Le député du Vaucluse, président d’Oser la France, dénonce le manque de rationalité économique d’un tel choix, qui poserait également des problèmes de 

En attendant la publication prochaine du projet de Programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE), la privatisation de la gestion des barrages hydroélectriques figure dans les priorités de l’actuel gouvernement qui vient d’ouvrir discrètement une négociation à ce sujet avec Bruxelles. Au plan idéologique, le Président Macron ne fait que tracer le sillon qui est le sien : la mise en concurrence des gros barrages hydroélectriques dont EDF est actuellement le principal concessionnaire (433 barrages) fait suite à l’introduction de la concurrence dans le transport ferroviaire ou aux dispositions visant à déréguler les professions règlementées.

La mise en concurrence libre et non faussée coule dans les veines de Bruxelles comme le sang dans celles des hommes. Néanmoins, lorsqu’on en vient à toucher à un secteur stratégique qui produit 12% du mix électrique, génère 1,5 milliards d’euros de recettes publiques et emploie 30 000 personnes, un tel choix ne peut se justifier que par la seule injonction bruxelloise, sauf à considérer que nous n’avons plus la maîtrise de notre souveraineté énergétique. A tout le moins, on est en droit d’attendre que ce choix, dans un grand pays comme la France, procède d’un calcul économique rationnel. On notera au passage que les pays d’origine de ces concurrents étrangers n’ont pas la même obligation d’ouverture à la concurrence car ils ne disposent pas d’un régime concessif...

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La nouvelle loi sur l’Ecole sera débattue dès lundi 11 février dans l’hémicycle de l’Assemblée nationale. Sans se transformer en « ventilateurs à angoisse » pour citer le Ministre qui cherche à tout prix à esquiver les vrais débats de fond – il faut d’ailleurs souligner que l’angoisse ne se ventile pas mais oppresse durablement les personnes qui en sont atteintes — il doit être permis d’étudier avec attention le texte proposé. Plusieurs intentions peuvent surprendre, à défaut d’angoisser.

Ainsi, l’évaluation annoncée par la mise en place d’un nouveau conseil d’évaluation de l’école suscite en l’état de très nombreuses interrogations. Alors que tous les standards internationaux préconisent une évaluation totalement indépendante, le projet prétend la remettre « au cœur » du système éducatif tout en la rendant directement dépendante du ministre, quel paradoxe. En cette période un peu confuse quant aux rôles respectifs des experts et des décideurs, réintégrer l’évaluation sous la tutelle du ministère fait perdre toute crédibilité aux deux parties.

Dans tous les autres pays et non des moindres, on peut même constater une corrélation directe entre l’existence d’une agence d’évaluation véritablement indépendante et la performance scolaire. S’il est incontestable que l’évaluation est un levier pour l’amélioration de la qualité de l’enseignement, encore faut-il qu’elle respecte une méthodologie rigoureuse et standardisée. L’indépendance est un pré requis. Dans tous les autres pays : Allemagne, Corée, Finlande, Mexique, Islande, où une agence indépendante a été mise en place, c’est l’agence qui fournit au système les moyens et niveaux d’amélioration, pas l’inverse et encore moins sous la houlette du Ministre....

 
Conférence de Presse de Christian Jacob - 13 février 2019
Conférence de Presse de Christian Jacob - 13 février 2019

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