Le parlementaire (LR) dresse, dans un livre à paraître, un état des lieux sans concession de la situation en France, notamment dans les services publics. Et il appelle à investir plus de moyens.

Un an après avoir rendu avec un rapport parlementaire sur « les services publics face à la radicalisation », le député (LR) des Bouches-du-Rhône Eric Diard publie le 26 août un livre qui poursuit sa réflexion, coécrit avec notre confrère du Parisien-Aujourd'hui en France Henri Vernet, « Radicalisation au cœur des services publics » (JC Lattès, 234 p., 19,90 euros).

Pourquoi avoir écrit ce livre ?

ÉRIC DIARD. Un rapport parlementaire est, par nature, assez froid dans sa rédaction. Il ne permettait pas de traduire l'émotion que j'avais ressentie chez certains interlocuteurs et je le regrettais. J'ai donc souhaité travailler avec un journaliste pour pousser les feux un peu plus loin et faire des interviews supplémentaires sur les différents thèmes du rapport : le sport, les forces de l'ordre, l'éducation, les transports…

 

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ENTRETIEN - Pour le vice-président délégué de LR, la droite ne doit pas se précipiter pour choisir son candidat à la présidentielle.

LE FIGARO. - Les Républicains avaient promis une rentrée unie. Plusieurs rendez-vous sont finalement programmés fin août et début septembre. Comment expliquer ce retour en ordre dispersé?

Guillaume PELTIER. - C’est l’inverse: pour la première fois, il n’y aura qu’une seule université d’été nationale, au Port-Marly, avec Christian Jacob et plus de mille jeunes. Les autres rendez-vous ont une vocation régionale: partout, nos provinces expriment l’impérieux besoin de changement face à Emmanuel Macron, qui est trop éloigné du terrain. La France, aujourd’hui, c’est 1000 milliards d’euros d’impôts, 6 millions de chômeurs, 2700 milliards d’euros de dette, 276.000 nouveaux immigrés en 2019, près de 100 milliards de fraudes fiscales et sociales.

 

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Monsieur le Premier ministre,


Quel contraste saisissant entre l’immense drapeau tricolore déployé place de la Concorde hier en hommage aux soignants, qui faisait honneur à la France, et l’intervention bien pâle du Président de la République ensuite, qui relevait davantage d’un bavardage introspectif et ennuyeux que d’une parole républicaine et forte.
Grandeur de la France d’un côté, décadence de l’Etat de l’autre. Émouvant hommage à la nation d’un côté, désolant exercice de contritions de l’autre. Solennité de l’instant d’un côté, banalisation de la parole publique de l’autre.

Plus grave encore, ce sont les mots qui n’ont pas été prononcés par le chef de l’Etat à un moment où notre nation n’a jamais été autant défiée. Pas un mot sur l’autorité de l’Etat, pas un mot sur le lien brisé entre la police et la nation, pas un mot non plus sur les récentes violences qui ont bouleversé la société française ces derniers jours, que ce soit les émeutes de Dijon, la mort de Mélanie Lemée, cette gendarme décédée lors d’un contrôle routier ou encore l’agression mortelle de Philippe Monguillot, ce chauffeur de bus de Bayonne tué parce qu’il voulait faire respecter la loi républicaine. Sans oublier aujourd’hui même ce pompier blessé par balles à Etampes.
Après les policiers tabassés hier à Paris, un nouveau pompier blessé aujourd’hui, il faut être intraitable contre ceux qui s’en prennent aux uniformes de la République.
La maison France brûle et le chef de l’Etat regarde ailleurs comme si les questions d’autorité et de troubles à l’ordre public n’étaient pas la priorité du Président de la République alors qu’elles sont au cœur des préoccupations des Français.

Ce 14 Juillet des contrastes dit clairement les choses : jamais le « en même temps » présidentiel ne sera à la hauteur des enjeux de sécurité et d’autorité dont notre pays a besoin aujourd’hui.
Monsieur le Premier ministre, on a bien compris que c’était un peu la session de rattrapage après l’intervention du président de la République.
Vous arrivez au chevet d’une France groggy, sonnée et profondément fracturée. La France, ce pays aux mille fromages, est devenue ce pays aux milles fractures. Qu’elles soient économiques, sociales, territoriales, politiques ou culturelles, jamais les fractures françaises ne sont venues autant défier notre pacte républicain. Et, j’en suis certain, elles ne peuvent échapper à la vue de l’homme de Prades que vous êtes.
En 3 ans, le macronisme a tourné le dos à l’audace, abandonner l’esprit de réforme et oublier la promesse de réconciliation pour devenir le berceau des illusions perdues, le réceptacle d’un « en même temps » paralysant, et l’épicentre de fractures exacerbées.
Même le président de la République le reconnait lui même !

Comment faire en 600 jours ce que vous n’avez pas réussi en 3 ans ?

Où est passée la promesse d’une société plus unie et d’une France réconciliée, quand 3 ans plus tard, notre pays n’a jamais été aussi divisé, autant désuni, aussi conflictuel et autant à la merci des pulsions séparatistes et communautaristes ?

