de MAZIERES FrançoisA l'automne 2012, lors de l'examen du projet de loi relatif à la mobilisation du foncier public en faveur du logement et au renforcement des obligations de production de logement social, François de Mazières – orateur du groupe UMP et apparentés sur ce texte – avait mis en garde la ministre de l'Egalité des territoires et du Logement sur les effets de sa loi, du fait de sa complexité, sur le ralentissement de la construction.

Lors de l'explication de vote sur l'ensemble du projet de loi (mercredi 10 octobre 2012), François de Mazières avait déclaré : « Madame la ministre, vous nous avez déclaré avoir fait une grande loi. Je crains, hélas, que, dans le catalogue des normes très difficilement applicables sur le terrain, votre texte ne figure à une bonne place : il prévoit un système d'une extrême complexité, conçu dans la précipitation, voire parfois dans une véritable improvisation. »

Développant l'argument de la complexité de son application sur le terrain, il avait conclu : « (...) ce texte, qui affiche l'ambition de relancer la construction, va se retourner comme un boomerang et entraîner le ralentissement des mises en chantier, y compris de logements sociaux. »

Après la censure du Conseil constitutionnel, François de Mazières avait de nouveau exprimé ses craintes lors de la discussion générale du nouveau projet de loi (mardi 20 novembre 2012) : « (...) ce qui est le plus préoccupant aujourd'hui, c'est l'effondrement de la construction. Notre principale inquiétude aujourd'hui porte en réalité sur le rythme de la construction (...). Or tout l'arsenal que vous mettez en place va malheureusement à l'encontre de cet objectif, car il va falloir reprendre les documents d'urbanisme. Les maires ne vont donc pas être incités, ils devront malheureusement prendre du temps alors qu'il y a urgence pour la relance du logement. »

Considérant que le véritable frein à la construction réside dans l'accumulation de normes, François de Mazières déplore la cécité du gouvernement qui persévère, depuis deux ans, à complexifier davantage ce secteur.

ESTROSI ChristianLe leadership à l'UMP : Nous avons une administration par intérim. Ce que j'attends maintenant c'est un calendrier, une élection transparente pour la tête de l'UMP et l'organisation de primaires pour désigner un vrai leader. Il faut cesser d'avancer à visage masqué. Que tout le monde se dévoile! Qui est candidat à la présidence ? Qui sera candidat aux primaires ? Je félicite d'ailleurs Bruno Le Maire, qui l'a fait. Il joue carte sur table et je souhaiterais que tout le monde fasse pareil. Et ce que je dis est vrai, y compris pour Nicolas Sarkozy.

Le triumvirat à l'UMP : C'est une première étape. La question qui se posait hier était de savoir si nous allions mourir ou pas. Cette administration par intérim, formée sur la base des quotas entre les proches de Fillon et les proches de Copé, nous donne un peu de survie. La question qui se pose maintenant est de savoir si elle saura nous conduire à un grand congrès démocratique où la parole sera enfin donnée aux militants.

L'affaire Bygmalion : Lors de l'audit financier, qu'ils disent tous la vérité. On veut tout savoir. Des militants ont participé à une collecte pour la survie de l'UMP, ils se posent aujourd'hui des questions. Pour se donner les moyens d'une alternative à offrir, en 2017, aux Français, il faut d'abord que tout soit mis sur la table. Après la tragicomédie de l'élection à la présidence de l'UMP, à l'été 2012, l'affaire Bygmalion jette l'opprobre sur notre mouvement. Je ne veux pas que cela se termine par une troisième crise, à savoir l'échec de notre congrès.

Voir la vidéo sur le site des Echos

MARITON HervéQuel sens a votre candidature à la présidence de l'UMP si Nicolas Sarkozy l'est également ?

Les militants doivent pouvoir choisir un président et non subir un argument d'autorité. Donc, il faut qu'il y ait d'autres candidats. Je suis bien entendu en lice pour être élu, pour être utile: rassembler, servir, proposer. Les adhérents sont souverains et doivent voter en toute connaissance de cause. S'ils choisissent Nicolas Sarkozy, ils l'auront fait de leur plein gré, et c'est bien. S'ils veulent en revanche que le débat reste ouvert, que puisse émerger une autre vision d'un parti et de son projet, je suis leur homme!

