ENTRETIEN - La vice-présidente des Républicains, députée du Doubs et vice-présidente de l’Assemblée nationale, estime que le chef de l’État poursuit la politique du «quoi qu’il en coûte» à des fins électorales.

LE FIGARO. - Le projet de loi de finances arrive en commission ce mercredi à l’Assemblée. Comment l’abordez-vous?

Annie GENEVARD. - Nous allons observer sérieusement les lignes et voir comment celles-ci sont financées. Ce sera un travail d’opposition et de propositions, mais nous dénoncerons avec force tout ce qui apparaîtra comme une instrumentalisation des finances à des fins électorales.

Au final, le chef de l’État devra rendre des comptes sur trois sujets: la situation budgétaire du pays, la facture réelle du «quoi qu’il en coûte» et la réalité des réformes. Ce sera l’épreuve de vérité.

Pourtant, Emmanuel Macron multiplie les annonces…

Dépenser n’est pas réformer. Par exemple, augmenter les dépenses de santé n’est pas réformer le système de santé. Emmanuel Macron et sa majorité placent cette rentrée parlementaire sous le signe d’une monumentale hypocrisie! Il promet des lois, des plans, des mesures… dont une large part ne verra jamais le jour.

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ENTRETIEN - Le président LR de la commission des finances de l’Assemblée nationale s’inquiète de la dérive des comptes publics et du peu d’attention, y compris dans son camp, portée à ces questions, pourtant essentielles, de finances publiques.

LE FIGARO. - Vous vous inquiétiez avant l’été de la dérive dépensière du gouvernement. Le nouveau budget confirme-t-il vos appréhensions?

Éric WOERTH. - Je parlais d’ambiance dépensière, puis de dérive dépensière, et maintenant nous voilà en pleine euphorie dépensière! Nous sommes trop peu à le dire. La crise a en effet caché beaucoup de hausses des dépenses courantes. En 2020, selon la Cour des comptes, l’exécutif a augmenté les dépenses de 96 milliards d’euros, dont 83 milliards liés à la crise. En 2021, de 66 milliards, dont 25 liés à la crise et 41 hors urgence et relance. En deux ans, les dépenses ordinaires ont progressé de 54 milliards. Au total, la dépense publique augmente quatre à cinq fois plus fort qu’auparavant. Je ne critique pas les dépenses exceptionnelles, il était essentiel de soutenir l’économie et la reprise pour préparer la croissance de demain.

 

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Avant les journées parlementaires des députés Les Républicains, organisées à Nîmes jeudi et vendredi, le président du groupe à l’Assemblée souligne les enjeux d’un rassemblement où les cinq candidats de la droite sont attendus, en présence de Laurent Wauquiez.

Les Républicains se retrouvent à Nîmes jeudi pour leur dernière rentrée parlementaire avant la présidentielle. Quel message lancez-vous aux députés LR ?

La force du collectif est le slogan de notre groupe et cela doit devenir une réalité partagée par tous. La période est incertaine mais notre groupe peut être un pilier sur lequel notre candidat pourra s’appuyer et construire une majorité parlementaire.

Les grandes manœuvres ont commencé en vue des prochaines élections législatives. François Bayrou veut un « seul mouvement unitaire et large » rassemblant notamment LREM, le MoDem et Agir. Ce projet de recomposition d’une majorité ne risque-t-il pas de séduire certains parlementaires, lassés d’être dans l’opposition ?

Le meilleur antidote pour ne plus être dans l’opposition est une victoire à la présidentielle. Un mouvement politique doit être cohérent, fort et homogène. Il ne peut pas faire l’objet de petites tambouilles politiciennes. Nous, nous voulons faire vivre le pluralisme politique au sein d’un parlement abîmé, piétiné et déconsidéré par la majorité. Contrairement à ce que dit leur président Christophe Castaner, Les Marcheurs ne peuvent pas incarner le camp de la raison parce qu’ils sont celui des fractures et des factures. On nous avait promis le dépassement des clivages, nous avons connu une majorité pétrie de certitudes, enfermée dans un sectarisme inquiétant pour l’avenir de notre démocratie.