Où est passée la promesse d’une France enfin réformée quand la réforme de l’assurance chômage est sur pause, celle des retraites est sur reset, celle sur la formation professionnelle est à l’arrêt et celle sur la décentralisation est un interminable serpent de mer ?
Annoncer une réforme, ce n’est pas faire la réforme. Les annonces pleuvent, les promesses fleurissent mais les résultats font cruellement défaut. Que ce soit sur la laïcité, l’autorité de l’Etat, l’emploi ou encore les fractures territoriales, il est temps de remplacer les paroles par des actes, les discours par des décisions et les intentions par des réalités concrètes.

Où est également passée la promesse de libérer le travail et la croissance ?
Hélas avant même que nous connaissions la crise actuelle et que nous subissions la pire récession de la zone euro, la France enregistrait le 24ème taux de croissance, sur 28.
Avant même la crise, la France était tristement devenue championne d’Europe des prélèvements obligatoires et des dépenses publiques, en ayant dépassé les pays scandinaves.
Sa dette dépassait le seuil symbolique des 100% de la richesse nationale !
Avant même la crise, la France enregistrait l’un des pires déficits commerciaux d’Europe !
La crise sanitaire n’excuse donc pas tout et ne doit pas nous faire perdre de vue la réalité de votre bilan avant même que les Français ne découvre l’existence du Covid 19. Qui peut dire aujourd’hui que notre pays est plus prospère, plus sûr, plus fraternel, plus solidaire qu’il y a 3 ans ?

Enfin, où est passée la promesse de changer notre façon de faire de la politique, quand 3 ans plus tard, la défiance des Français envers les responsables politiques n’a jamais été aussi forte ?
L’abstention atteint des sommets, la montée des extrêmes se poursuit dangereusement et le dépassement des clivages est une illusion d’optique qui vise à masquer la triste réalité d’une majorité République en marche sans élu, sans racine, sans identité politique et sans troupe militante.

Quant à la promesse d’une République exemplaire, elle s’est fracassée sur des scandales et des démissions multiples de ministres rattrapés par les affaires.
Au final, le nouveau monde que l’on nous avait si fièrement vendu s’est avéré souvent pire que l’ancien monde.

En 2017, nous demandions à voir.
En 2020, nous avons vu

L’espoir légitime et les attentes initiales du début de quinquennat, qui ont conduit la grande majorité des députés de mon groupe à s’abstenir sur le premier vote de confiance de juillet 2017 se sont rapidement dissipés à mesure que le Président et sa majorité ont déçu et échoué à redresser le pays.

Face à un tel bilan, comment croire en votre capacité à redresser notre pays ?

Monsieur le Premier ministre, nous savons que vous êtes un homme venant de la droite, respecté et respectable. Mais vous êtes un îlot de droite dans un océan de « en même temps ».
D’ailleurs le Président de la République le dit lui-même. Il est, je cite, « radicalement en désaccord avec l’idée que ce gouvernement est un gouvernement de droite ».
Et bien il a raison. Vous n’êtes pas à la tête d’un gouvernement de droite Monsieur le premier ministre. Alors dites-le clairement aux Français : vous ne conduirez pas une politique de droite car vous n’êtes pas à la tête d’un gouvernement et d’une majorité de droite.

Quant à l’idée que votre gouvernement ne serait ni de droite ni de gauche, c’est aussi une illusion.
Il n’y a là aucun dépassement politique, il y a simplement de la confusion et de l’ambiguïté permanente.

Nous savons aussi que vous êtes un homme attaché aux territoires et vous l’avez rappelé dans votre déclaration. Mais vous êtes le chef enraciné d’une majorité hors sol.
Cette déconnexion de votre majorité avec les territoires contribue à l’affaiblissement de la démocratie parlementaire. Ce n’est pas parce que votre majorité est hors sol que vous devez rendre tout le Parlement hors sol en instaurant la proportionnelle intégrale. Si vous êtes attaché à la réalité de terrain monsieur le Premier ministre, vous devez préserver le lien entre le député et les territoires en écartant définitivement toute idée d’introduction d’une dose de proportionnelle à l’Assemblée nationale.

Nous ne voulons ni d’une démocratie sous tutelle, ni d’une démocratie sous cloche et encore moins d’une démocratie sous surveillance.
Le Parlement, c’est le cœur battant de la France alors respectons-le, écoutons-le et arrêtons matin, midi et soir de s’essuyer allègrement les pieds dessus.

Comment vouloir construire les contours d’une unité nationale quand celle-ci ne reposerait que sur une seule demeure, l’Elysée, sur un seul homme, et une seule feuille de route, la sienne ?

Ecoutons également les territoires. Engagez un nouvel acte fort de décentralisation comme le Président du Sénat Gérard Larcher vous y invite.

