Comment nourrir l'humanité tout en sauvant la planète ? Pour les trois députés LR Damien Abad, Nicolas Forissier et Jean-Louis Thiérot, une révolution écologique passe par l'agriculture. 

Damien Abad, Nicolas Forissier et Jean-Louis Thiérot, respectivement député de l'Ain et président du groupe Les Républicains, député LR de l'Indre, et député LR de Seine-et-Marne, prônent une révolution écologique par l'agriculture. Voici leur tribune : "Dix milliards. C'est le nombre d'habitants que comptera notre planète en 2050, d'après les prévisions de nombreux experts. 2050, c'est également la date de non-retour écologique retenue par la plupart des études pour souligner l'accélération de l'impact du réchauffement climatique. Ces deux dynamiques, démographique et environnementale, sont aussi inexorables qu'elles sont vertigineuses. Elles nous obligent à résoudre une équation cornélienne : comment nourrir l'humanité tout en sauvant la planète ?

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INTERVIEW - Alors que l’examen de la réforme des retraites débute à l’Assemblée, le président des députés LR invite le gouvernement à s’inspirer du projet de la droite.

LE FIGARO.- Comment accueillez-vous le changement de ministre en charge de la réforme des retraites, à quelques heures de l’examen du texte?

Damien ABAD.- En plein débat sur les retraites et en pleine épidémie de coronavirus, c’est un très mauvais signal. Encore une fois la Macronie privilégie les intérêts de son parti sur celui de son pays. C’est un pied de nez fait à tous ceux qui ont cru dans le nouveau monde. Cette réforme des retraites est à l’image du duo Delevoye-Buzyn qui devait la porter: nulle et non avenue.

 

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Pour le président du groupe LR à l'Assemblée, « le gouvernement s'est totalement embourbé dans une réforme trop coûteuse, très injuste, et tellement complexe que personne n'y comprend plus rien ». Il fustige, dans une interview aux « Echos », « l'abandon de poste » d'Agnès Buzyn et prévient qu'un recours à l'article 49-3 serait, pour l'exécutif, « une défaite politique majeure ».

Qu'attendez-vous de la conférence de financement des retraites, qui entre ce mardi dans le vif du sujet ?

J'attends d'elle qu'elle respecte ce pourquoi elle a été créée : trouver des financements pour notre système de retraite. A lire les prises de position successives, je crains qu'elle ne devienne la conférence des dépensiers. Tout porte à croire que cette conférence est mort-née. Elle aurait dû être organisée avant l'arrivée du texte dans l'hémicycle afin que les députés puissent débattre et voter de manière éclairée sur un texte complet. Au lieu de quoi, nous avons un débat tronqué, sur un projet de loi non financé, ce qui est totalement irresponsable de la part du gouvernement. Ce dernier doit désormais avoir le courage, seul, d'assumer un recul progressif de l'âge légal de départ à la retraite.

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Le député du Vaucluse publie un livret vert proposant une «écologie humaniste» en rupture avec le discours d’EELV.

Julien Aubert est député des Républicains du Vaucluse et président d’Oser la France.

LE FIGARO .- Pourquoi la droite peine-t-elle à être audible sur l’écologie?

Julien AUBERT. - Au départ, cette question de l’écologie était portée par la droite, comme ce fut le cas sous Pompidou. Elle a été replacée ensuite dans le débat public par des écologistes qui ne se voyaient pas seulement comme des protecteurs de la nature mais comme les serviteurs d’une idéologie. Quand ce camp politique a préempté le sujet, en mélangeant bataille environnementale et vision gauchisante de la société, la droite s’est retrouvée désemparée. Elle n’a pas réussi à proposer des solutions alternatives en montrant qu’il était possible de défendre la nature sans adhérer aux thèses d’Europe Écologie Les Verts.

 

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Le député d’Eure-et-Loir était l’invité du «Talk-Le Figaro» ce mardi.

