INTERVIEW - Pour sa rentrée politique, le vice-président plaide pour la définition d’une «ligne claire» et la «révolution des idées» dans son parti.
Guillaume Peltier est député du Loir-et-Cher. La lutte contre les inégalités est, selon lui, le «grand défi qui vient».

LE FIGARO.- Vous brillez par votre absence en cette rentrée politique. Pourquoi?

Guillaume PELTIER. - Cette rentrée a démarré dans un vacarme médiatique et politique: une réforme des retraites où chacun se contredit, la colère des travailleurs et des entrepreneurs face à l’immense fracture sociale, la grève des urgences maltraitées, les annonces cosmétiques et quotidiennes des ministres… Je préfère donc prendre le temps de la réflexion pour proposer des idées concrètes avec la publication prochaine d’un livre. Le grand défi qui vient est de lutter contre les inégalités et les injustices car la France des milieux de cordée est à bout. Là est mon combat: les classes moyennes, toujours trop riches pour être aidées, toujours trop pauvres pour être aisées...

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LE CERCLE - Couper l'entreprise en deux est d'une grande étrangeté, selon les députés Olivier Dassault, Daniel Fasquelle, Olivier Marleix, Eric Woerth et un collectif de députés LR. C'est ouvrir aux financements privés ce qui a le moins besoin d'argent, la distribution, et refermer sur un Etat prisonnier de ses contraintes budgétaires le nucléaire, qui a des besoins colossaux.
 

L'Europe se cherche des champions industriels. Cela tombe bien : la France a EDF, deuxième producteur d'électricité au monde derrière le chinois China Guodian Corp. Hormis le régime de retraite des électriciens, EDF est une bénédiction pour la France : elle lui apporte une indépendance énergétique improbable pour un pays aux faibles ressources fossiles, une électricité parmi les moins chères en Europe (près de deux fois moins qu'en Allemagne), ce qui profite aux citoyens et aux entreprises, et enfin, grâce à la combinaison nucléaire/hydraulique, une émission de CO2 par habitant parmi les plus faibles des pays développés (moitié moins que l'Allemagne).

Ce « miracle EDF » n'est pas le fruit du hasard. Voulue par le général de Gaulle à la Libération pour donner au pays les moyens de sa reconstruction, l'entreprise a été soutenue par tous les gouvernements, et a su s'adapter. En 2005, sous l'impulsion de Jacques Chirac, Nicolas Sarkozy a transformé le vieil établissement public EDF en société anonyme, permettant d'ouvrir son capital et d'internationaliser l'entreprise devenue un acteur mondial présent en Europe, en Afrique, en Asie et en Amérique du Sud...

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Le député du Val-de-Marne et ancien président de la Commission des Finances Gilles Carrez critique le projet de budget du gouvernement pour 2020.

Gilles Carrez, député du Val-de-Marne et ancien président de la Commission des Finances, dénonce le choix du gouvernement de laisser filer le déficit dans le Budget 2020.

 Le Parisien: - Le gouvernement a décidé de recourir à nouveau à l'emprunt pour boucler le budget 2020. Est-ce grave ?

GILLES CARREZ.- Oui, c'est très grave. Surtout dans un contexte où notre dette frôle les 100 % du produit intérieur bru t (PIB). Emmanuel Macron bafoue sa promesse de campagne de faire baisser le déficit de la France. Là, à 2,1 ou 2,2% de PIB, le déficit ne fait que stagner. Le plus grave, c'est que l'argent qu'on emprunte ne sert même pas à faire de l'investissement…

 

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INTERVIEW - Député de l’Oise, Éric Woerth est président de la commission des Finances de l’Assemblée. Ministre du Travail sous Nicolas Sarkozy, il a conduit en 2010 la dernière grande réforme des retraites, qui s’est notamment traduite par le relèvement (sur une période de sept années) de 60 à 62 ans de l’âge légal de départ.

LE FIGARO. - Emmanuel Macron a marqué la semaine dernière sa préférence pour une hausse de la durée de cotisation plutôt que de fixer un âge pivot. Pourquoi pensez-vous que c’est une erreur?

Éric WOERTH. - Le sujet des retraites revêt une dimension humaine considérable: le rapport de chacun avec son histoire, l’ouverture d’une nouvelle page de vie. Dans un système par répartition, la notion d’âge est centrale. Les actifs, de moins en moins nombreux par rapport aux retraités, ne peuvent pas exagérément supporter la charge financière des retraites de leurs parents et grands-parents. C’est une question de justice entre les générations. Le président donne l’impression de vouloir nier ce qui est une réalité. Difficile de bien réformer quand on cherche à mettre sous le tapis les vrais problèmes.

L’âge pivot de 64 ans était déjà une solution dégradée par rapport au recul de l’âge et vouloir le remplacer par une augmentation de la durée de cotisation est une lourde erreur. C’est injuste, inefficace et cela ...

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TRIBUNE - Le style et les thèmes chers à l’hôte du 10 Downing Street rencontrent les attentes d’une partie importante des Britanniques, explique l’historien et essayiste.

Pour la plupart des commentateurs français, la cause serait entendue. Boris Johnson serait un populiste, un démagogue de la même eau que les Trump, Salvini, Orban et consorts. Sa décision de suspendre le Parlement en ferait un apprenti dictateur. Le vote de la chambre des Communes, le 3 septembre, décidant de reprendre le contrôle de l’ordre du jour par 328 voix - dont 21 conservateurs - contre 301 afin d’interdire le «no deal» sur le Brexit, témoignerait qu’il a perdu la main. Les élections anticipées qui se profilent devraient entériner son naufrage...

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Conférence de presse du Président Damien Abad

Conférence de presse de Damien Abad - Mardi 12 novembre 2019
Conférence de presse de Damien Abad - Mardi 12 novembre 2019

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