Je ne doute pas de votre attachement aux territoires, mais la France des territoires c’est nous depuis 3 ans qui portons ce message à l’Assemblée nationale. Vous pouvez le constater vousmême, vous qui avez été brillamment réélu à Prades sous la bannière des Républicains.
Alors faites-nous confiance, faites confiance aux forces vives de la nation et faites confiance à cette France des gens modestes.
N’écoutez pas la seule administration déracinée et toute puissante, qui a imposé des fermetures de centaines de classes en milieu rural.
N’écoutez pas la seule France de la start-up nation qui peut s’offrir le luxe de se déplacer sans voiture tout en voulant réduire la vitesse à 80 ou à 110 KM/H pour ceux qui n’ont d’autre choix que d’utiliser leur voiture pour aller au travail.
N’écoutez pas la seule France qui descend dans la rue, écoutez la France qui se tait, qui travaille en silence, écoutez cette France des caissières, des livreurs, des infirmières, des aides à domicile, des policiers ou des pompiers. Ces femmes et ces hommes qui ont fait que notre pays est encore debout aujourd’hui !

On n’en peut plus de cette théorie du ruissellement qui nous fait croire que c’est en s’occupant uniquement des premiers de cordée que l’on va augmenter le pouvoir d’achat de tous les Français.

Nous croyons, au contraire, à la France des milieux de cordée, ceux qui n’ont jamais droit à rien et paient toujours tout, ceux qui sont trop riches pour être aidés et pas assez pour vivre dans les grandes villes. Nous croyons en cette France des classes moyennes car un pays sans classe moyenne, c’est un pays où le lien social est rompu.

Nous savons que vous êtes un serviteur de l’Etat. Mais vous êtes le capitaine d’un bateau France à la dérive et vous êtes à la tête d’un gouvernement quelque peu baroque où vont s’affronter les partisans de la décroissance et ceux de la relance, ceux qui veulent réformer les retraites et les partisans du statu quo, ou encore ceux qui ne transigeront pas avec l’autorité de l’Etat et ceux qui resteront dans une ambiguïté coupable.

La cohérence de l’action gouvernementale promet d’être souvent mise à mal.
Vous vous dites de droite, mais en même temps, vous allez devoir composer avec une bonne partie de ministres de gauche, à la tête de portefeuilles clés comme l’environnement, le travail, ou la santé.
Comment conduire une vraie réforme des retraites et mettre en place une mesure d’âge indispensable pour préserver les pensions de retraites des Français quand plusieurs de vos ministres y sont ouvertement défavorables ?
Comment amorcer une relance économique extrêmement puissante pour accélérer la croissance avec une ministre de l’écologie, promue numéro 2 de votre Gouvernement et qui promeut l’idéologie punitive et la décroissance ? Une ministre de l’écologie, que Gérald Darmanin qualifiait d’ailleurs, il y a 5 ans, de « khmer verte ».

Vous vous êtes distingué aussi par votre expertise dans le secteur du sport avec la préparation des JO à Paris en 2024, et nous connaissons votre attachement au sport français, mais comment le promouvoir et le défendre quand vous gardez dans votre Gouvernement une ministre des sports qui estime, je cite, que « le sport n’est pas une priorité » !

Monsieur le Premier ministre, vous êtes à la tête d’un gouvernement pétri de contradictions, prisonnier de ses incohérences, et contaminé par le en même temps présidentiel, qui crée la confusion et le trouble. Mais vous êtes aussi le chef d’une majorité morcelée, déboussolée et dépitée.
Cette majorité déçoit tellement qu’au sein du groupe En Marche, les départs, les défections, les désertions, se sont multipliés depuis 3 ans, venant constituer un archipel hétéroclite de petits groupes de macronistes morcelés, divisés, désorientés, désabusés aussi bien sur la méthode que sur le fond.

Monsieur le Premier ministre, vous être le chef d’une majorité déracinée et déconnectée.
Et d’ailleurs, ce sont les Français qui l’ont jugé en sanctionnant, de manière cinglante, les candidats de la REM, aux élections municipales. Non seulement En Marche n’a pas atteint les 2% de conseillers municipaux élus mais les listes sur lesquelles figuraient des députés En Marche ont toutes, à une exception près, été battues. Même M. Guérini, le secrétaire général du parti, a été sèchement battu à Paris. Voilà la réalite du terrain.

Vous êtes également le chef d’une majorité qui vire la barre à gauche. Il suffit de regarder l’ordre du jour de l’Assemblée nationale pour s’en rendre compte. Alors que vous nous dites que votre priorité est la relance économique, votre majorité fait des pieds et des mains pour que le premier texte discuté soit le projet de loi bioéthique soit le 1er texte que vous nous soumettiez, qui plus est, discuté en catimini fin juillet et sans vote solennel. Comme si la priorité des Français était la loi bioéthique. C’est donc un gage donné à votre gauche, comme si vous préfériez éviter les turbulences dans votre majorité plutôt que d’apaiser les tensions dans notre pays.
Cette majorité qui penche à gauche, ce sera votre talon d’Achille. Et vous serez en permanence tiraillé entre vos convictions de droite et votre majorité de gauche.

