Si nous sommes réunis devant vous,
Si nous avons revêtus notre écharpe tricolore de députés de la nation,
C’est pour dénoncer les conditions d’examen inacceptables que le Gouvernement impose au Parlement sur cette réforme des retraites.

Et pourtant, nous sommes des réformateurs et nous l’avons prouvé en ayant le courage de réformer les retraites en 1993, en 2003 et en 2010.

Vous ne nous trouverez jamais au côté de ceux qui veulent bloquer le pays pour défendre le statut quo, et leurs intérêts particuliers.

Nous pensons au contraire que notre système doit être réformé pour assurer son équilibre, préserver le niveau des pensions des Français, et instaurer davantage de justice.

Nous avons d’ailleurs mis sur la table un contre-projet crédible et responsable.

Pour autant, nous ne pouvons accepter de devoir examiner un projet de loi sur les retraites, sans que nous ne sachions rien de son financement !

Nous n’avons aucune idée de l’incidence financière de votre réforme alors que les retraites représentent plus de 310Mds€ par an, soit 14% de la richesse nationale, et 25% des impôts des Français.

Nous ne pouvons pas non plus accepter l’amateurisme, et l’improvisation permanente dont fait preuve ce Gouvernement sur un sujet aussi essentiel, qui va déterminer l’avenir de millions de Français.

Rendez-vous compte : jamais le Conseil d’Etat, garant de la régularité juridique des textes de lois, n’a rendu un rapport aussi sévère sur une réforme d’un Gouvernement.

La liste des reproches formulées par la plus haute juridiction de notre pays en dit long sur l’impréparation de la réforme.

L’étude d’impact est insuffisante,
Les projections financières sont lacunaires,
Le recours à 29 ordonnances sur 46 articles est injustifié.

Le Conseil d’Etat va jusqu’à remettre en cause le caractère universel de la réforme, et s’inquiéter de la sécurité juridique de ce projet de loi.

Enfin, nous ne pouvons accepter de voter une réforme de cette importance, et de ce niveau de complexité, dans une telle précipitation.

Aujourd’hui le Parlement ne dispose, ni du temps, ni de toutes les données nécessaires pour évaluer, amender et discuter de cette réforme.

Tout est mis en oeuvre pour priver le Parlement, et donc les Français, d’un vrai débat sur la réforme des retraites.

Nous le déplorons mais dans les conditions actuelles les travaux sont bâclés, le Parlement est méprisé, le débat entravé.

En l’état, votre projet de loi n’est ni un projet tant il est incomplet et imprécis, ni une loi tant il s’exonère du débat parlementaire.

Nous demandons donc au Gouvernement de déposer devant le Conseil d’Etat, un vrai projet de loi qui garantisse la sécurité juridique de la réforme.

Nous en appelons au Président de l’Assemblée Nationale pour mettre en place une nouvelle organisation des débats, afin d’assurer les conditions d’un travail parlementaire serein et éclairé.

Enfin, nous attendons une réforme financée qui prenne en compte, dès la première lecture, les conclusions de la Conférence de financement.

 

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INTERVIEW - Le président du groupe LR à l’Assemblée nationale dénonce un «déni de démocratie».

LE FIGARO. - Pourquoi jugez-vous «illégale» la circulaire Castaner?

Damien ABAD. - Cette circulaire est illégale au double motif qu’elle est contraire au décret du 9 décembre 2014, toujours en vigueur, qui fixe à 1 000 le seuil des communes dont les candidats doivent être «nuancés», et que la fixation de ce seuil porte atteinte à plusieurs principes tels que le droit à l’information ou la libre expression du suffrage. En effet, cette circulaire efface l’expression politique de 96 % des communes représentant 50 % de la population française. Des villes comme Saint-Jean-de-Maurienne, La Grande-Motte, Honfleur, Jouy-en-Josas, Langres, Evian, ou Divonne-les-Bains dans l’Ain disparaîtront des radars médiatiques à 20 heures les 15 et 22 mars. Pour la première fois, nous n’aurons aucune projection démocratique des résultats. Personne ne pourra dire qui a gagné ou perdu.

