Damien Abad, député de l'Ain, président du groupe Les Républicains à l'Assemblée nationale était l'invité du "8h30 franceinfo", jeudi 26 août 2021. Candidature de droite à la présidentielle, accueil des réfugiés afghans... Il répond aux questions de Marc Fauvelle et Salhia Brakhlia.

 

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ENTRETIEN - Le député LR dit approuver la position du président de la République sur les réfugiés Afghans, qu’il estime «adaptée aux réalités».

LE FIGARO. - La France doit-elle assouplir le droit d’asile et accorder systématiquement le statut de réfugié aux Afghans?

Guillaume LARRIVÉ. - C’est pour rester fidèles à nos principes que nous devons les appliquer avec discernement. La Constitution proclame que «tout homme persécuté en raison de son action en faveur de la liberté a droit d’asile» en France. Refuser l’asile à des Afghans personnellement et directement menacés par les talibans serait une trahison. Mais promettre d’accueillir tous les Afghans serait une illusion doublement dangereuse, pour notre sécurité nationale et pour les Afghans eux-mêmes, en les mettant dans les mains des filières exploitant leur détresse.

 

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Invité dimanche d'Europe 1, le chef de file des députés LR Damien Abad a sévèrement jugé la gestion par l'exécutif du dossier du pass sanitaire. Le gouvernement "impose un pacte de contrainte", estime-t-il, regrettant un manque d'anticipation.

Alors que les opposants au pass sanitaire se mobilisent dans la rue, avec une nouvelle journée de manifestations samedi, les débats sur le projet de loi concernant l'extension du pass controversé se poursuivent au Parlement. Après l'Assemblée, le Sénat, dominé par l'opposition de droite, a adopté le texte dans la nuit de samedi à dimanche, tout en y apportant d'importantes modifications. Invité dimanche d'Europe 1, le chef de file des députés LR Damien Abad est revenu sur ces débats animés qui animent actuellement la classe politique.

Revenant sur les manifestations de samedi, qui ont rassemblé plus de 160.000 personnes dans toute la France, Damien Abad regrette de voir une France "coupée en deux". Or, estime-t-il, "une France qui n'est pas rassemblée est une France qui n'est pas assez forte pour lutter contre le virus". Et d'ajouter "On a une France qui n'a jamais été aussi fracturée... Ces fractures laissent des cicatrices."

 

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Le projet de loi comportant les nouvelles mesures anti-Covid doit être examiné cette semaine par le Parlement. Le président du groupe LR à l'Assemblée prône « un meilleur équilibre » sur le pass sanitaire, jugeant les sanctions « disproportionnées ». Il épingle le « défaut d'anticipation » de l'exécutif mais fustige les « slogans haineux » des « antivax ».

Les députés LR voteront-ils le durcissement des restrictions face aux variants du Covid ?

Nous sommes favorables à la vaccination obligatoire pour les soignants et tout le personnel qui travaille, de près ou de loin, dans le monde médical et médico-social.
Nous sommes aussi favorables au renforcement de la politique d’isolement, depuis le début le maillon faible de la crise sanitaire. Il y a en revanche de plus grandes interrogations sur le pass sanitaire. Je comprends que les restrictions portent en priorité sur les personnes non vaccinées mais il faut trouver un meilleur équilibre entre protection de la santé des Français et respect des libertés individuelles. A la limite, la vaccination obligatoire pour tous ceux qui reçoivent du public aurait été plus transparente et moins hypocrite qu’un système de pass sanitaire qui revient à une vaccination obligatoire déguisée.

 

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Eric Woerth est député LR de l’Oise. Il préside depuis juin 2017 la commission des finances à l’Assemblée. Ce féru d’alpinisme, qui a porté la réforme des retraites de 2010, connaît parfaitement bien les questions budgétaires pour avoir été de 2007 à 2010, en pleine crise financière, ministre du Budget, des Comptes publics et de la Fonction publique dans les premiers gouvernements Fillon. Il a également été plusieurs fois responsable des volets économiques des programmes présidentiels de son parti.

LE FIGARO. - Le «quoi qu’il en coûte» présidentiel, en place depuis plus d’un an pour aider les entreprises face à la crise, doit-il s’arrêter?

Eric Woerth. - Le gouvernement doit progressivement débrancher les aides d’urgence dans les mois qui viennent. Sinon, à un moment donné, le «quoi qu’il en coûte» risque de coûter plus cher que le bénéfice collectif que l’on en retire.

 

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ENTRETIEN - Pour le président du groupe LR à l’Assemblée, il y a une différence de nature et de valeurs entre son parti et le Rassemblement national.

LE FIGARO.- Partagez-vous les propos de Guillaume Peltier appelant à travailler avec Robert Ménard ? Il dit «porter les mêmes convictions que lui». Vous aussi?

Damien ABAD. - Je ne partage pas les convictions de M. Ménard. Soyons très clairs: il y a une différence de nature et de valeurs entre le Rassemblement national et nous. Derrière le vernis de Mme Le Pen, il y a la réalité d’un parti qui ne fait que transformer les problèmes des Français en slogans et non en solutions politiques. En tant que président du groupe LR à l’Assemblée nationale, j’exclus avec fermeté de pouvoir travailler avec le Rassemblement national. Il représente une histoire, une idéologie, un programme politique ou économique, qui ne sont pas en accord avec l’idée que je me fais du bien commun et de l’intérêt général. Le Rassemblement national n’aura jamais ma voix, ni ma confiance. Il existe une digue qui pour moi est infranchissable. C’est la digue avec l’extrême droite et ses satellites.

 

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