La France est à la croisée des chemins et il vous faut choisir le vôtre.
On nous a promis un nouveau chemin, pour le moment on a surtout un épais brouillard qui masque, volontairement ou pas, le chemin que vous voulez prendre.
Ce chemin pour le moment, c‘est celui de la continuité et de l’immobilisme.
En effet, comment incarner le changement quand ¾ de vos ministres étaient déjà membres du précédent Gouvernement ? C’est le jeu des chaises musicales : les ministres ont été contraints de changer de chaises mais ce sont toujours les mêmes à la table du Conseil des ministres.
Cela donne le sentiment qu’il faut que tout change pour qu’au final rien ne change.

Pour les Républicains, ce nouveau chemin, ce doit être le chemin de la rupture, le chemin du changement de cap, le chemin de la modernité et de l’espoir retrouvé.

Ce nouveau chemin, c’est celui que veulent porter les députés Les Républicains à l’Assemblée nationale. C’est un chemin de droite, clair, cohérent et ambitieux pour notre pays. Les Français ne veulent pas simplement changer de Gouvernement, ils veulent changer de politique.
Et je suis certain qu’ils préfèreront la clarté de nos propositions à l’illusion du « en même temps ».

Notre projet de redressement de la France repose sur 4 piliers :

  • la relance économique par le travail et l’emploi,
  • les défis de la santé et des solidarités,
  • le rétablissement de l’autorité de l’Etat,
  • et la mise en œuvre d’une écologie de droite, humaine, positive et pragmatique.

Monsieur le Premier Ministre, au-delà des mots, et des discours, nous vous jugerons sur vos actes et sur votre bilan, de manière très concrète.

La 1ère des priorités, c’est la relance économique et l’emploi.

La relance n’est pas seulement indispensable, elle est urgente ! L’Angleterre, l’Allemagne et tant d’autres de nos voisins ont déjà amorcé leurs plans de relance et nous attendons, nous, toujours le nôtre !
Oui la priorité doit être l’emploi, notamment l’emploi des jeunes.
Mais alors monsieur le Premier ministre, si l’emploi des jeunes est réellement votre priorité et celle de votre majorité, pourquoi ne pas avoir voté la proposition de loi que nous avons présenté le 11 juin dernier avec Eric Woerth, Guillaume Peltier et l’ensemble des députés Les Républicains, qui consiste à exonérer de charges sociales patronales l’embauche de tout jeune de moins de 25 ans en CDI. Cette proposition, les députés de la REM ont voté contre uniquement par sectarisme et par dogmatisme !!

Comment vous croire ensuite quand vous parlez de dépassement politique alors que vous n’êtes même pas capable de voter cette proposition de loi en faveur de l’emploi des jeunes sous le seul motif qu’elle vienne de l’opposition ?
Et bien nous, nous la voterons, nous la voterons parce que nous sommes cohérents et nous pensons à nos jeunes, à cette génération Covid qui ne doit pas être la génération sacrifiée sous l’autel de petits calculs politiciens.
Nous la voterons et nous vous proposerons même d’aller plus loin en élargissant la mesure jusqu’à 4,5 SMIC et non jusqu’à 1,6 SMIC. Parce que, avec votre système, vous excluez les diplômés alors que les diplômés vont aussi avoir des difficultés à trouver un travail.

Si votre politique était réellement de droite, vous n’excluriez pas les jeunes diplômés de votre dispositif.

Si votre politique économique était vraiment de droite, vous en finiriez avec 3 ans de hausses des taxes et d’impôts.

Une politique fiscale de droite ce n’est pas augmenter massivement la CSG sur les retraités, ce n’est pas non plus augmenter la taxe sur les carburants, en réduisant le pouvoir d’achat des plus modestes et des Français qui travaillent, comme l’a fait le Gouvernement que vous venez de rejoindre.

Une politique de droite ce n’est certainement pas augmenter les impôts de 20% des Français en repoussant aux calendes grecques la suppression de taxe d’habitation que vous leur aviez promise !
A vous écouter, la taxe d’habitation était un impôt injuste qu’il fallait supprimer, au lieu de quoi vous en faites un impôt encore plus injuste en la concentrant sur les 4 millions de Français qui ont le malheur de gagner plus de 2500 euros par mois.

Monsieur le Premier ministre, nous vous jugerons sur votre capacité réelle à baisser les taxes et les impôts qui pèsent sur les entreprises et les familles.
Nous vous jugerons sur votre capacité à réduire drastiquement notre taux de prélèvement obligatoire qui est, depuis 2019, le plus élevé d’Europe !
Nous vous jugerons sur votre capacité à supprimer véritablement les impôts de production qui pèsent sur nos entreprises et notre industrie dans un contexte de concurrence internationale.
La réalité est simple : depuis près de trente ans, nous accumulons sur le dos de nos acteurs économiques un fardeau fiscal qui fait de la France le pays qui taxe le plus ses entreprises de toute l’OCDE. Cette sur-fiscalité est particulièrement criante en ce qui concerne les impôts de production qui sont du double de la moyenne européenne et sept fois plus importants qu’en Allemagne.
C’est cette fiscalité anti « made in France » qui a miné notre industrie et accéléré les délocalisations depuis plusieurs années.

