MARITON HervéLe rôle de troisième homme dévolu à Hervé Mariton dans l'élection à la présidence de l'UMP ne l'empêche pas de délivrer son message. Tout en continuant d'espérer "un score à deux chiffres", il ne se fait pas d'illusions sur l'ordre d'arrivée samedi soir, à l'issue du scrutin. "Il y a le plus puissant : c'est Nicolas Sarkozy. Il y a le chouchou des médias, c'est Bruno Le Maire, et puis il y a l'homme des convictions, c'est Mariton. Le plus important sera le score que je ferai et la pression que nous pourrons exercer pour une organisation robuste, pour des primaires loyales et pour un projet fort", a-t-il résumé mardi au "Talk-Orange-Le Figaro". Tout en notant au passage "mes concurrents ont fait des 20 heures, je n'en ai pas fait", il préfère désormais insister sur l'après-élection : "Nicolas Sarkozy est le favori aujourd'hui et les probabilités sont à sa victoire", a-t-il expliqué, en précisant qu'étant "un garçon loyal", il ne contestera pas la légitimité de "celui qui aura été élu par les militants". Mais il n'exclut pas qu'"au lendemain de la victoire" de l'ancien chef de l'État, l'UMP se retrouve "avec des affrontements terribles entre candidats à la primaire présidentielle".

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LE MAIRE BrunoVIDÉO - Le candidat à la présidence de l'UMP, invité du Grand Jury RTL-LCI-Le Figaro, a demandé la «démission» de Jean-Pierre Jouyet et des «explications» à Manuel Valls.

En pleine campagne pour la présidence de l'UMP, Bruno Le Maire aurait préféré consacrer l'essentiel de son «Grand Jury RTL-LCI-Le Figaro» à son projet pour le parti et à son programme pour l'opposition. «J'avais une émission politique importante ce soir», regrette-t-il en abordant l'actualité du jour: les témoignages contradictoires de François Fillon et Jean-Pierre Jouyet.

«Il y a une certitude, c'est que le secrétaire général de l'Élysée a menti aux Français et il n'a pas d'autre choix que de remettre sa démission», a estimé le député de l'Eure. «Le premier ministre devra donner des explications», a-t-il ajouté en soulignant qu'à ses yeux c'est «une affaire grave» qui «concerne toute la majorité». «Le mensonge est à tous les étages de l'État», ajoute-t-il en brocardant «l'État exemplaire» que François Hollande avait promis en 2012.

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ESTROSI ChristianSOUTIEN INDÉFECTIBLE de Nicolas Sarkozy, même s'il se dit toujours ­candidat à la primaire au cas où l'ex-président renoncerait, Christian Estrosi a "l'impression que la ­tonalité des commentaires" sur son retour "est en train de changer". "Au début, il a surpris parce qu'on ne l'attendait pas sur ce terrain, mais on se rend compte au fond que c'est le seul aujourd'hui à même de rassembler notre famille politique", a affirmé mardi le député maire UMP de Nice au "Talk Orange-Le Figaro". Ce passage par le parti était-il indispensable ? À en croire Estrosi, oui, dès lors que Sarkozy avait "fait le constat des affrontements d'ego, des fractures, de cette politique des quotas et des courants" qui "divisaient l'UMP" au moment où elle doit être "plus que jamais unie face au déclin vers lequel les gouvernements de François Hollande conduisent la France".

"Je suis un homme ­libre"

"Ce n'est pas le changement de nom de l'UMP qui fera un changement de politique, a-t-il prédit. Oui, il faut changer de nom mais il faut surtout transformer complètement notre formation." Évoquant la désaffection qui frappe les deux grands partis français, il a cité son cas en exemple : "Je suis un homme ­libre et c'est pour cela que je ne suis pas au bureau politique. Quand vous n'appartenez ni au courant Copé ni au courant Fillon vous vous trouvez nulle part !" Il a aussi précisé à propos de son soutien à l'ex-premier ministre lors de la bataille pour la présidence de l'UMP en 2012 : "Je n'ai jamais été avec François Fillon ! Il n'y avait que deux candidats, donc j'ai fait le choix de la candidature Fillon contre Copé. Passée cette échéance, j'ai estimé que l'affrontement entre eux n'était pas sain pour notre mouvement."

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GAYMARD HervéPour Hervé Gaymard, "l'homme qui a changé à droite, c'est Alain Juppé". Invité mardi du "Talk-Orange-le Figaro", le député UMP de Savoie, qui connaît le maire de Bordeaux depuis vingt ans, a estimé que  "les épreuves qu'il a traversées, son rôle de gestionnaire d'une grande ville et d'une grande métropole, lui ont appris à prendre le temps d'écouter les gens, d'élaborer des solutions". "Donc je pense que ce sera un bon président pour la France dans un moment difficile pour nous", a-t-il affirmé.

Hervé Gaymard ira voter pour la présidence du parti, mais il veut "prendre position pour personne" publiquement. Il a tout de même donné un indice de sa préférence en précisant que selon lui, le futur patron de l'UMP "ne doit pas être candidat à la primaire présidentielle". Des trois prétendants en lice, seul Hervé Mariton a formellement exclu de briguer l'investiture pour 2017. Bruno Le Maire n'évoque plus le sujet mais n'a renoncé à rien. Quant à Nicolas Sarkozy, ses intentions sont transparentes.

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LARRIVÉ GuillaumeSoutien de Nicolas Sarkozy pour la présidence de l'UMP, Guillaume Larrivé est favorable à la proposition de l'ancien chef de l'État de changer le nom de cette formation politique, et de supprimer les courants internes à l'UMP. Invité lundi du "Talk Orange-Le Figaro", le député UMP de l'Yonne a estimé qu'il fallait "réinventer tout le logiciel de la droite", tout en expliquant que "le changement de nom doit intervenir dans un deuxième temps". "Il faut d'abord être au clair sur le projet et sur les équipes" et "ne pas rejouer le match de 2012, 2007 ou 1995", a insisté ce proche de l'ancien ministre de l'Intérieur, Brice Hortefeux. Au sujet de la fin des courants à l'UMP, le député bourguignon a répondu : "Cela me va très bien. Je n'ai jamais adhéré à aucun courant, à aucune écurie. Je suis un député libre, qui n'a de compte à rendre qu'à ses électeurs."

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