Invité dimanche d'Europe 1, le chef de file des députés LR Damien Abad a sévèrement jugé la gestion par l'exécutif du dossier du pass sanitaire. Le gouvernement "impose un pacte de contrainte", estime-t-il, regrettant un manque d'anticipation.

Alors que les opposants au pass sanitaire se mobilisent dans la rue, avec une nouvelle journée de manifestations samedi, les débats sur le projet de loi concernant l'extension du pass controversé se poursuivent au Parlement. Après l'Assemblée, le Sénat, dominé par l'opposition de droite, a adopté le texte dans la nuit de samedi à dimanche, tout en y apportant d'importantes modifications. Invité dimanche d'Europe 1, le chef de file des députés LR Damien Abad est revenu sur ces débats animés qui animent actuellement la classe politique.

Revenant sur les manifestations de samedi, qui ont rassemblé plus de 160.000 personnes dans toute la France, Damien Abad regrette de voir une France "coupée en deux". Or, estime-t-il, "une France qui n'est pas rassemblée est une France qui n'est pas assez forte pour lutter contre le virus". Et d'ajouter "On a une France qui n'a jamais été aussi fracturée... Ces fractures laissent des cicatrices."

 

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Invité dimanche d'Europe 1, le président du groupe LR à l'Assemblée nationale Damien Abad est revenu sur le retrait de la liste LREM au profit du président de la région Paca Renaud Muselier. Une telle alliance, estime-t-il, "va contribuer à la victoire du RN" - INTERVIEW

À quelques semaines des élections régionales, la droite se serait bien passée d'une telle crise. Dimanche, le Premier ministre Jean Castex a annoncé le retrait de la liste LREM en PACA au profit du président sortant LR Renaud Muselier, poussant le patron des Républicains Christian Jabob à retirer l'investiture à ce dernier. Interrogé par Europe 1, le président du groupe LR à l'Assemblée nationale Damien Abad défend la décision de son parti, fustigeant une alliance "contre-nature" qui "va contribuer à la victoire du RN" dans la région. 

"On ne peut pas vouloir porter les couleurs de LR et faire des alliances de circonstance avec un parti que l'on combat au niveau national", estime-t-il. Par ailleurs, assure Damien Abad, "je ne suis pas sûr que cette alliance puisse faire barrage au RN. Je pense à l'inverse qu'elle va contribuer à la victoire du RN, car l'électorat de droite va se sentir déboussolé, isolé, et risque soit d'aller au RN soit de se réfugier dans l'abstention".

"Au premier tour, on doit défendre ses couleurs". Pour Damien Abad, la personne de Renaud Muselier, qui "a fait un travail remarquable" à la tête de la région, n'est pas en cause. La question, précise-t-il, "est politique". "On ne peut pas faire de la confusion avec LREM alors que l'objectif de la droite doit être de porter un candidat à la présidentielle pour incarner une alternance à Emmanuel Macron et Marine Le Pen", martèle-t-il. Aussi, Christian Jacob "a bien fait" de décider de retirer l'investiture au président sortant.

 

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VIDÉO - Le vice-président de LR estime que, pour gagner en 2022, la droite ne pourra pas être reconstruite uniquement avec Les Républicains.

La droite «doit redevenir majoritaire»

Interrogé sur Arnaud Montebourg, Guillaume Peltier assumait des «points en communs» avec l’ex-socialiste, notamment sur «le gaullisme et le patriotisme». Comme si certains en doutaient, «je suis fier d’être de droite», lâche-t-il, définissant la politique comme «la fierté d’un camp au nom de valeurs claires» que sont pour lui «l’ordre, le travail, la liberté». Il assume aussi sa curiosité naturelle pour comprendre le raisonnement des autres «sans rien renier de ce que je suis», et met en avant la nécessité «de regarder ce qui se passe ailleurs, de ne pas en permanence dire que l’on a raison face à tout le monde».

Aucun doute pour le quadra, la droite doit s’ouvrir, il y a urgence, «elle doit redevenir majoritaire». Pour ce faire, il faut certes rassembler tous les électeurs de droite, mais aussi et surtout «nous interroger sur la manière de parler, fédérer et enthousiasmer à nouveau des électeurs tentés par Marion Maréchal ou par Arnaud Montebourg», défend-il.

 

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Pour le député LR de la Manche qui était vendredi l'invité du Talk-Le Figaro, «nos constitutions en Europe, ne sont plus adaptées aujourd'hui aux enjeux contemporains» martelant que sur les enjeux fondamentaux, «les démocraties doivent aujourd'hui, plus que jamais, aussi se défendre» tout en respectant l'Etat de droit.

 

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Le député LR de l’Yonne état l’invité du «Talk Le Figaro» ce mercredi.

«Émotion, déclaration, improvisation, agitation. J’aimerais que le cycle habituel s’arrête et que collectivement on passe vraiment à l’action», a appelé de ses vœux Guillaume Larrivé sur le plateau du «Talk Le Figaro» mercredi. Face à la menace islamiste, le député LR de l’Yonne pointe deux enjeux: «Agir vite et fort contre l’islamisme dans les 500 jours qui restent à cette législature» et à plus long terme, se mobiliser pour «qu’en 2040, la République Française ne devienne pas un État islamique».

 

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