Qui vous soutient dans votre démarche?

Je me suis préalablement assuré du soutien de plusieurs parlementaires et d'élus locaux...

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CIOTTI EricINTERVIEW - Député UMP des Alpes-Maritimes, Éric Ciotti dénonce la procédure « expéditive » du débat sur la réforme pénale. Il y voit une manœuvre visant à recaser ensuite Mme Taubira comme Défenseur des droits et crie au scandale.

LE FIGARO - Comment voulez-vous combattre le texte de la garde des Sceaux, Christiane Taubira ?

Éric CIOTTI - Le combat sera déterminé de la part de l'UMP. Ce texte recèle des dangers majeurs...

Consulter l'article complet sur le site du Figaro

FENECH GeorgesUne nouvelle fois, la question de la surpopulation carcérale est au coeur de l'actuelle reforme pénale. Plus de 67 000 personnes sont incarcérées dans les prisons françaises, soit un taux d'occupation supérieur à 115 %. Convaincue d'une dérive du " tout-carcéral ", la ministre de la justice, Christiane Taubira, apporte ses remèdes qui, au final, risquent d'être pires que le mal.

Le fantasme d'un peuple " suremprisonné " ne repose sur aucune réalité. Le taux de détention en France n'est pas plus élevé qu'ailleurs. La vraie raison de cette faillite du système répressif réside dans le sous-équipement chronique du parc immobilier pénitentiaire. A titre de comparaison, la France compte 57 235 places de prison contre 96 200 au Royaume-Uni, à population équivalente...

Lire l'article complet sur le site du Monde

MARITON HervéQuelle est la bonne réforme pour les territoires ?

C'est celle qui permet de faire des économies et de maintenir une très forte responsabilité des élus envers les citoyens. J'assume la réduction du nombre des régions et la disparition des départements. Ce qui ne me va pas, c'est que la réforme prospère sur l'ambiguïté de l'intercommunalité à la française, alors qu'on a besoin d'un mouvement de fusions de communes. Je suis volontiers audacieux sur le sujet, je ne reprocherai pas au gouvernement de l'être aussi.

De quelle ambiguïté parlez-vous ?

Celle qui consiste à garder les communes et l'intercommunalité. Le renforcement de l'intercommunalité en maintenant le fait communal a ajouté une strate, un échelon supplémentaire... et un discours de plus dans les inaugurations ! On a érigé les intercommunalités en quasi collectivités, et on a appauvri les communes en les laissant comme le lieu de la démocratie. L'interco se vit comme une manière de faire le bonheur des gens malgré eux, avec un vice de démocratie. Vous aurez observé qu'on a eu, aux dernières élections municipales, des communes qui ont connu l'alternance sans que l'interco alterne, avec parfois un maire battu qui reste président de l'interco. C'est tout de même problématique !

Où met-on la barre pour fusionner les communes ?

C'est affaire de bassins de vie, de situations locales. Soit une commune a la taille suffisante pour exister, et l'intercommunalité doit être un échelon purement technique. Soit elle ne l'a pas et il faut pousser de façon plus ardente vers des communes nouvelles, par exemple à l'échelon des anciens cantons.

Localement, les esprits sont-ils mûrs pour ces fusions ?

Oui. Je le constate sur le terrain, beaucoup plus qu'avant. Les gens sont plus disponibles qu'on ne pouvait le penser.

L'UMP est-elle aussi volontariste que vous sur le sujet ?

On trouve sur le site de l'UMP la trace d'une proposition de 8 régions et la suppression des départements là où il y a une métropole. C'est une prise de position du 18 décembre 2013, pudiquement oubliée depuis. L'opposition doit s'opposer lorsque c'est justifié, mais lorsqu'un sujet intéressant est mis sur la table, elle doit être exigeante sur le contenu et critique sur ce qui ne nous conviendrait pas. Une réforme doit se faire, acceptons ce débat. Est-ce que ce serait un crime qu'il y ait un consensus entre majorité et opposition sur un sujet ? Je ne le crois pas.

Y compris avec une réforme constitutionnelle ?

Si on est capable de trouver un accord, oui, il vaut mieux assumer une modification de la Constitution. Mais le président de la République, dans son absolue sagesse, ne doit pas en profiter pour essayer de faire passer, par exemple, le vote des étrangers.

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