Mais pour redonner de l’oxygène à nos entreprises, il faut aller plus loin dans les annulations et exonérations de charges.

Si votre politique était réellement de droite, vous auriez le courage de baisser la TVA sur la restauration à 5,5%.. C’est une mesure de trésorerie qui permettrait de préserver les emplois saisonniers et d’éviter des fermetures en cascade de restaurants.

Enfin, monsieur le Premier ministre, si votre politique économique était réellement de droite, vous défendriez la souveraineté économique, sanitaire, technologique, numérique et alimentaire de la France.
Nous vous jugerons notamment sur votre capacité à vous opposer très clairement non seulement aux accords du Mercosur, mais aussi au CETA qui menace directement notre souveraineté alimentaire et agricole.
Nous vous jugerons sur votre capacité à stopper ce mouvement de vente à la découpe de nos fleurons industriels français tel Alstom.
La réindustrialisation est la condition de la préservation et de la prospérité du pays, de son niveau de vie, de son emploi.

Si votre politique économique était réellement de droite, vous inquiéterez de la dérive continue des dépenses publiques et l’envolée de notre dette. Je vous ai bien entendu sur le cantonnement de la dette COVID. Mais cantonner la dette COVID comme le dit Eric Woerth c’est l’illustration de mettre la poussière sous le tapis.
L’an passé, 23 pays européens sur 28 se sont désendettés quand la France faisait partie des 5 pays qui continuaient d'augmenter leur dette.
Oui c’est vrai, il faut dépenser davantage dans l’hôpital, la police ou la justice. Mais cela ne doit en aucun cas nous empêcher de lutter contre le gaspillage de l’argent public. Lutter contre le gaspillage de l’argent public, c’est lutter contre la fraude sociale qui ne doit pas être un tabou.

Le 2ème pilier de notre feuille de route, c’est une meilleure protection des Français face à la crise sociale et une plus grande justice sociale.

Que ce soit sur l’approvisionnement de la population en masques, sur le dépistage massif, ou encore sur la prise en charge de nos ainés dans les Ehpad, force est de constater que la gestion de la crise sanitaire a été plus que chaotique. Avec notre rapporteur général Eric Ciotti, nous le constatons tous les jours dans les travaux de notre commission d’enquête.

J’ai le souvenir des déclarations du ministre de la santé et de son directeur général de la santé qui nous expliquait au mois de mars en pleine épidémie, nous expliquaient que le port du masque était inutile pour le grand public.
Comment les Français peuvent-ils avoir confiance aujourd’hui alors que l’on a fait de la France un cluster à ciel ouvert sans masque et sans test ?
Hier le Président de la République et vous aujourd’hui monsieur le premier ministre, vous dites l’inverse et c’est tant mieux. Mais il a fallu attendre plus de 3 mois pour prendre une telle décision. Et encore, elle ne s’appliquerait qu’au 1er août. Pourquoi encore attendre 15 jours alors que la Belgique l’a fait en 48H et que nous avons confiné les français en 24H ? Nous vous demandons de rendre cette mesure effective dès lundi. 

Monsieur le Premier ministre, les Français sont inquiets face au risque de recrudescence de l’épidémie. Sommes-nous aujourd’hui suffisamment armés en masques, tests ou lits de réanimation pour faire face à une 2ème vague ?

La souveraineté sanitaire, ce n’est pas du nationalisme sanitaire. C’est au contraire donner les moyens à notre nation d’être davantage autonome dans la production de masques, de tests ou de médicaments.

Le Ségur de la santé, ou plutôt le Ségur de l’hôpital, a permis des avancées, c’est vrai, sur les salaires de notre personnel soignant. Ces avancées étaient nécessaires et nous veillerons à leur stricte application. Mais l’ouverture des vannes ne fait pas une politique.

Si votre politique était réellement de droite, vous engageriez une réforme structurelle de la santé. Avec J-C Grelier, J-P Door et tous les députés Les Républicains de la commission des affaires sociales, nous proposons une loi de programmation pluriannuelle sur 5 ans afin d’avoir une meilleure gestion des ouvertures de lits, des crédits alloués aux hôpitaux de proximité et de la refonte de la médecine de ville qui est un élément central de notre système de santé.