Les municipales doivent être «pour nous le moment du rebond», a fait valoir le Républicain Olivier Marleix. Si LR est «plutôt en position de force» car très ancré dans les territoires, le député d’Eure-et-Loir, invité du «Talk Le Figaro» mardi, est aussi conscient que sa famille politique a «tout à perdre et peu de choses à gagner». Plutôt confiant sur l’issue du scrutin, il rappelle que la droite et le centre dirigent aujourd’hui les deux tiers des villes de plus de 10.000 habitants. «L’enjeu, c’est déjà de conserver cette situation», juge le premier vice-président du groupe LR à l’Assemblée nationale.

 

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Si nous sommes réunis devant vous,
Si nous avons revêtus notre écharpe tricolore de députés de la nation,
C’est pour dénoncer les conditions d’examen inacceptables que le Gouvernement impose au Parlement sur cette réforme des retraites.

Et pourtant, nous sommes des réformateurs et nous l’avons prouvé en ayant le courage de réformer les retraites en 1993, en 2003 et en 2010.

Vous ne nous trouverez jamais au côté de ceux qui veulent bloquer le pays pour défendre le statut quo, et leurs intérêts particuliers.

Nous pensons au contraire que notre système doit être réformé pour assurer son équilibre, préserver le niveau des pensions des Français, et instaurer davantage de justice.

Nous avons d’ailleurs mis sur la table un contre-projet crédible et responsable.

Pour autant, nous ne pouvons accepter de devoir examiner un projet de loi sur les retraites, sans que nous ne sachions rien de son financement !

Nous n’avons aucune idée de l’incidence financière de votre réforme alors que les retraites représentent plus de 310Mds€ par an, soit 14% de la richesse nationale, et 25% des impôts des Français.

Nous ne pouvons pas non plus accepter l’amateurisme, et l’improvisation permanente dont fait preuve ce Gouvernement sur un sujet aussi essentiel, qui va déterminer l’avenir de millions de Français.

Rendez-vous compte : jamais le Conseil d’Etat, garant de la régularité juridique des textes de lois, n’a rendu un rapport aussi sévère sur une réforme d’un Gouvernement.

La liste des reproches formulées par la plus haute juridiction de notre pays en dit long sur l’impréparation de la réforme.

L’étude d’impact est insuffisante,
Les projections financières sont lacunaires,
Le recours à 29 ordonnances sur 46 articles est injustifié.

Le Conseil d’Etat va jusqu’à remettre en cause le caractère universel de la réforme, et s’inquiéter de la sécurité juridique de ce projet de loi.

Enfin, nous ne pouvons accepter de voter une réforme de cette importance, et de ce niveau de complexité, dans une telle précipitation.

Aujourd’hui le Parlement ne dispose, ni du temps, ni de toutes les données nécessaires pour évaluer, amender et discuter de cette réforme.

Tout est mis en oeuvre pour priver le Parlement, et donc les Français, d’un vrai débat sur la réforme des retraites.

Nous le déplorons mais dans les conditions actuelles les travaux sont bâclés, le Parlement est méprisé, le débat entravé.

En l’état, votre projet de loi n’est ni un projet tant il est incomplet et imprécis, ni une loi tant il s’exonère du débat parlementaire.

Nous demandons donc au Gouvernement de déposer devant le Conseil d’Etat, un vrai projet de loi qui garantisse la sécurité juridique de la réforme.

Nous en appelons au Président de l’Assemblée Nationale pour mettre en place une nouvelle organisation des débats, afin d’assurer les conditions d’un travail parlementaire serein et éclairé.

Enfin, nous attendons une réforme financée qui prenne en compte, dès la première lecture, les conclusions de la Conférence de financement.

 

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Réforme des Retraites

200115 Damien Abad

Lettre de Damien Abad, Président du Groupe les Républicains de l'Assemblée nationale à Edouard Philippe, Premier Ministre.

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Conférence de presse du Président Damien Abad

Conférence de presse de Damien Abad - Mardi 12 novembre 2019
Conférence de presse de Damien Abad - Mardi 12 novembre 2019

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