ENTRETIEN - Le député souhaite une réorganisation institutionnelle afin que les préoccupations de la population soient mieux prises en compte par les politiques.

L’appauvrissement démocratique taraude l’homme depuis longtemps. Député (LR) de la Haute-Marne, François Cornut-Gentille a vu, en plus de vingt ans les partis politiques se déliter, l’Assemblée nationale se réduire à un jeu de rôle, la violence verbale s’instaurer dans les débats publics. À quelques mois de la présidentielle, il propose la création d’une assemblée exclusivement chargée d’établir des diagnostics. Il publie Savoir pour pouvoir. Sortir de l’impuissance démocratique (Gallimard).

LE FIGARO.- Selon Emmanuel Macron, la France est devenue «une nation de 66 millions de procureurs». Que révèle cette phrase?

François CORNUT-GENTILLE.- On le sait depuis longtemps, les Français ne sont pas dociles. Aujourd’hui, beaucoup d’entre eux sont en colère, et la plupart désorientés. Mais trouvez-vous de nombreux motifs de satisfaction dans notre vie politique?

 

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TRIBUNE - L’annulation de la dette colossale de la France est à exclure, car elle ruinerait les épargnants français eux-mêmes et échauderait gravement les investisseurs. Il faut en revanche étendre sa durée moyenne comme l’ont fait d’autres pays occidentaux, argumentent François Baroin, Agnès Evren et Aurélien Pradié.

Il en va de la dette publique comme de la situation sanitaire: le comportement de nos concitoyens témoigne de leur scepticisme à l’égard du gouvernement. Lorsque le gouvernement hésite sur le reconfinement, les Français anticipent qu’il est probable et prennent leurs précautions. Lorsque le gouvernement affirme que la dette publique sera remboursée par la croissance et sans hausse d’impôts, ils épargnent pour faire face à des réalités moins optimistes.

Certes l’épargne record des Français est stérilisée par l’impossibilité de se cultiver, de se divertir, de voyager ou par la crainte de perdre son emploi et de ne pouvoir financer ses projets. Et de plus en plus de nos concitoyens vivent une précarité et des difficultés qui ne feront que s’accentuer dans les mois à venir. Mais comment ne pas voir aussi dans cette épargne forcée une méfiance atavique envers les discours magiques prédisant que la croissance – et pas leurs impôts – permettra de rembourser cette montagne de dette (120 % du PIB à la fin 2020, contre moins de 100 % à la fin de l’année dernière) ?

Les Français ont en tête que, lors de la dernière crise des dettes souveraines en Europe entre 2009 et 2012, ces ratios d’endettement étaient qualifiés de « non soutenables » pour plusieurs pays de la périphérie de l’Europe. Des mécanismes de soutien par la collectivité des États européens – et Nicolas Sarkozy avait eu à l’époque un rôle moteur dans leur mise en place -, l’action résolue de la Banque centrale européenne… et une rigueur drastique dans les pays concernés ont seuls permis un redressement de la situation.

 

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Député LR, président de la commission des Finances à l'Assemblée nationale, Eric Woerth regrette que la "crise [soit] devenue un accélérateur de solutions magiques" et assure qu'il faudra au contraire du temps pour surmonter cette situation. Cela passe selon lui par un augmentation du temps de travail et une réduction de la dépense publique.

"L'hiver du Covid n'empêche pas la floraison d'idées en tout genre. Elles ont toutes en commun la facilité : la crise est devenue un accélérateur de solutions magiques. Il y a ceux qui souhaitent réduire le temps de travail pour créer plus d'emplois, ceux qui appellent à la création d'un revenu universel, ceux qui voudraient augmenter les salaires en supprimant les cotisations sociales salariales, ceux qui pensent que les comités de citoyens peuvent remplacer les élus et ceux, nombreux, qui appellent au non remboursement de la dette publique. Mais les spécialistes en "portes ouvertes" font rarement de bons architectes...

