'elle permettra de retrouver de la compétitivité et de réduire le coût du travail. En conséquence : on votera contre. Et s'il y a des articles qui pourront être discutés favorablement, l'esprit de ce texte ne sert en rien les intérêts de notre économie.

Cette loi, qui propose entre autres de passer de 5 à 12 dimanches travaillés par an, ne va donc pas dans le bon sens ?

Il y a trois ans, nous avions trouvé un équilibre sur le travail dominical. Je rappelle que pour les villes touristiques, la loi permet déjà cette souplesse d'ouvrir le dimanche. Cette loi va amener des contraintes supplémentaires et détruire les centres villes. Dans une agglomération moyenne, si on ouvre le dimanche, cela servira les intérêts de la grande distribution et des commerces de périphéries. Dans ces enseignes, qui ont généralement de nombreux salariés, il sera plus facile d'organiser des rotations pour ouvrir le dimanche. Mais pour un commerce de centre ville tenu par un couple, comment feront-ils ?

L'impact du travail dominical sur la vie de famille doit-il aussi être pris en compte ?

Le dimanche est d'abord un jour consacré à la famille et je pense qu'il faut rester sur ce principe. En outre, qu'il y ait 25 jours ouvrables ou 30, vous avez toujours la même somme à dépenser par mois. C'est une réalité : le porte-monnaie n'est pas extensible.

Au PS, les frondeurs ont déjà annoncé leur intention de voter contre ce texte estimant qu'il contribuait à «l'hypermarchandisation de la vie». Qu'en pensez-vous ?

Ma position est qu'il faut laisser les familles respirer mais je laisserai le PS gérer ses incohérences. Ce qui est certain, c'est que ce texte n'est rien d'autre qu'une opération de communication pour Emmanuel Macron, le ministre de l'Economie, qui est en mal de notoriété. Surtout, en l'état, ce texte comporte 107 articles. Ce qui signifie qu'il va ressortir du Parlement avec 150 ou 200 articles, et qu'aucun des blocages français ne sera levé.

Vendredi, Manuel Valls doit annoncer son programme de réforme pour 2015-2016. Attendez-vous encore quelque chose du Premier ministre ?

J'ai cru comprendre que Manuel Valls n'avait plus l'intention de porter des réformes mais de durer. Son seul souci est de rester coûte que coûte. Ce qui est une lecture assez surprenante des institutions. Au passage, il tient sa légitimité, d'une part, du président de la République, donc ce n'est pas lui qui décide de rester ou pas, et d'autre part, de sa majorité, or celle-ci s'effrite chaque jour davantage...

Ecomouv' a annoncé la suppression de « tous les emplois existants ». Quelle est votre réaction à ce nouveau plan social ?

C'est malheureusement la suite implacable de l'abandon du péage de transit poids lourds. Cette taxe est venue s'ajouter aux 36 milliards d'impôts supplémentaires imposés aux entreprises et est devenue insupportable pour notre tissu économique. Ce plan social est donc un énorme gâchis qui n'a qu'un responsable : la politique économique du gouvernement.

MARITON HervéRien n'est encore inscrit dans le marbre mais elle aura déjà fait couler beaucoup d'encre cette "loi Macron". Le projet de loi, destiné "à déverrouiller l'économie française" et "lever les freins de l'activité", divise la majorité, mais aussi la droite. Réforme du travail dominical ou encore libéralisation de certaines professions réglementées, nombreuses sont les pommes de discorde.

Si la députée UMP Valérie Pécresse a qualifié le projet de loi "d'occasion complétement manquée" au micro de Radio Classique lundi 8 décembre, Hervé Mariton, député UMP de la Drôme qui se définit comme "libéral et conservateur" lors d'une interview donnée aux Echos.fr le même jour, a distribué des bons points à l'actuel ministre de l'Economie.

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POISSON Jean-FrédéricCela n'a encore rien d'officiel. Néanmoins, le député des Yvelines et président du Parti Chrétien Démocrate (PCD) Jean-Frédéric Poisson, 51 ans, envisage « très sérieusement » de se présenter à la primaire de l'UMP qui devra désigner, en 2016, le candidat de la droite républicaine à l'élection présidentielle de 2017.

Explications et perspectives.

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FILLON FrançoisL'ancien premier ministre appuie la mobilisation patronale et propose un « choc de liberté » en cas d'alternance en 2017.

Les faits - François Fillon donne tort à son successeur qui dénonce les «provocations» patronales. Il propose quatre mesures d'urgence pour rassurer les chefs d'entreprise. Au-delà, il veut sortir de la «surprotection» pour «déverrouiller l'économie».

Vous jugez « importante » la mobilisation patronale de cette semaine. Pourquoi ?

Les amours estivales de Manuel Valls avec les entreprises n'ont pas survécu à l'automne. Je n'y ai jamais vu qu'une posture et de fait, les actes n'ont pas suivi. Les entreprises sont dans une situation désastreuse. La pérennité même de beaucoup d'entre elles, notamment des PME, est menacée. C'est ce qui aboutit aux manifestations de cette semaine. Alors quand le Premier ministre parle de « provocation », c'est un discours inacceptable ! Il n'y a pas deux sortes de citoyens, ceux qui ont le droit de manifester et ceux pour qui une manifestation tous les vingt ans serait de trop.

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JACOB ChristianINTERVIEW - Les députés discuteront vendredi d'une proposition de résolution socialiste invitant le gouvernement à reconnaître l'Etat de Palestine, avant un vote prévu mardi. Le président du groupe UMP Christian Jacob explique à metronews pourquoi ses troupes s'y opposent.

Le groupe UMP a-t-il défini une position sur cette résolution ?

Nous arrêterons notre position le jour du vote, mardi prochain, lors de la réunion du groupe. Mais nous sommes très, très majoritairement opposés à cette résolution. On verra si on l'exprime en ne participant pas au vote, c'est-à-dire en ne cautionnant pas le principe de cette résolution, ou en votant contre dans l'hémicycle.

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