Nous devons repenser la gouvernance et l’organisation territoriale de la santé en enrayant la multiplication des tâches administratives à l’hôpital, en redonnant des marges de manœuvre aux directeurs d’hôpitaux, en mettant les ARS sous l’autorité des préfets et en faisant entrer des élus départementaux et régionaux dans leur conseil d’administration. Il faut aussi aller plus loin dans la décentralisation de la santé en la confiant aux régions et en donnant aux départements la responsabilité du médico-social.
Il faudra aussi davantage faire travailler ensemble les médecins du public et du privé, mais également les médecins avec les autres professionnels de santé, comme les infirmiers, les kinés, les pharmaciens…

Il n’y aura pas de réforme possible de l’hôpital sans une refonte de la médecine de ville. L’une des grandes erreurs dans la crise sanitaire que nous vivons, a été de concentrer tous les appels sur le 15 en excluant les médecins généralistes du dispositif alors même qu’ils sont le maillon central de la santé en France.

La santé mais aussi le chantier de la dépendance. Il ne suffit pas d’inscrire un principe dans la loi pour traiter de la dépendance. Encore faut-il le financer.
La situation dans la plupart des EHPAD de France est apocalyptique et indigne de la grandeur de la France. Pendant le confinement, beaucoup de nos aînés ont connu le syndrome du glissement et sont morts de solitude et de détresse morale.
Il y a urgence, urgence à agir, urgence à augmenter d’au moins 25% le temps d’encadrement des Ehpad, urgence à lancer un véritable Plan Marshall de la dépendance visant à sauver nos EHPAD, à répondre aux attentes de notre personnel de santé et tout simplement, à assurer le respect et la dignité que la société doit à nos aînés.

Dépendance mais aussi handicap. Le handicap est relégué à un vague secrétariat d’Etat et n’est clairement plus la priorité de ce quinquennat. On a le sentiment étrange que tout le monde s’en fout, que ça n’intéresse plus personne.
Pourtant, des millions de personnes handicapées, des parents d’enfants autistes attendent des résultats concrets. Le volontarisme politique sur le handicap, c’est nous qui l’avons eu avec Jacques Chirac et Nicolas Sarkozy. Ce ne doit pas être le combat des personnes handicapées contre tous mais le combat de tous pour les personnes handicapées.

N’oublions pas non plus, Monsieur le Premier Ministre, les familles.
Si vous meniez réellement une politique de droite, vous défendriez la politique familiale, continuellement attaquée et rabotée par le Gouvernement que vous venez de rejoindre.

Comme dirait le Général de Gaulle, « sans natalité la France ne peut rien être qu’une grande lumière qui s’éteint, mais dans ce domaine, rien n’est perdu pour peu que nous sachions le vouloir ».
Puisque vous vous dîtes gaulliste, nous vous jugerons sur votre capacité à relancer une politique nataliste, en rehaussant les plafonds du quotient familial, en rétablissant la prestation d’accueil du jeune enfant, en aidant les parents à devenir propriétaires, en soutenant les familles de France, quelle que soit leur modèle, à concilier vie professionnelle et familiale.

Si vous meniez réellement une politique de droite, vous défendriez la méritocratie et l’égalité des chances. Si vous êtes de droite, vous défendrez une école qui sache revenir aux savoirs fondamentaux, afin de donner à chaque élève, quel que soit son milieu, ou ses origines, les armes pour affronter l’avenir.
Pour lutter contre les fractures sociales l’enseignement est absolument fondamental.

Enfin, toujours dans ce 2ème pilier sur les solidarités, comment ne pas évoquer la réforme des retraites, celle qui vous collera à la peau comme le sparadrap du capitaine Haddock. Sur la réforme des retraites, c’est un flou vaporeux qui traduit un manque de courage et de clarté.
En fait, votre majorité ne veut pas de réforme des retraites car elle n’a jamais voulu aborder la question centrale du financement des retraites. Non seulement cette réforme est mal emmanchée mais elle va mal finir. Elle va mal finir car vous ne voulez pas dire la vérité aux Français.

La vérité, c'est de dire que nous n'avons pas d'autre choix que de réformer les retraites si nous voulons sauver notre système de retraites par répartition. Le statu quo, c'est la faillite garantie à 10 ou 15 ans. La faillite pour tout le monde, les jeunes, les actifs comme les retraités. Sur les retraites, la droite républicaine a fait de nombreuses propositions.

Le 3ème pilier de notre feuille de route, c’est le rétablissement de l’autorité.

La politique régalienne du chef de l’Etat ne peut s’arrêter aux caméras-piétons des policiers.

D’ailleurs si votre politique était réellement de droite, vous rétabliriez l’autorité de l’Etat profondément affaibli par le Gouvernement auquel vous appartenez désormais.
Il y a aujourd’hui, en France, une barbarie qui est devenue bien trop ordinaire. Pourtant, elle est, à juste titre, insupportable aux yeux des Français. Jusqu’à quand allons-nous tolérer l’intolérable ? Jusqu’à quand la République va continuer de reculer face aux voyous et à la loi des bandes ? Combien de faits divers, combien de vies brisées faudra-t-il pour que la République ne se contente plus de compassion mais d’actes forts et courageux ?

Statues vandalisées, rue débaptisées, quartiers saccagés, il faut stopper ces activistes. Tout simplement parce que l’on ne déboulonne pas l’histoire de France.