Toutes ces idées lumineuses et séduisantes présentées à chaque fois comme la pierre philosophale, poursuivent le même objectif : accrocher facilement et rapidement l'attention des citoyens. Qui n'aurait pas envie de dessiner un monde meilleur? Un monde avec des salaires augmentés, moins de jours travaillés, le fardeau de la dette effacé comme la craie sur un tableau… Si ces idées sont à l'image des sirènes d'Ulysse, elles sont surtout dangereuses. En réalité, dire aux Français ce qu'ils ont envie d'entendre, c'est les tromper cyniquement.

 

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Pour le président Les Républicains de la commission des finances de l’Assemblée nationale, isoler la dette Covid n’est pas une solution, il faut la rembourser.

Pour le président LR de la commission des finances de l’Assemblée nationale, qui fut ministre du budget durant la crise de 2008-2009, il faut rembourser la dette. Il s’oppose aux arguments d’une partie de sa famille politique, et plaide de nouvelles règles budgétaires européennes.

La crise sanitaire a fait exploser la dette publique française. Dans un monde de taux d’intérêt bas voire négatifs, est-ce vraiment un problème ?

Nous ne pouvions pas faire autrement, puisque nous n’avions pas assez d’argent pour financer les mesures de soutien et de relance de l’économie. C’est d’ailleurs là le sujet : nous avons abordé la crise avec un endettement parmi les plus élevés des pays de l’OCDE. Cela peut-il durer ? Non.

Je suis d’accord qu’exprimer la dette en pourcentage du produit intérieur brut (PIB) n’a plus guère de sens : 120 % de dette, c’est important mais ce qui compte, c’est la charge d’intérêt, qui a fortement baissé. Aujourd’hui, elle est supportable. Mais est-ce durable ? Probablement pas. Il en va de la souveraineté financière de la France : certains pays ont été mis sous tutelle pour ne pas avoir été capables de rembourser leur dette. La dette provient d’un déficit annuel chronique installé bien avant la crise du Covid. Il faut se préparer aux prochaines crises, qui seront peut-être plus puissantes que celle-ci.

 

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Pour Guillaume Peltier, le numéro 2 des Républicains, la dette Covid est une «dette de guerre» et doit devenir «une dette à échéance de 100 ans».

Guillaume Peltier, vice-président délégué de LR, appelle Emmanuel Macron à des « Etats généraux du travail » pour répondre aux « répliques économiques et sociales » de la crise sanitaire. Il propose également de rembourser la dette Covid-19 « à très longue échéance ».

Finalement, le gouvernement a décidé de ne pas reconfiner. Est-ce une bonne chose ?

GUILLAUME PELTIER. Il faut tout faire, bien sûr, pour éviter un nouveau confinement. Pour ce faire, il faut réussir la stratégie de vaccination. Or, on en est loin. Et l'échec de cette stratégie va conduire à des mois plus douloureux encore.

 

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Anne-Laure Blin, députée Les Républicains du Maine-et-Loire, revient sur le projet de loi confortant le respect des principes de la République qui arrive lundi en séance publique à l'Assemblée nationale et estime qu'en s'attaquant à l'instruction en famille, "le gouvernement se trompe de cible".

La tribune : "Depuis la semaine dernière, l'Assemblée nationale débat des mesures qu'il convient d'adopter pour lutter contre le séparatisme dans notre pays. Au lieu de quoi, c'est à une remise en cause de nos libertés que nous assistons. La France vit sous une menace terroriste islamiste particulièrement vive. Menace endogène puisque ceux qui la portent naissent, grandissent, vivent et frappent sur notre territoire. Indéniablement, face à cela, il nous faut plus que jamais proclamer et défendre nos libertés. Car c'est pour elles que plus de 300 victimes sont tombées, assassinées par des terroristes islamistes.

Bien loin de cela, le gouvernement vient les remettre en question ; notamment celle, fondamentale, d'instruire. Ce n'est pas le moindre des paradoxes s'agissant d'un projet de loi qui a pour titre le respect des principes de la République.

 

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