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Député Les Républicains de l’Oise et président de la commission des finances à l’Assemblée nationale, Éric Woerth avait piloté la réforme des retraites de 2010. Il répond en exclusivité aux questions du Figaro.

LE FIGARO. - Au 34e jour du conflit social lié à la réforme des retraites, comment observez-vous la situation?

Éric WOERTH. - C’est une impasse sociale et politique. Personne n’y comprend plus rien. M. Delevoye et le gouvernement étaient partis sur cette réforme, la fleur au fusil, en considérant que la question de l’âge n’était pas le sujet et qu’il fallait bâtir une sorte de nouveau système rêvé des retraites. Mais les choses ne marchent pas comme cela et, aujourd’hui, nous en revenons aux questions qu’il aurait fallu se poser dès le début sur l’âge du départ à la retraite. Le débat, ouvert il y a deux ans, n’a abouti à rien, sinon à augmenter l’incompréhension des partenaires sociaux et des Français.

 

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VIDÉO - Le nouveau président du groupe Les Républicains (LR) à l’Assemblée nationale était l’invité du «Talk Le Figaro» ce jeudi.

«Le gouvernement s’y est mal pris sur le calendrier, sur la méthode et sur le fond», a tancé Damien Abad jeudi au «Talk Le Figaro». Le nouveau président, nommé en novembre, du groupe Les Républicains (LR) à l’Assemblée nationale dénonce: la réforme des retraites est «injuste», «pas assez audacieuse», et le gouvernement est «hypocrite» et «cynique».

Le cynisme? «Quand on engage une réforme avant Noël, le seul objectif est de gagner la bataille de l’opinion en sacrifiant le chiffre d’affaires des commerçants. C’est ce que fait le gouvernement.» L’hypocrisie? «L’âge d’équilibre, c’est le bal des hypocrites», fustige le député de l’Ain. Pour bien comprendre, chez LR, «on est pour le report de l’âge légal, c’est comme cela qu’on sauvera le système de retraites. Nous proposons un âge de 64 ans dans un horizon de 8 ans et un âge de 65 ans dans un horizon de 12 ans», poursuit-il. En clair, Damien Abad et son parti considèrent que cet âge d’équilibre - ou «âge pivot» - n’est pas suffisant.

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Gilles Carrez, député du Val-de-Marne et président de la commission des Finances, estime que mettre de l’équité dans les retraites, comme le souhaite l’exécutif, est « une folle idée ».

À six jours du bras de fer annoncé le 5 décembre sur la réforme des retraites, Gilles Carrez, ancien rapporteur général du budget, revient sur la « clause du grand-père », pour lui essentielle. La réforme des retraites ne concernerait alors que les nouveaux entrants sur le marché de l'emploi. Édouard Philippe a annoncé mardi 26 novembre y avoir renoncé dans son principe pour privilégier une négociation « secteur par secteur.

Le Parisien: - Chaque année, les régimes spéciaux coûtent plus de 7 milliards d'euros au budget de l'Etat. Est-ce trop ?

Gillez CARREZ: - 
Pas forcément. Certains régimes coûtent aujourd'hui beaucoup d'argent pour des raisons démographiques : il y a moins de cotisants que de pensionnés. Pour compenser cette différence, il faut utiliser toutes les possibilités au sein d'un même régime de retraite. Mais en fin de parcours, s'il reste un déficit, il est normal de mettre en place un financement par la collectivité. Après, toute la question, c'est l'équité entre les contribuables.

C'est-à-dire ?

À partir du moment où l'on demande au salarié du privé de participer, via ses impôts, au financement des retraites des régimes spéciaux, il faut s'assurer qu'il existe une forme d'équité entre tout un chacun...

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