 

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Candidat à la primaire de la droite, Éric Ciotti veut faire entendre un discours fort sur l'immigration et la sécurité. Le député LR des Alpes- Maritimes propose d'en finir avec le droit du sol et souhaite inscrire les racines “judéo-chrétiennes” de la France dans la Constitution. Entretien.

Valeurs actuelles. De quoi la situation catastrophique à Marseille, où le président de la République s’est rendu, est-elle le nom ?

Eric Ciotti. Je crains que la situation de Marseille ne traduise les prémices de ce qui risque d’arriver demain à l’ensemble de notre pays. Des quartiers entiers sont livrés aux narcotrafiquants, une partie de la population est communautarisée et l’immigration de masse a modifié les équilibres de cette ville. La perte d’autorité de l’État est telle que nous sommes incapables de faire appliquer nos lois dans des quartiers, où l’on voit devant les caméras de télévision des dealers tenir un check-point, se vanter de faire obéir la population et de ne pas laisser rentrer les policiers. Depuis début juillet, douze personnes, y compris des mineurs, ont été assassinées, victimes de règlements de comptes liés à la drogue. Cette situation n’est pas propre à la cité phocéenne. On la retrouve hélas dans beaucoup de quartiers de nos villes. La France devient Orange mécanique et tend à l’ensauvagement. Si on ne met pas un coup d’arrêt brutal à cette dérive, c’est une situation qui, à terme, gagnera la France entière.

Que proposez-vous pour résoudre cette situation qui s’aggrave d’année en année ?

Je travaille sur ces questions depuis que je suis élu à l’Assemblée nationale. Je l’ai fait avec une forme de constance, voire d’obstination. Ce qui m’a valu quelquefois des critiques, y compris au sein de ma famille politique. Je constate que j’ai sans doute eu raison trop tôt puisque tout le monde vient aujourd’hui sur cette thématique.

J’appelle tout d’abord à restaurer l’autorité. Il faut réarmer l’État pour mieux protéger les Français, le réarmer budgétairement, judiciairement et moralement. Cela passe d’abord par une réponse pénale plus ferme, plus rapide et donc plus dissuasive. Pour cela, je propose sur le quinquennat que nous atteignions 100 000 places de prison, dont au moins 5 000 nouvelles places immédiatement construites grâce à des modules préfabriqués.

J’entends ensuite réduire fortement l’immigration. Notre pays se trouve dans l’incapacité d’assimiler aux valeurs nationales un nombre d’étrangers accueillis chaque année de façon trop importante. Il faut donc réduire très fortement les flux migratoires et retrouver notre capacité d’assimilation notamment grâce à un profond travail au sein de l’école de la République.

Comment limiter les flux ?

En abordant avec courage la question de l’immigration familiale, qui représente aujourd’hui la part la plus importante des titres de séjour délivrés chaque année. Je propose de mettre un terme au regroupement familial automatique. Pour cela, il faudra sortir de l’espace Schengen et renégocier notre adhésion à Schengen et à la Convention européenne des droits de l’homme (CEDH) pour créer un nouveau cadre où le principe de libre circulation ne ferait pas de nos frontières des passoires.

Il faut également mettre en place des quotas migratoires pour revenir à des niveaux plus raisonnables mais aussi s’attaquer au dévoiement du droit d’asile. Les premiers pays d’origine des demandeurs étant des pays sûrs, il faut sans attendre permettre le placement en rétention administrative des demandeurs d’asile afin d’accélérer l’examen et faciliter les expulsions.

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Député du Lot et secrétaire général des Républicains, Aurélien Pradié tire la sonnette d'alarme. Il appelle les candidats à la présidentielle à droite à ne pas se tromper de cible et à « faire du pacte social une question aussi importante que le régalien ».

Les députés LR ouvrent ce jeudi leurs journées parlementaires à Nîmes. Tous les candidats à la présidentielle à droite y sont attendus, y compris Valérie Pécresse et Xavier Bertrand qui ne sont plus membres du parti. Aurélien Pradié, député du Lot et secrétaire général des Républicains, les exhorte à ne pas délaisser « la question sociale ».

Vous aviez appelé les candidats à droite à « se mettre d'accord pendant l'été ». Non seulement cela n'a pas été le cas mais les sondages se resserrent. LR peut-il encore échapper à une primaire ?

 

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