ENTRETIEN - Député LR de l’Oise et président de la commission des finances de l’Assemblée nationale, Éric Woerth expose en exclusivité au Figaro les grandes lignes de la proposition de loi organique pour améliorer l’efficacité des finances publiques plombées par la crise.

L’ancien ministre du Budget sous Nicolas Sarkozy va présenter ce texte dans les prochains jours avec Laurent Saint-Martin, député du Val-de-Marne LREM et rapporteur général du budget.

LE FIGARO.- Pourquoi jugez-vous nécessaire de modifier le cadre budgétaire?

Éric WOERTH. - Le débat sur la durabilité et la maîtrise de nos finances publiques, c’est maintenant. Il ne pourra pas y avoir de bonnes discussions par la suite si nous n’avons pas de bons outils pour affronter la sortie de crise. Nous avons commencé à travailler avec Laurent Saint-Martin dès 2019 sur ce texte qui vise à moderniser la loi organique relative aux lois de finances (LOLF) qui date de vingt ans…

Cette loi a certes rempli une partie de son objectif. Depuis, nous savons combien nous dépensons pour chaque politique publique et les administrations sont davantage responsabilisées en suivant de près l’exécution des budgets.

 

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Mme la présidente. La parole est à M. Damien Abad.

M. Damien Abad. Madame la présidente, nous vous remercions pour votre hommage. Avec Christian Jacob, avec les députés de l’Oise et au nom de l’ensemble des députés du groupe Les Républicains, je souhaite à mon tour rendre hommage à notre collègue et ami Olivier Dassault. Je veux dire notre tristesse et adresser, bien sûr, nos sincères condoléances à sa famille, à son épouse, à ses enfants et à son équipe parlementaire.

Olivier Dassault va terriblement nous manquer. L’annonce de sa disparition a suscité dans l’ensemble de la classe politique une profonde émotion. Tous ceux qui l’ont connu ont été marqués par son élégance, sa générosité et par la grande délicatesse dont il ne se départait jamais, quel que soit son interlocuteur. Profondément gaulliste, il croyait plus que d’autres à la grandeur et au rayonnement de la France. Libéral convaincu, il avait les valeurs de l’entreprise chevillées au corps, en témoigne son engagement auprès de l’association Génération entreprise.

Olivier Dassault était surtout un homme libre, qui nous poussait à dépasser les clivages et à faire preuve d’esprit d’ouverture. Gentleman au destin d’exception, il ne s’est jamais contenté d’être un simple héritier, mais aura au contraire, toute sa vie durant, mis son énergie et son talent au service de la France en devenant un élu du territoire, profondément ancré dans sa circonscription de l’Oise qu’il aimait tant. Les habitants de sa circonscription rurale et populaire le lui ont d’ailleurs bien rendu en lui renouvelant leur confiance à six reprises.

Ces dernières heures, nous nous sommes tous remémoré les moments partagés avec Olivier Dassault. Je garde pour ma part le souvenir ému d’un dîner chez lui, dans l’Oise : nous avions refait le monde avec plusieurs députés, et il nous avait bluffés par sa culture et sa passion pour la France. Derrière la figure connue et reconnue du capitaine d’industrie et de l’élu, Olivier Dassault dissimulait une âme d’artiste qui en faisait un personnage à part entière et qui le rendait si attachant et remarquable. Cet amoureux des mots était doté d’une grande sensibilité, et chacune de ses questions au Gouvernement reflétait son érudition et sa verve littéraire. Également photographe de grand talent, il avait su retranscrire en images sa passion pour l’aviation et sa fascination pour le ciel, qu’il considérait comme le plus bel endroit qui soit.

Mes chers collègues, comme Olivier Dassault le disait récemment, « malgré le choc, la houle et l’écume virevoltante, le soleil percera à travers les nuages de la tempête ». Malgré la tristesse qui nous étreint tous aujourd’hui, soyons fidèles à son message d’espoir et d’optimisme. (Mmes et MM. les membres du Gouvernement se lèvent.Mmes et MM. les députés se lèvent et applaudissent très longuement.)

