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Chaque semaine durant la session ordinaire, deux séances d'une heure sont consacrées aux questions au gouvernement, les mardis et mercredis après-midi. Ce temps est réduit à une seule séance hebdomadaire d'une heure lors des sessions extraordinaires.

Ces questions, dont la durée est de 4 minutes réponse du ministre comprise, concernent principalement les sujets de politique générale. Leur sujet est libre et, n'étant généralement pas déposées, elles conférent une grande spontanéïté au déroulement de ces séances. Elles sont réparties sur le même principe que les questions orales sans débat, alternant les interventions de l'opposition et de la majorité.

de GANAY Claude

QUESTIONS AU GOUVERNEMENT - MERCREDI 16 AVRIL 2014

Avenir de la filière nucléaire

Question de M. Claude de Ganay à Mme Ségolène Royal, ministre


M. le président. La parole est à M. Claude de Ganay, pour le groupe de l’Union pour un mouvement populaire.

M. Claude de Ganay. Ma question s’adresse à M. le Premier ministre.

Qui suis-je ?

Je suis responsable du plus grand plan social que l’État ait jamais planifié. J’organise le démantèlement d’un secteur industriel de pointe et je fragilise ce qu’il reste de la compétitivité énergétique de nos entreprises. Je programme l’effondrement industriel de régions entières.

Je suis…

M. Jean Glavany. Sarko !

M. Claude de Ganay. …le Président de la République, mes chers collègues ! (Exclamations sur les bancs du groupe SRC.)

Qui, à vos côtés, monsieur le Premier ministre, s’entête à vouloir réduire arbitrairement la part du nucléaire dans la production d’électricité, pour la faire passer de 75 % à 50 % d’ici à 2025.

M. Bernard Accoyer. C’est de la folie ! Du suicide !

M. Claude de Ganay. L’objectif réaffirmé dans votre discours de politique générale oppose le calcul politique brutal à une écologie de bon sens que nous appelons tous de nos vœux.

Il est brutal pour plus de 40 000 agents et prestataires EDF qui sont menacés par la fermeture d’une vingtaine de réacteurs de 900 mégawatts, mais aussi pour l’ensemble des bassins de vie avoisinants qui verront disparaître une activité industrielle majeure.

Alors pourquoi se priver d’un outil au service de notre compétitivité industrielle grâce à un prix de l’électricité inférieur à celui de nos voisins européens ?

Pourquoi se priver de la construction de nouveaux EPR qui feront de la France, une vitrine mondiale pour la filière nucléaire ? (Exclamations sur les bancs du groupe écologiste.)

Pourquoi se priver d’une énergie qui n’émet pas de CO2, alors que nous devons réduire, en priorité, notre consommation d’énergies fossiles ?

Tout simplement pour faire plaisir à vos anciens alliés Verts !

Plusieurs députés du groupe UMP. Eh oui !

M. Claude de Ganay. Les Français ne méritent pas d’être victimes de ce chantage.

Monsieur le Premier ministre, allez-vous nous dire quels réacteurs et quelles centrales seront concernés par ce démantèlement industriel ? (Applaudissements sur les bancs du groupe UMP.)

M. Bernard Accoyer. Ce sont les fossoyeurs du nucléaire !

M. le président. La parole est à Mme la ministre de l’écologie, du développement durable et de l’énergie.

Mme Ségolène Royal, ministre de l’écologie, du développement durable et de l’énergie. Monsieur le député, qui suis-je ? Je ne suis qu’une modeste ministre de l’énergie (Exclamations sur les bancs du groupe UMP) et je vais essayer de vous répondre.

Le débat sur l’avenir énergétique de la France mérite peut-être autre chose que ces invectives ou que ces caricatures. (Applaudissements sur les bancs du groupe écologiste.)



Je vous appellerai d’ailleurs à nous faire profiter de vos compétences, très prochainement, puisque nous aurons à débattre du projet de loi sur la mutation énergétique. Nous aurons alors, en toute transparence et en toute citoyenneté, à répondre devant les Français des choix que nous devons faire pour l’avenir énergétique de la France.



Il est évident que la France doit défendre son autonomie et son indépendance énergétique, mais elle doit aussi répondre aux exigences environnementales. C’est pourquoi, sous l’impulsion du Président de la République, nous nous sommes engagés à faire monter en puissance les énergies renouvelables, comme l’a rappelé le Premier ministre.



Je vous rassure : je ne suis pas hostile à l’énergie nucléaire…



Plusieurs députés du groupe UMP. Très bien !

Mme Ségolène Royal, ministre. …et il est inutile de caricaturer les positions. En revanche, il est absolument indispensable que les Français – et, en premier lieu, les parlementaires qui les représentent – soient associés aux grands choix financiers et technologiques.

Lorsque des décisions sont prises pour Flamanville, dont la facture s’élève actuellement à plus de 8 milliards d’euros (Applaudissements sur les bancs du groupe écologiste), est-ce que les parlementaires que vous êtes, est-ce que vous, monsieur le député, avez été associés à ces choix énergétiques ?

M. François-Michel Lambert et M. Bernard Roman. Eh non !

Mme Ségolène Royal, ministre. S’agissant de ces choix énergétiques, nous devons remettre de la clarté et assurer le respect des droits du Parlement. C’est ce que nous ferons lors du prochain débat. (Applaudissements sur les bancs des groupes SRC et écologiste.)

Conférence de presse du Président Damien Abad

Conférence de presse de Damien Abad - Mardi 12 novembre 2019
Conférence de presse de Damien Abad - Mardi 12 novembre 2019

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