Monsieur le Premier ministre, pour nous, la réponse pénale doit être la 1ère des réponses.
Nous ne pouvons accepter que des milliers de détenus aient été libérés pendant le Covid parce qu’il fallait vider nos prisons. Où est passée la promesse présidentielle de construire 15 000 places de prison ? Tant qu’il n’y aura pas de nouvelles places de prison, il y aura des peines non exécutées et des détenus dangereux en liberté.
Construire des places de prison mais aussi repenser notre politique pénale. Pendant le Covid, les tribunaux ont été à l’arrêt. La justice doit être l’un des piliers de la reconquête républicaine.
Et monsieur le Garde des Sceaux, nous serons à vos côtés lorsqu’il s’agira de revoir le système des enquêtes préliminaires, préserver le secret de l’instruction ou encore réformer en profondeur voire supprimer le parquet national financier. Comme vous, nous ne croyons ni à la République des juges ni à la judiciarisation à l’extrême de la vie politique française.

Nous vous jugerons aussi sur votre capacité à en finir avec le désarmement pénal de la justice, en supprimant notamment le caractère automatique des réductions de peine et en rétablissant les peines planchers.

Nous vous jugerons enfin sur vos actes pour restaurer la confiance des policiers et des gendarmes qui exercent une mission particulièrement difficile. Jamais le lien entre la police et la nation n’a été aussi distendu.

Une politique de droite, ce n’est pas lâcher les forces de l’ordre, en leur interdisant une technique d’interpellation qui les protège dans des situations très tendues.

Enfin une politique de droite consiste à lutter sans faiblesse contre le communautarisme et la radicalisation de notre société.
Nous vous jugerons sur votre capacité à expulser les étrangers inscrits comme radicalisés, sur votre capacité à fermer définitivement tous les lieux de culte en lien avec le terrorisme, ou à interdire tout financement direct ou indirect par des fonds étrangers d’une association cultuelle.

Et surtout nous vous jugerons sur votre capacité à protéger notre laïcité parce que le rôle de la République c’est de faire respecter la laïcité partout. Nous la protégerons pas en reculant mais en réaffirmant ce que nous sommes : une République laïque une et indivisible. C’est comme cela que nous gagnerons le combat.

Si vous êtes de droite, vous combattrez le déni et l’impuissance face à une immigration incontrôlée.
Une politique migratoire qui a fait entrer, l’année dernière, un record de 276 000 nouveaux immigrés légaux sur le sol français, soit 49% de plus que sous Nicolas Sarkozy !

Être de droite, c’est préférer à l’immigration compulsive – sans mécanisme de régulation - une immigration sélective.
Nous vous jugerons sur votre volontarisme politique pour assumer des quotas d’immigration, votés chaque année par le parlement pour mieux réguler et de mieux contrôler l’immigration familiale et professionnelle.

Le 4ème pilier de notre projet de redressement de la France, c’est l’écologie.

Je vous ai écouté Monsieur le Premier Ministre : personne ne vous a attendu pour nettoyer nos rivières, installer des panneaux photovoltaïques ou éteindre l’éclairage public ! Les collectivités locales le font déjà.
Si votre politique était réellement de droite, vous défendriez une écologie positive et non dogmatique, une écologie du concret et de l’espoir qui n’opposerait plus, par pure idéologie, la nature avec celle de l’humain.

Nous refusons une écologie de l’idéologie : contestation d’un système économique, de notre capacité à inventer et à produire et, au final, de la place même de l’humain dans la nature. C’est d’ailleurs le talon d’Achille de cette écologie politique qui préfère désigner des coupables plutôt que dessiner un avenir. Non’écologie ne se résume pas à la trottinette et aux éoliennes.
Nous souhaitons, au contraire, une écologie qui réconcilie l’homme avec la nature, pas qui les oppose.

Et si votre politique écologique était réellement de droite, vous n’auriez pas oublié de parler de notre filière nucléaire qui nous permet de produire une énergie sûre et entièrement décarbonée !

Si votre politique était réellement de droite, vous soutiendrez cette filière nucléaire et vous mettriez fin à ce scandale d’Etat qu’est devenu l’éolien en France.

Être de droite, c’est réconcilier l’écologie et le pouvoir d’achat, pour répondre à une double aspiration légitime de nos concitoyens : préserver notre environnement et améliorer notre mode de vie.

Être de droite ce n’est pas pénaliser les entreprises en multipliant les taxes, les normes, et les contraintes. C’est au contraire une politique ambitieuse d’investissements publics dans la rénovation thermique des logements, dans la lutte contre le gaspillage, dans la promotion des filières de production locale, dans le soutien aux biocarburants, dans la gestion de l’eau, dans la préservation de nos forêts ou encore par une politique d’incitation financière pérenne à l’usage de transports peu carbonés.

Vous l’avez compris Monsieur le Premier Ministre, nous préférons nous la croissance bleue à la décroissance verte !

Voilà, entre autres, ce que devraient être les priorités de votre mandat. « On ne gouverne pas avec des MAIS » disait le Général De Gaulle. Voilà pourquoi la feuille de route que nous vous proposons est claire, cohérente et lisible.