Mme la présidente. La parole est à M. le Premier ministre.

M. Jean Castex, Premier ministre. Monsieur le président Abad, merci de me donner, au nom du Gouvernement, l’occasion de rendre à mon tour à Olivier Dassault, devant la représentation nationale, l’hommage qu’il mérite.

Olivier Dassault, c’était bien sûr d’abord un nom, Dassault, une légende industrielle de l’aéronautique française née après les heures noires de l’Occupation, où le fondateur Marcel fut déporté en raison de ses origines. Après la guerre, la famille Dassault – Marcel, puis Serge – ont fait honneur à l’industrie française en donnant à leur groupe le rayonnement que l’on sait. Cependant, ils avaient aussi une haute conscience de l’engagement et de la chose publique et c’est cet héritage, entre autres, qu’a fait fructifier Olivier Dassault.

Vous l’avez dit, Olivier Dassault fut élu député de l’Oise dès 1988 au fauteuil de son grand-père Marcel. Il aura donc siégé dans cet hémicycle de 1988 à sa mort brutale survenue il y a quelques jours, avec une seule interruption en 1997. Les électeurs de sa circonscription lui ont ainsi renouvelé leur confiance à six reprises, et Olivier était si fier de cette confiance populaire qu’il préféra quitter la présidence du conseil de surveillance du groupe plutôt que de renoncer à siéger parmi vous.

Olivier Dassault, j’en rends compte, aimait profondément le Parlement et le travail parlementaire. Cet homme était un véritable Protée : un industriel, un aviateur, un homme érudit, mais aussi un artiste dans l’âme. Photographe dont l’œuvre a été exposée dans le monde entier, il fut aussi rapporteur spécial du budget de la culture.

Je ne vous le cache pas, j’aimais beaucoup Olivier Dassault, et je crois pouvoir dire ici que cette profonde estime était réciproque. Le hasard a voulu que nous passions la matinée du vendredi qui a précédé sa brutale disparition à Beauvais, au cœur de sa circonscription. Avec le ministre de l’intérieur, nous avions évoqué des questions de sécurité, et je l’avais trouvé fidèle à lui-même : un homme élégant, un homme auquel le sectarisme et l’esprit de division étaient étrangers, un homme engagé dans tous les sens du terme pour la cause de son territoire, ainsi que des femmes et des hommes qui y vivent.

À votre groupe, monsieur le président, qui était celui d’Olivier Dassault, je dis mes pensées chaleureuses. À toute l’Assemblée, madame la présidente, j’exprime la haute conscience qu’a le Gouvernement de perdre un serviteur du Parlement, un collègue respectable et respecté sur tous les bancs. À sa famille et à ses proches, j’adresse mes condoléances les plus sincères et les plus attristées.

Cher Olivier, tu vas beaucoup nous manquer. (Applaudissements sur tous les bancs.)

ENTRETIEN. La tête de liste du parti Les Républicains pour les élections régionales en Occitanie revient, pour La Tribune, sur les motivations de sa candidature. Il place cette dernière sous le signe du courage et de la clarté.

La Tribune - Votre nom circule depuis plusieurs mois, avec d'autres, pour mener la liste du parti Les Républicains à l'occasion des élections régionales en Occitanie. Pourquoi avoir pris autant de temps ?

Aurélien Pradié - Il y a deux raisons principales. Tout d'abord, je suis une personne qui a besoin de réflexion avant de prendre un tel engagement, contrairement à d'autres qui s'engagent sur un coup de tête et tentent un coup politique. Il n'y a pas eu d'hésitation mais une réflexion sur plusieurs mois. Par ailleurs, je veux que ma candidature soit une candidature de rassemblement, donc il était important pour moi d'avoir le soutien des élus locaux. Dans cette démarche, j'ai été encouragé par Jean-Luc Moudenc, le maire de Toulouse, mais aussi par d'autres élus locaux qui s'exprimeront dans les jours à venir. Les habitants du Lot me soutiennent tout autant dans cette bataille et c'était un élément important pour moi.

