CHRETIEN AlainINTERVIEW - Alors que la campagne interne pour la présidence de l'UMP est dans sa dernière ligne droite, les cadets Bourbon, des jeunes députés du parti élus pour la première fois en 2012, se réunissent mardi à Vesoul (Haute-Saône), chez l'un d'entre eux, Alain Chrétien. Ce dernier explique au JDD.fr le fonctionnement de ce groupe.

Qu'est-ce que les "cadets Bourbon"?

Nous sommes huit députés, élus pour la première fois en juin 2012, qui ont souhaité former un groupe pour mieux se serrer les coudes. Mais nous ne sommes pas une chapelle ou un groupe de pression. Nous sommes un groupe de copains rassemblés dans l'adversité de la vague rose de juin 2012. Notre objectif est d'être une force de proposition et d'essayer de créer un consensus dans le reste du groupe UMP à l'Assemblée. Par exemple, nous proposons ce mardi une résolution sur la mise en œuvre d'un dispositif permettant une meilleure information auprès des agriculteurs des règles européennes.

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de MAZIERES FrançoisFIGAROVOX/TRIBUNE - A l'occasion du 97ème congrès des maires et présidents de communautés de France, François de Mazieres regrette la forte baisse des dotations de l'Etat aux collectivités locales, et lance un appel au Premier ministre.

L'an prochain, les collectivités territoriales devront faire face à une baisse des dotations de l'Etat d'un montant sans précédent (-3,56 milliards d'euros entre 2014 et 2015).

Certes les élus locaux sont conscients de la nécessité de faire des efforts budgétaires mais les français doivent être aussi au courant que cet effort demandé aux communes sera loin d'être uniforme.

780 millions d'euros seront prélevés sur certaines communes pour être redistribués à d'autres.

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ACCOYER BernardFIGAROVOX/EXTRAITS - Alors que les sifflets dirigés contre Alain Juppé au meeting de Nicolas Sarkozy ont attisé l'opposition entre les deux hommes, Bernard Accoyer plaide pour une primaire ouverte désignant le candidat de la droite et du centre en 2017.

La primaire ouverte, inscrite dans le titre III des statuts de l'UMP pour la désignation du candidat à l'élection présidentielle, est-elle contraire à l'esprit de la Ve République ?

Les institutions voulues par le général de Gaulle en 1958 sont fondées sur le principe de la souveraineté du peuple français pour trancher les grands enjeux politiques et, depuis 1962, pour désigner directement celui qui, porté à la tête de l'État, incarne la nation. Nos institutions reposent sur la volonté que les partis ne confisquent pas le choix des dirigeants du pays, qui revient aux Français.

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LARRIVÉ GuillaumeL'entretien : Le député UMP de l'Yonne vient de rendre un rapport sur l'islamisme dans les prisons. Il fait pour "Valeurs actuelles" le tour de ses constats et de ses propositions.

Pourquoi ce rapport ?

Je veux tirer un signal d'alarme. Nous faisons face à un ennemi qui nous a déclaré la guerre. Il faut le nommer : cet ennemi, c'est l'islamisme radical armé, qui veut détruire par la terreur la plus barbare nos sociétés démocratiques. Il y a urgence à combattre la prolifération de la radicalisation islamiste dans les prisons. Au sein des 189 établissements pénitentiaires, parmi les quelque 40 000 détenus qui peuvent être considérés comme de culture ou de religion musulmane, plusieurs centaines menacent de basculer dans la radicalisation. Avec l'apparition d'un phénomène nouveau : l'incarcération dans les prisons françaises de djihadistes de retour de la zone irako-syrienne, aujourd'hui 53, et qui seront, demain, évidemment, plus nombreux.

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LARRIVÉ GuillaumeL'Assemblée nationale s'apprête à créer de grandes régions, sur de vastes territoires, appelées à exercer des compétences décisives. Les conseils régionaux auront la main sur toutes les politiques d'aménagement du territoire et de développement économique, d'autant que le pouvoir d'attribution des fonds européens leur sera entièrement délégué. Demain, ce n'est ni vers le Préfet ni vers le conseiller départemental, mais bien vers le conseiller régional que devront se tourner le maire, le président de communauté de communes, le patron de PME, l'agriculteur, le responsable associatif, lorsqu'ils chercheront à être accompagnés dans leurs projets de développement territorial.

Il est indispensable que les futurs conseillers régionaux soient non seulement connus de la population, mais choisis par elle, au sein d'un territoire qui corresponde à un bassin de vie. Le mode de scrutin retenu ne répond en rien à cette exigence. Car les conseillers régionaux seront élus, en décembre 2015, sur une liste régionale à sections départementales, à la proportionnelle, avec prime majoritaire, à deux tours.

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DARMANIN GéraldLe député-maire de Tourcoing plaide, comme Xavier Bertrand, pour un septennat non-renouvelable.

La Manufacture, le «laboratoire d'idées» de Xavier Bertrand, a organisé le 18 novembre un colloque sur les institutions. Pourquoi les politiques parlent-ils en permanence de ce sujet?

Car tout commence par là! Quand De Gaulle revient au pouvoir, en plein drame algérien, alors que le franc est attaqué, il s'occupe d'abord des institutions. Lorsque Napoléon arrive à la tête d'un pays meurtri par la Révolution, alors que l'économie est au plus bas, il fait d'abord la Constitution. La France est un pays très juridique. Les institutions permettent de civiliser les débats politiques pour éviter la violence «mimétique», selon le mot de René Girard. C'est donc un sujet essentiel. Et il vaut mieux y réfléchir à froid, lorsque l'on est dans l'opposition. Au pouvoir, tout changement institutionnel n'est qu'intéressé. En se prononçant dès 2013 pour le septennat non renouvelable, Xavier Bertrand a montré qu'il voulait réfléchir de longue date sur le sujet. C'est pour lui le moyen de redonner du temps long à la politique. L'autre point de départ de notre réflexion, c'est la solidité de la Ve République. L'une des seules choses qui fonctionne encore aujourd'hui, ce sont nos institutions. Elle donne une assisse, une stabilité, même en cas d'extrême impopularité. Sans elles, dans un régime parlementaire lambda, François Hollande aurait été destitué depuis longtemps. C'est pourquoi nous avons intitulé notre colloque «Et si on revenait à la Ve République?». Il faut reconsidérer celle-ci plutôt que de vouloir passer à la VIe.

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