Vous l’avez compris, nous sommes une opposition responsable.
Nous sommes dans l’opposition car nous n’avons pas été élus sur le même programme que la majorité, et nous ne partageons pas la même vision pour la France. Nous continuerons de défendre nos valeurs, et nos convictions.

C’est de notre devoir de nous opposer et de chercher à infléchir votre politique quand elle ne sert ni la grandeur de la France, ni le bonheur des Français.
Pour autant, nous sommes aussi une opposition responsable qui n’est ni dogmatique, ni stérile, ni caricaturale.

Nous ne tomberons ni dans les travers de la critique facile ni dans les méandres d’une opposition systématique. Sur la réforme des retraites, sur le plan de déconfinement, sur la relance économique et sur l’ensemble des sujets majeurs pour nos compatriotes, nous avons défendu des mesures auxquelles nous croyons et vous avez d’ailleurs été très souvent à la remorque de nos propositions les reprenant souvent à votre compte, mais souvent partiellement et avec beaucoup de retard.
A chaque fois que l’intérêt de notre nation et des Français est en jeu, nous prendrons nos responsabilités, comme nous nous n’avons eu de cesse de le faire, et nous voterons sans état d’âme, les projets de loi qui iront dans le bon sens.

Alors Monsieur le Premier ministre, nous attendons de vous que vous preniez vos esponsabilités, et que vous ne fassiez pas le choix des chemins faciles, comme celui des impôts, de la dette, de l’immobilisme ou encore du renoncement.

La Droite parlementaire sera plus que jamais une force de propositions. Elle sera au rendezvous des idées et à la hauteur des enjeux de notre pays. Nous sommes un groupe uni, soudé et déterminé à contribuer à la réussite de notre pays.

Mais pour cela, il faut rétablir un climat de confiance.
En attendant, nous ne pouvons pas vous accorder la confiance que vous réclamez.

Cette confiance, elle est rompue par 3 ans de bilan décevant, par les incohérences et les inconsistances d’une politique du « en même temps » et par les nombreux doutes que nous avons quant à la capacité de votre Gouvernement à redresser notre pays.

Nous voterons donc contre car nous faisons le pari du changement sur celui de la continuité,
le pari de la clarté sur celui de la confusion,
le pari des convictions sur celui du « en même temps »
le pari de la cohérence sur celui des contradictions
le pari de la réforme sur celui de l’immobilisme
et tout simplement le pari de l’alternance sur celui de la reconduction.
Nous voterons donc contre car tout simplement la confiance, ça ne se décrète pas, ça se construit et ça se gagne.

Et si la France est à droite, alors prenez garde, elle préfèrera l’originale à la copie, elle préfèrera la droite républicaine à l’illusion du en même temps, les actes aux paroles, l’alternance à l’immobilisme.

Il est donc temps que la France redevienne une République, une puissance et une espérance.
C’est l’ambition que portera la droite pour la France d’aujourd’hui et de demain.

 

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Le président des députés Les Républicains entend « juger sur pièce » les actes du nouveau gouvernement, mais dit douter de la capacité de Jean Castex à « changer le cap ». Il appelle à faire de l'emploi la « priorité ».

Que vous inspire l'arrivée d'un « gaulliste social » à Matignon ?

J'ai du respect pour l'homme et les convictions qu'il porte . Je ne doute pas de ses convictions gaullistes. Mais je m'interroge sur sa capacité à les porter au sein d'une majorité avec beaucoup de députés et de ministres venant de la gauche, qui plus est dans un moment politique où la majorité reste enfermée dans un « en même temps » ambigu et fluctuant. De Gaulle et Pompidou avaient une ligne politique claire et une majorité parlementaire cohérente.

L'arrivée de Jean Castex n'est-elle pas tout de même un nouveau coup dur pour la droite ?

Le Premier ministre devra composer avec une majorité plurielle, bien plus à gauche que lui. Je demande à voir quelle sera sa capacité à changer le cap. Parce qu'il faut changer de cap pour retrouver de la souveraineté, sanitaire, de la souveraineté économique et remettre la valeur travail au centre du projet politique. Tout ceci a été abîmé. L'électorat de droite attend des actes forts. Quand on est de droite, on doit faire une vraie réforme des retraites et on ne peut pas se satisfaire de l'abandon de toute mesure d'âge. Quand on est de droite, on diminue les impôts et on ne se cache pas derrière l'écologie pour inventer de nouvelles taxes. Quand est de droite, on ne peut pas porter une politique pénale laxiste qui brise le lien entre la police et la nation.

 

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La Lettre Républicaine

Déconfinement

Stratégie de déconfinement - Contribution des Députés les Républicains

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Discours à la tribune de Damien Abad, Président du groupe : présentation de la motion de censure des députés Les Républicains.

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Lettre de Damien Abad, Président du Groupe les Républicains de l'Assemblée nationale à Edouard Philippe, Premier Ministre.

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