 

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Julien Aubert, député LR du Vaucluse, a réclamé, en vain, une mission d'information sur l'islamo-gauchisme. Un courant dont il pointe pour nous les engrenages politiques, d'un bout à l'autre du spectre.

Valeurs actuelles. La semaine dernière, Frédérique Vidal, ministre de l'Enseignement supérieur, annonçait vouloir lancer une enquête sur l'islamo-gauchisme. Le même jour, le président de l'Assemblée nationale, Richard Ferrand, refusait votre mission d'information sur le même sujet. De quoi ces désaccords sont-ils le nom ?

Julien Aubert. Ce refus montre d'abord une grande confusion sur le sujet. Je rappelle que nous sortons d'un mois de discussion sur le séparatisme et l'islamisme. Dès le départ, le gouvernement a eu des difficultés à nommer les choses. Dans le même temps, on a eu autant de réponses différentes qu'on a eu de participants. Jean-Michel Blanquer nous dit en octobre qu'il y a un problème avec l'islamo-gauchisme.

De son côté, Richard Ferrand répond : « Nous n'avons pas de moyens à l'Assemblée pour enquêter là-dessus, ce n'est pas la priorité des commissions. » Puis Frédérique Vidal se décide finalement à demander une enquête… avant d'être désavouée par Macron. Tout ça donne l'impression d'un gigantesque amateurisme, alors que s'accumulent dans la presse des témoignages sur ce qu'il se passe dans les universités.

 

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GRAND ENTRETIEN - Plus qu’une charge contre le macronisme, le député d’Eure-et-Loir signe avec Les Liquidateurs (Robert Laffont) une réflexion passionnante sur quatre décennies de capitalisme mondialisé. Le bilan qu’il en dresse est sans concession: au nom de leurs intérêts privés, les élites au pouvoir ont liquidé notre industrie et notre souveraineté.

LE FIGARO MAGAZINE. - Votre nouvel essai s’intitule «Les Liquidateurs»… Qui visez-vous? Jacques Attali, Pascal Lamy, Alain Minc? Emmanuel Macron lui-même?

Olivier MARLEIX. - Ce sont les mêmes, ils professent la même pensée unique: toujours plus d’ouverture aveugle au grand marché mondial d’une part, et toujours plus de redistribution, de «social-démocratie» de l’autre, pour en atténuer les effets délétères. L’État est prié de rester en dehors des affaires du monde, sauf pour passer la serpillière sociale. C’est sur cette idéologie que se fracasse la France depuis quarante ans: la redistribution coûte de plus en plus cher, elle se traduit en impôt ou en dette et perte de compétitivité accrue pour nos entreprises. C’est un cercle vicieux.

 

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Aurélien Pradié, député du Lot et secrétaire général des Républicains a rencontré jeudi 25 février à Toulouse une association qui vient en aide aux jeunes en précarité. À un an de la présidentielle, il défend le retour d’une droite populaire et sociale.

À droite, c’est l’homme qui monte. Jeune (34 ans), élu rural dans le Lot, progressiste, il incarne l’aile sociale chez Les Républicains où il est n° 3. Interview d'Aurélien Pradié, député du Lot et secrétaire général des Républicains.

La Dépêche du Midi : Vous venez de présenter un plan contre la précarité liée au Covid. On n’attendait pas la droite sur ce sujet…

Aurélien Pradié : Combattre les injustices a toujours été l’ADN de la droite. Nous avons oublié que le Samu social de Paris c’est Jacques Chirac et Xavier Emmanuelli, le Smig a été une mesure portée par Georges Pompidou, la protection contre le surendettement c’est Jean-Louis Borloo et Christine Lagarde.

Que proposez-vous ?

Huit millions de Français ont aujourd’hui besoin de l’aide alimentaire pour se nourrir. Le gouvernement n’est pas à la hauteur : on ne peut pas répondre à la détresse étudiante avec des chèques psy et un repas à 1 € ! Nous proposons un chèque alimentaire de 150 € par mois pour aider les jeunes à acheter des produits locaux pendant un an.

 

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